« Ayant appris la naissance de notre Roi, Hérode recourt à la ruse; et, de crainte de se voir priver d’un royaume terrestre, demande qu’on vienne lui annoncer où l’enfant a été trouvé. Il feint de vouloir aller l’adorer, afin de lui ôter la vie, s’il le peut découvrir. Mais que peut la malignité humaine contre un dessein de Dieu ? Car il est écrit : « Il n’y a pas de sagesse, il n’y a pas de prudence, il n’y a pas de conseil contre le Seigneur » (Proverbes 21, 30). L’étoile qui avait apparu aux Mages leur sert de guide : ils trouvent le Roi nouveau-né, ils offrent leurs présents, et ils sont avertis pendant leur sommeil, de ne pas retourner auprès d’Hérode. Et il arrive ainsi qu’Hérode ne peut trouver Jésus qu’il cherche. De qui ce prince est-il l’image, sinon des hypocrites qui, cherchant le Seigneur avec déguisement, ne méritent jamais de le trouver ? Il faut remarquer en passant, que les hérétiques priscillianistes croient que chaque homme naît sous l’influence de certaines constellations, et qu’à l’appui de leur erreur, ils invoquent l’exemple de la nouvelle étoile qui apparut lorsque le Seigneur vint au monde, s’imaginant que cette étoile était son destin. Mais si nous examinons les paroles de l’Évangile, qui dit au sujet de cette étoile : « Jusqu’à ce qu’elle vint et s’arrêta au-dessus du lieu où était l’enfant » (Matthieu 2, 9); nous voyons que ce ne fut pas l’enfant qui courut à l’étoile, mais l’étoile à l’enfant; et, si l’on peut s’exprimer ainsi, que l’étoile ne fut point le destin de l’enfant; mais l’enfant qui apparut, le destin de l’étoile. Mais qu’elle reste loin du cœur des fidèles, la pensée de dire que le destin soit quelque chose. Car la vie des hommes, seul le Créateur qui l’a produite, la gouverne. L’homme n’a pas été fait à cause des étoiles, mais les étoiles à cause de l’homme, et dire qu’une étoile est le destin d’un homme, serait affirmer que l’homme est au-dessous de ce qui a été créé pour le servir. Certes, lorsque Jacob en naissant, tenait par la main le pied de son frère aîné, cet aîné n’était pas encore entièrement venu au monde, que déjà son frère commençait à naître; et cependant, bien qu’ils soient nés le même jour et au même moment, il n’y eut guère de ressemblance entre la vie de l’un et celle de l’autre ».

 

Homélie de Saint Grégoire, pape (Homélies sur l’évangile 10, 3-4: SC 485, 246-249)

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