Le grand mystère de la sainte nuit de Noël, la contemplation du Verbe Divin fait chair dans la crèche, la douce joie et la paix aimante qui habitent le cœur de tous ceux qui s’approche de Jésus-Christ : tout cela doit nous faire désirer savoir comment s’est réalisée l’Incarnation du Fils de Dieu en Sa Deuxième Personne Divine, et savoir qui est réellement cet enfant si fragile et si grand qui s’offre à notre adoration, à notre amour et à notre imitation…

 

 

 

 

C’est ainsi que la Révélation Divine nous apprend que Jésus-Christ est une seule personne, une Personne Divine, la seconde personne de la Très Sainte Trinité, et qu’Il possède deux natures : la nature divine, éternellement, consubstantiellement avec le Père et le Saint-Esprit, et la nature humaine, assumée par la Personne Divine du Verbe et unie à la nature divine, dans l’acte même de sa création. Cette nature humaine a été créée par Dieu lorsqu’il a uni un corps virginalement formé du Sang Très Pur de la Très Sainte Vierge Marie, et une âme spécialement produite pour donner vie à ce corps. La nature humaine de Jésus-Christ est exactement semblable à la nôtre (corps et âme, intelligence et volonté, sensibilité etc.) mais comme cette nature ne s’achève pas en elle-même, comme elle ne forme pas un être autonome, Jésus-Christ n’est pas une personne humaine (+). La nature est achevée dans son Unique Personne Divine. Elle est donc la nature humaine d’une Personne Divine. Cette nature humaine est immaculée, sans la moindre ombre de trace de péché. Elle est cependant dans l’état consécutif au péché originel, sujette aux conséquences communes du péché originel que sont la mort et la souffrance. Étant unies dans la Personne Divine du Verbe (union hypostatique), les deux natures de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout en demeurant strictement intègres et distinctes et infiniment distantes, sont indissociables. Quand Notre-Seigneur Jésus-Christ s’offrit en toute volonté, et de manière sanglante sur la Croix, sa mort sera réelle : son corps et son âme se sépareront totalement, mais chacun d’eux, à part de l’autre, demeurera uni à la nature divine.

 

La Sainte Vierge Marie est Mère d’un Fils qui est un seul être et qui est Dieu : elle est Mère de Dieu. La maternité s’achève à la Personne, et la Personne de Notre-Seigneur est Divine. Jésus-Christ ne tient pas sa nature divine de la Sainte Vierge Marie, mais Notre-Dame est Mère de cet être qui est Dieu (tout comme nous ne tenons pas notre âme de nos parents, puisque l’âme est directement créée par Dieu, et pourtant ils sont père et mère de nous tout entiers). La foi est exprimée depuis les origines de l’Église d’une façon très simple et parfaitement exacte, que nous devons, à l’exemple de la Sainte Vierge Marie, conserver et méditer dans notre cœur : Jésus-Christ est l'Unique Vrai Dieu, l'Unique Vrai Homme, et la Sainte Vierge Marie est vraiment Mère de Dieu. Qu’ils soient bénis à jamais !

 

 

*** En rigueur de terme, l'union hypostatique du Verbe commence à l'Incarnation,
c'est-à-dire au "fiat" de la Très Sainte Vierge Marie lors de l'Annonciation





RAPPEL DOCTRINAL CONCERNANT

L’UNION HYPOSTATIQUE DU VERBE INCARNE

 


« Suivant donc les saints pères, nous enseignons tous unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme composé d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous sauf le péché (voir
He 4,15), avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même engendré pour nous et notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité, un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l'unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n'étant nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de l'une et l'autre nature étant bien plutôt gardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus Christ, selon que depuis longtemps les prophètes l'ont enseigné de lui, que Jésus Christ lui-même nous l'a enseigné, et que le Symbole des pères nous l'a transmis. Tout ceci ayant donc été formulé par nous avec la plus scrupuleuse exactitude et diligence, le saint concile œcuménique a défini qu'il n'était permis à personne de professer, de rédiger ou de composer une autre confession de foi, ni de penser ou d'enseigner autrement ». (CF : DENZINGER N°301-302-303 - Profession de Foi du IVème Concile œcuménique de Chalcédoine - 22 octobre 451)

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