J’étais en Allemagne il y a quelques mois pour une enquête sur l’immigration, accueilli par l’archevêque de Cologne, le cardinal Joachim Meisner. Le Dimanche, à la Messe, j’avais avec moi un enregistreur et j’ai enregistré ses paroles sur la bande, que pour de nombreuses raisons je reproduis intégralement. Peu de jours avant Noël, la liturgie nous invite à regarder Celle qui l’a porté en son sein : Marie la Très Sainte, comblée de l’Amour de Dieu dans l’Esprit Saint, n’a pas gardé ce trésor pour elle mais elle est tout de suite sortie, elle est allée aider sa cousine parce, comme le dit le cardinal Meisner, « celui qui est touché par l’Amour de Dieu ne peut rester assis chez lui, dans le couloir de sa maison, mais se met en chemin ». Des réflexions de grande intelligence qui ne manquent pas pour le débat en cours, concernant certains de nos prêtres qui ne portent pas le clergyman, concernant l’avortement et plus généralement le respect de la vie. Des paroles qui comblent le cœur de l’Amour vers Dieu. La Vérité nous change et il ne faut pas en avoir peur…

 

 

 

kardinal joachim meisner-1« La première fille de l’Amour Divin est Marie. Et elle nous montre comment l’on devient fille ou fils de l’Amour Divin. Dans la maison de Nazareth, le cœur de la Mère de Dieu s’ouvre et l’Amour de Dieu dans l’Esprit-Saint, se reverse dans son cœur. Celui qui est touché par l’Amour de Dieu ne peut rester assis chez lui, dans le couloir de sa maison, mais se met en chemin. Marie part de sa maison à Nazareth vers la région montagneuse de Galilée. L’Amour, l’Amour divin, nous rend libres, nous les hommes, nous mène au dehors, vers les autres hommes. Marie était poussée par l’Amour de Dieu. Saint Paul dit que l’Amour du Christ nous pousse, et c’est pour cela aussi que les hommes qui sont poussés par l’Amour de Dieu ne choisissent pas le plus facile, restant assis dans un fauteuil et se tournant les pouces, mais ils partent, se mettent en chemin, parce que l’Amour veut devenir visible, veut devenir efficace. Il y a quelques semaines, je suis allé dans une communauté de religieuses à Prague et l’une d’entre elles m’a raconté une histoire qui lui était arrivée. Elle se trouvait en ville, sur la place de Wenzel, dans une des rues principales, habillée de son habit religieux et à côté d’elle un franciscain marchait, vêtu d’habits civils. Un jeune s’approcha de la sœur et lui dit : « Ma sœur, s’il vous plaît, bénissez moi ! ». La sœur le bénit et quand elle reprit son chemin, elle dit au prêtre : « Père, tes mains ont été consacrées, oints de l’huile lors de l’ordination sacerdotale, pour bénir. Puisqu’on ne te reconnaît plus comme prêtre, les hommes doivent demander la bénédiction d’une religieuse qui, grâce à Dieu, est encore visible ». Je suis toujours heureux quand je vois une de nos sœurs, une de celles qui ne peuvent pas ne pas être vues, parce qu’elles rendent visibles l’Amour du Christ, l’Amour de Dieu !  Les hommes voient une sœur et sont ainsi appelés à se rappeler de Dieu. Normalement, chacun s’adresse à une sœur, à une religieuse, en l’appelant ‘Ma sœur’. Je n’appelle pas ‘ma sœur’ n’importe quelle femme que je rencontre dans la rue, mais à une religieuse, tout le monde dit ‘ma sœur’. Cela signifie que les hommes sentent le mystère de la vocation. Une fille de l’Amour Divin est sœur de tous les hommes, elle est ma sœur, et j’ai le droit qu’elle m’aide, et avec elle j’ai confiance. Je suis en de bonnes mains. Notre Eglise serait pauvre s’il n’y avait plus de vocations de femmes auxquelles tous d’adressent comme à des ‘sœurs’ parce qu’elles sont devenues filles de l’Amour Divin. Marie a été la première. Quand l’Esprit de Dieu prend possession de Marie, elle va chez sa cousine Elisabeth pour l’assister dans ces moments difficiles. Les hommes marqués par l’Amour de Dieu ne restent pas seuls, ils s’assistent mutuellement, et quand on sait que l’autre se trouve dans le besoin, on va lui rendre visite pour qu’il ne soit pas seul. C’est pourquoi Marie va chez Elisabeth, lui offre son aide. Marie n’y va pas seule, elle se rend à la naissance de Jean comme un ostensoir : elle porte Jésus sous son cœur.

 

Si aujourd’hui une mère porte un enfant sous son cœur et reçoit la visite d’une amie, beaucoup d’enfants devraient peut-être trembler de peur, parce que l’amie pourrait dire à la mère : « Ne laisse pas ta carrière se briser. Jette cet envahisseur de la porte de la vie et tu seras de nouveau libre, et tu pourras gagner ton argent ». Malheureusement de nos jours, beaucoup de femmes écoutent ce ‘’conseil’’. Mais là où vit l’esprit de Dieu, les enfants ne sont pas avortés et les hommes devenus vieux ne sont pas exclus. Là, la vie est encore un motif de joie, parce que l’Esprit Saint donne la vie et là où souffle l’Esprit de Dieu, nous avons toujours une raison de faire la fête. Notre Eglise, l’Evangile, ont gravé dans notre société le respect pour la vie qui n’est pas encore née et pour la vie devenue vieille. Là où il est question de la vie, il est toujours question d’amour, et là où il est question d’amour, il est toujours question de Dieu. Quand Marie, avec Jésus sous son cœur, entre dans la maison d’Elisabeth, Elisabeth chante la première antiphonie mariale que connaît l’Eglise : « Bienheureuse es tu Marie, parce que tu as cru ». Et quand Marie entend ces paroles, elle aussi se met immédiatement à chanter le chant le plus beau qui existe dans notre Eglise : le Magnificat. Là où l’Amour de Dieu brille, on ne peut rester muet, et le cœur et la bouche s’ouvrent pour louer Dieu ». (De Cologne, Luca de Mata)

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