Dans les années 1950-60, il était tout à fait possible, en France, qu'un séminariste n'ayant pas fait d'études de théologie solides, n'étant pas un passionné de la prière et de l'adoration, n'étant pas spécialement attaché au Siège apostolique, étant peu intéressé par la liturgie et sachant à peine chanter une oraison, soit ordonné prêtre. Dans le contexte de l'époque, il suivait le mouvement général et ne se faisait pas remarquer. Dans les années 1960-70, il est devenu obligatoire que seuls de tels séminaristes carencés spirituellement et intellectuellement soient ordonnés.

 

 

 

Dans ces années-là, les séminaires diocésains et les facultés de théologie étaient devenus, grâce au silence complice des évêques diocésains, des lieux de "déformation". On y apprenait à rire de tout ce qu'enseignait le pape; la théologie était limitée à une perpétuellement remise en cause de ce qui était tenu pour vrai par l'Eglise, et l'exégèse - grand truc à la mode - était celle de Bultmann et Cie. Avec un tel régime, le premier venu pouvait se croire intelligent en ne sachant rien. Peu à peu, les "épiscopables" ont été choisis dans les rangs de ces prêtres qui avaient touché un peu à tout (Aumôneries, action Catholique, catéchèse, guitare, scoutisme...) sans approfondir quoi que ce soit. A Rome, on est bien obligé de faire avec ce qu'on a. Au sein de l' "Eglise qui est en France", le niveau spirituel, culturel et intellectuel a donc baissé de façon alarmante, et ce d'autant plus rapidement que les clercs faibles, une fois aux commandes des structures diocésaines, n'ont pu attirer par leurs liturgies, leurs homélies et leurs catéchèses, que des fidèles également faibles. Il en est résulté une crise qui n'a profité qu'à quelques activistes totalement coupés de réalités. Ceux-ci, faisant preuve d'un stupéfiant néo-cléricalisme, ont alors constitués des états-majors capables de faire sombrer des diocèses entiers dans le marasme en imposant aux fidèles une catéchèse au rabais, une théologie déficiente, un complexe anti-romain pathologique, des liturgies mutilées, un avachissement de la raison. Il n'est que voir avec quel manque de dignité se tiennent aujourd'hui la majorité des clercs dans les sanctuaires, au cours d'une célébration, pour deviner que nous assistons à un effondrement sans précédant des valeurs authentiquement chrétiennes. Un jeune préparant aujourd'hui un BEP dans un lycée hôtelier a davantage de classe, quand il fait son service de table, que bien des évêques derrière leur autel !

 

Voilà plus de quarante ans, oui, quarante ans que nos pasteurs laissent pourrir la situation et flancher les fidèles. Quand les a-t-on entendu prendre une décision qui allait dans le sens des déclarations du Souverain Pontife sur la liturgie et sur la catéchèse ? On n'en a plus souvenir. Il leur est tellement plus facile de faire de temps en temps une déclaration sur le réchauffement de la planète ou la solidarité : ce sont des sujets porteurs à propos desquels ils ne risquent pas d'essuyer beaucoup de critiques... Mais dès qu'il s'agit de prendre les vrais problèmes - ceux qui sont directement de leur compétence - à bras le corps, là il n'y a plus personne : ce ne sont plus que tergiversations, réunions stériles, silences... Ces propos semblent-ils exagérés ? Alors ne donnons qu'un exemple permettant de mettre le doigt sur la réalité : en février 2007 paraissait l'Exhortation Apostolique Post-Synodale "Sacramentum Caritatis". Dans quel diocèse de France a-t-on vu un évêque donner des instructions claires pour que ce texte magistériel soit appliqué ? La réponse est simple : dans aucun. Et ça fait 40 ans que ça dure ! Circulez, il n'y a rien à voir.

 

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