L’Avent, le temps qui célèbre l’attente du retour du Seigneur à la fin du monde, et ravive la mémoire de sa première venue dans la chair, revient chaque année pour déclarer « la vraie physionomie de l’espérance chrétienne », comme le déclare le Saint-Père dans l’Encyclique « Spe Salvi ». Pour le comprendre, nous devons nos demander avant tout : « Que pouvons-nous espérer ? Et que ne devons-nous pas espérer ? ». Mais il faut se libérer de l’idée prétentieuse que, une fois obtenue, la réponse peut devenir automatiquement propre à la génération qui viendra : à la différence de ce qui se passe dans le domaine matériel, dans le monde moral…

 

 

 

… « pour la simple raison que la liberté de l'homme est toujours nouvelle et qu'elle doit toujours prendre à nouveau ses décisions. Jamais elles ne sont simplement déjà prises pour nous par d'autres – dans un tel cas, en effet, nous ne serions plus libres. La liberté présuppose que, dans les décisions fondamentales, tout homme, chaque génération, est un nouveau commencement. Les nouvelles générations peuvent assurément construire sur la connaissance et sur les expériences de celles qui les ont précédées, comme elles peuvent puiser au trésor moral de l'humanité entière. Mais elles peuvent aussi le refuser, parce que ce trésor ne peut pas avoir la même évidence que les inventions matérielles. » (n° 24) La condition humaine est telle que la vérité qui nous a convaincus et à laquelle nous nous sommes convertis librement, reste seulement pour les autres « comme invitation à la liberté et comme possibilité pour cette liberté. » (ibid.). Ce n’est pas le changement des structures et du personnel en elle, pour important qu’il soit, pour garantir le virage, la moralité, parce qu’il y a toujours là présent l’usage que nous faisons de la liberté. Or, « La liberté nécessite une conviction; une conviction n'existe pas en soi, mais elle doit toujours être de nouveau reconquise de manière communautaire. Puisque l'homme demeure toujours libre et que sa liberté est également toujours fragile, le règne du bien définitivement consolidé n'existera jamais en ce monde. Celui qui promet le monde meilleur qui durerait irrévocablement pour toujours fait une fausse promesse; il ignore la liberté humaine. La liberté doit toujours de nouveau être conquise pour le bien ». (ibid.) Combien cela est important pour la communauté singulière qu’est l’Eglise ! Celui qui rêve à une Eglise meilleure – quelqu’un a écrit ‘le rêve de la huitième Eglise’, considérant que les sept Eglises historiques de l’Apocalypse ont été décevantes – peut-être sans le savoir, en arrive à être victime des idées hérétique de Joachim de Flore et de l’idéologie hégélienne et marxiste. Pour cela, les Pères parlaient de l’ Ecclesia semper reformanda, non pas dans le sens d’un changement des structures extérieures, parce que « l'homme ne peut jamais être racheté simplement de l'extérieur » (ibid. n°25), mais dans le regard sur l’intervention d’un Autre, sur la venue quotidienne du Sauveur de l’existence personnelle. C’est pourquoi la liturgie de l’Avent ne dit pas seulement qu’Il viendra et qu’Il est venu, mais aussi qu’Il vient. La véritable physionomie de l’espérance, c’est Lui, son Visage. En Le regardant, chaque idée de changement extérieur prend son sens et, dans le même temps, est relativisée. La liturgie de l’Avent nous dit en effet : « Montre-nous ton Visage et nous serons sauvés ». Pour le vrai changement, l’Amour de Dieu qui sauve suffit. C’est le Seul qui est absolu. « L'être humain a besoin de l'amour inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire: « Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ » (Rm 8, 38-39). « Si cet amour absolu existe, avec une certitude absolue, alors – et seulement alors – l'homme est « racheté », quel que soit ce qui lui arrive dans un cas particulier. C'est ce que l'on entend lorsqu'on dit: Jésus Christ nous a « rachetés ». Par lui nous sommes devenus certains de Dieu – d'un Dieu qui ne constitue pas une lointaine « cause première » du monde – parce que son Fils unique s'est fait homme et de lui chacun peut dire: « Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2, 20) (ibid. n°26)

 

Fides

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