« Comme vous l’avez entendu dans la lecture de l’Évangile, frères très chers, le Roi du ciel est né et un roi de la terre se trouble : il est normal que la grandeur terrestre soit confondue quand se découvre la majesté céleste. Mais nous devons chercher pourquoi, à la naissance du Rédempteur, ce fut un ange qui apparut aux bergers en Judée tandis que pour l’adorer ce ne fut point un ange, mais une étoile qui amena les mages d’Orient. C’est probablement parce qu’il convenait qu’un être spirituel, à savoir un ange, proclame la bonne nouvelle aux Juifs, comme à des personnes se servant de leur esprit. Mais les païens, parce qu’ils ne savaient pas se servir de leur esprit, sont amenés à connaître le Seigneur non par la parole, mais par un signe. De là vient aussi ce que dit Paul : « Les prophéties sont données aux croyants non aux infidèles, les signes eux sont pour les infidèles, non pour les croyants » (1 Co 14, 22). En effet, les uns ont reçu des prophéties en tant que croyants non en tant qu’infidèles et les autres des signes comme des infidèles, non comme des croyants. Il faut aussi le noter, les Apôtres prêchent à ces mêmes païens notre Rédempteur déjà parvenu à l’âge parfait, mais ce tout petit, encore incapable de se servir des bons offices de son corps humain pour parler, c’est une étoile qui l’annonce aux nations païennes. Car l’ordre logique réclamait assurément que ce soit la parole des prédicateurs qui nous fasse connaître le Seigneur qui parle et que ce soit des éléments muets qui le prêchent quand il ne parle pas encore. Mais en tous ces signes qui se sont manifestés soit à la naissance du Seigneur soit à sa mort, nous devons considérer la dureté de cœur de certains Juifs que ni le bienfait de la prophétie, ni les miracles ne purent amener à le reconnaître. Tous les éléments ont témoigné de l’avènement de leur auteur. Et si je puis parler d’eux d’une manière humaine, les cieux ont su qu’il était Dieu, car ils ont aussitôt envoyé une étoile. La mer l’a su, car elle s’est offerte comme chemin sous ses pas. La terre l’a su, car elle a tremblé tandis qu’il mourait. Le soleil l’a su, car il a voilé les rayons de sa lumière. Les rochers et les murailles l’ont su car au moment de sa mort ils se sont fendus. L’enfer l’a reconnu, car ceux d’entre les morts qu’il retenait, il les a rendus. Et cependant, alors que tous ces éléments insensibles ont senti qu’il était le Seigneur, les cœurs de Juifs encore infidèles ne savent nullement qu’il est Dieu et plus durs que les rochers ne veulent pas se fendre pour la pénitence ».

 

Homélie de Saint Grégoire, pape (Homélies sur les Évangiles 10, 1-2: SC 485, 244-247)

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