Il y a 40 ans, des prêtres disaient : « Vivement que nous quittions la soutane et soyons habillés comme tout le monde : nous serons ainsi plus proche des gens ». D'autres ajoutaient : « Quand on dira la messe en français, les gens comprendront enfin les prières et ils reviendront en nombre à l'église ». D'autres enfin allaient plus loin : « Il faut adapter la liturgie pour en faire quelque de chose de vivant qui parle aux gens ». Etc.

 

 

 

En effet, dans les séminaires diocésains de France, il était strictement interdit de porter la soutane, strictement interdit d'utiliser le latin pour la liturgie… et obligatoire d'improviser les prières et les rites lors des célébrations eucharistiques. C'était ainsi, disaient les Supérieurs des séminaires en question et les évêques diocésains, que l'on allait susciter des vocations sacerdotales et religieuses. Et 40 ans plus tard, on lit dans la presse que les églises sont vides, que la pratique dominicale est en chute libre, que des diocèses traversent une crise financière, que les fidèles doivent s'habituer à ne plus avoir de prêtres, que l'âge moyen des prêtres ne cesse d'augmenter dramatiquement, que pour les funérailles ce sont désormais des équipes de laïcs qui "président" (sic) les cérémonies. Face à un tel bilan calamiteux, n'importe quel chef d'entreprise avouerait ses erreurs et réunirait ses proches collaborateurs pour leur dire : « Nous avons fait fausse route : il faut revoir nos plans ». Dans l'Eglise qui est en France - et qui, certes, n'est pas une entreprise - on ne voit pas les choses de cette façon : on préfère continuer dans la lancée d'une pastorale mise en place il y a 40 ans et qui n'aura produit que des mauvais fruits. Rien de ce qui a produit les mauvais résultats que nous voyons autour de nous n'est officiellement remis en cause par notre épiscopat : un prêtre ou un évêque qui porte la soutane est ipso facto suspecté d'intégrisme, la messe en latin et en grégorien n'est acceptée que par quelques prêtres bienveillants (et ouvertement fidèles à Rome !) qui osent nager à contre-courant de ce qui se fait ailleurs, et partout on peut constater que le laisser-aller liturgique se poursuit. Un espoir cependant : les jeunes ! Ceux qui reviennent à l'église sont viscéralement opposés à ce désordre et à ce laisser-aller. Pour eux, la liturgie doit être belle et célébrée dans le respect des normes données par le Missel Romain. Eux ne sont nullement dérangés ou choqués de devoir participer à une messe ou à un office célébré en latin et chanté en grégorien ; eux ne comprennent même pas comment il a pu se faire que des prêtres abandonnent les maîtres-autels des églises paroissiales et préfèrent célébrer l'Eucharistie sur des tables ; eux ne supportent ni les animateurs liturgiques ni les équipes liturgiques... Bref, ces jeunes semblent avoir retrouvé le bon sens qui a tant fait défaut à cette génération de clercs aujourd'hui vieillissante. C'est une bonne raison pour garder espoir et pour créer, partout où c'est possible, des sortes de "paroisses protégées" où les fidèles seront assurés de trouver la liturgie de l'Eglise soustraite de l'influence des célébrants improvisateurs et des équipes liturgiques.

 

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