« Les Mages sont venus d’Orient pour adorer l’Enfant de la Vierge. C’est le jour où ils lui rendirent cet hommage, que nous célébrons aujourd’hui : c’est à sa mémoire que nous offrons le tribut d’un discours qui est pour nous une dette en cette solennité. Ce jour brilla d’abord pour les Mages, il nous est ramené chaque année par la fête de l’Épiphanie. Ils étaient les prémices de la gentilité; nous en sommes le peuple. Nous avons été instruits par la langue des Apôtres; ils le furent, eux, par une étoile, interprète des cieux. Les mêmes Apôtres, comme d’autres cieux, nous ont raconté la gloire de Dieu. O mystère étonnant ! Il était couché dans une crèche, et d’Orient il amenait les Mages; il était caché au fond d’une étable, et proclamé du haut du ciel, afin qu’ainsi proclamé dans le ciel on le reconnût dans l’étable, ce qui a donné à ce jour le nom d’Épiphanie, qu’on peut traduire en latin par manitestatio, manifestation. Ce jour met à la fois en relief la grandeur et l’humilité du Christ; car les astres révélaient au loin dans le ciel sa grandeur, afin que ceux qui le cherchaient le trouvassent dans un étroit réduit, sous l’apparence de la faiblesse, avec des membres de nouveau-né, enveloppé des langes de l’enfance. En cet état, il fut adoré par les Mages, et redouté des méchants. Car le roi Hérode le craignit, lorsqu’il eut entendu les Mages, encore à la recherche de ce petit Enfant, dont le ciel leur avait attesté la naissance. Que sera son tribunal où il sera assis comme juge, si le berceau où il repose, enfant muet encore, a fait trembler des rois superbes ? Combien les rois sont mieux inspirés, quand, au lieu de chercher, comme Hérode, à le mettre à mort, ils sont heureux de l’adorer comme les Mages; maintenant surtout qu’il a souffert, pour ses ennemis et de la part de ses ennemis, la mort que l’ennemi désirait lui donner, et qu’en la subissant il a tué la mort dans son propre corps ! Si un roi impie l’a craint quand il prenait encore le sein de sa mère, que les rois aient donc pour lui une crainte pieuse, maintenant qu’il est assis à la droite du Père ».

 

Sermon de Saint Augustin, Évêque (Sermon 200, 1-2: PL 38, 1028-1029)

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