1. « Quelle grandeur y a-t-il à ce que le Roi des siècles devienne le Roi des hommes ? Car si le Christ est Roi d’Israël, ce n’est pas pour exiger le tribut, ni pour armer de fer des soldats, ni pour vaincre visiblement des ennemis. Ce qui le fait Roi d’Israël, c’est qu’il lui appartient de régir les esprits, de prendre soin de nous, en vue de l’éternité, de conduire au Royaume des Cieux ceux qui croient, qui espèrent et qui aiment. Ainsi donc, pour le Fils de Dieu égal au Père, pour le Verbe par qui tout a été fait, s’il a voulu être Roi d’Israël, c’est condescendance et non promotion, marque de miséricorde et non augmentation de pouvoir. Car celui qui est appelé sur terre « Roi des Juifs » est dans les cieux le Seigneur des Anges ».

 

2. « Mais le Christ est-il Roi des Juifs seulement, ou aussi des Gentils ? Il l’est plus encore des Gentils. Dans la prophétie, il dit : « J’ai été établi Roi par Dieu, sur Sion sa montagne sainte, promulguant le précepte du Seigneur »; mais pour qu’à cause de Sion, personne ne puisse dire qu’il a été Roi pour les seuls Juifs, il ajoute aussitôt : « Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré; demande, et je te donnerai les nations pour ton héritage, et en ta possession les frontières de la terre » (Psaume 2, 6-8) ».

 

3. « Jésus répond à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde. Si mon Royaume était de ce monde, mes serviteurs certes lutteraient pour que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici ». Voilà ce que le bon Maître a voulu que nous sachions. Mais d’abord il devait nous montrer la vanité de l’opinion des hommes, au sujet de son royaume, opinion soit des païens, soit des Juifs, de qui Pilate la tenait. Ils prétendaient le mettre à mort pour avoir convoité une royauté illégitime, ou parce que ceux qui règnent portent habituellement envie à ceux qui sont appelés à régner, et qu’il fallait en effet prendre garde que son Royaume ne s’opposât soit aux Romains, soit aux Juifs. Le Seigneur aurait pu répondre : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » à la première question du gouverneur qui lui dit : « Es-tu Roi des Juifs ? ». Mais à son tour, il lui demande s’il dit cela de lui-même, ou si c’est d’autres qu’il l’a entendu dire. Jésus veut montrer, par la réponse que va faire Pilate, que cette accusation lui a déjà été rapportée par les Juifs contre lui-même, comme un crime; il nous découvre aussi les pensées des hommes, pensées « dont il savait qu’elles sont vaines » (Psaume 93, 11). Et après la réponse de Pilate, il pouvait répondre encore aux Juifs et aux Païens, avec plus d’à-propos et de clarté : « Mon royaume n’est pas de ce monde ».

 

Homélie de Saint Augustin, évêque - Docteur de l’Eglise

1. Homélies sur l’évangile de Jean 51, 4: BA 73B, 292-295

2. Homélies sur l’évangile de Jean 117, 19-21: BA 75, 296-299

3. Homélies sur l’évangile de Jean 115, 1: BA 75, 250-253

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg