Noël est proche, et l’Evangile nous rappelle que nous devons préparer la voie au Seigneur qui vient. Que peut signifier cela pour nous ? Saint Augustin nous dit que « préparer la voie », va de pair avec l’humilité du cœur, parce que, comme le Baptiste, nous aussi nous pouvons accueillir le Messie, en lui préparant une place, en devenant plus humbles. Puisque Dieu est Amour, Lui préparer la voie n’est pas indifférent à l’amour, et marche avec l’amour, avec une « augmentation » de la bonté de notre cœur. En d’autres termes, il ne peut pas accueillir le Seigneur celui qui n’est pas orienté vers une bonté authentique, un amour désintéressé envers ses frères…

 

 

 

Que de fois, même les personnes consacrées, donnent pour acquis, précisément dans les rapports avec le prochain, ce qui ne l’est pas : être bons avec les autres ! La véritable bonté du cœur, pour être telle, ne peut être conditionnée : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel mérite aurez-vous ? Même les pécheurs font de même » (Luc 6, 32), nous dit Jésus. Le monde qui nous observe sera freiné dans sa conversion tant qu’il ne verra pas en nous cette charité vécue qui a fait dire à Saint Paul : « La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; le charité ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passe jamais… » (1 Corinthiens 13, 4-8a). Le Pape Benoît XVI nous enseigne que « dans un petit acte d’amour authentique, il y a tout le sens de l’univers » (Angélus du 18 novembre 2007). C’est précisément cette bonté authentique qui est ce qu’il y a de plus précieux au monde. Quand il s’agit alors « d’aimer », un vrai chrétien ne peut se limiter à faire ce que font de nombreux autres, qui se contentent d’un « amour opportuniste » ; autrement la voie pour le Seigneur n’est pas préparée, mais bloquée, pour soi et pour les autres ! Comment et à quel point un chrétien doit-il aimer, jusqu’à quel point doit-il être bon avec son prochain ? La grande Solennité de Noël, précisément, qui porte à son terme le temps de la grande attente, nous révèle que le véritable amour ne se limite pas à soi-même, ne se laisse pas conditionner, mais s’offre totalement, ne se trompe pas soi-même pour ne pas tromper. L’amour vrai imite toujours Dieu qui « a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils Unique » (Jean 3,16). Dieu n’a trompé personne, parce qu’il s’est donné entièrement. Une Maman qui se donne entièrement à la créature qu’elle porte dans son sein, imite Dieu ; elle ne se trompe pas, et elle ne trompe pas, parce qu’elle aime vraiment ! Il est beau de méditer, dans l’Evangile, la Vérité de l’Amour de Dieu qui est comparé à la lumière. Ceux qui aiment sont immergés dans la lumière, ils sont enfants de la lumière, comme le déclare saint Jean : « Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute » (1 Jean 2, 10). En dehors de Dieu, Lumière véritable qui éclaire le monde, comment pouvons-nous trouver le véritable amour ? Jamais Marie et Joseph, les Pasteurs et les Rois Mages, les apôtres et tous les autres, n’auraient pu le trouver. Si Dieu ne s’était pas révélé en Jésus-Christ, dans la nuit de Noël, comment aurions pu le trouver ? C’est pourquoi cette Nuit est la plus lumineuse de toutes les nuits de l’humanité ; sa splendeur atteint tout les hommes de bonne volonté, tous ceux qui sont prêts à aimer vraiment. L’Avent, qui se termine avec Noël, est le temps opportun pour se décider à devenir meilleurs avec les autres, et surtout envers ceux qui ne le sont pas avec nous. C’est seulement si nous sommes plus charitables, si nous éprouvons une véritable compassion, en renonçant à nos opportunismes que nous arriverons alors à la Grotte de Bethléem. L’étoile de Jésus apparaîtra à l’horizon de notre existence et l’éclairera. En effet, celui qui cherche de tout son cœur la Vérité de l’Amour, se trouvera un jour ou l’autre devant l’Enfant Jésus et sa Mère. Ce chemin vers la crèche de Bethléem est, au fond, le début de notre conception. Dans le sein maternel, se trouve le premier berceau de l’amour, le premier contact que, comme créatures encore inconscientes, nous avons avec l’Amour de Dieu qui a créé la vie comme don. Dans le sein maternel, nous fêtons ainsi, en un certain sens, le premier Noël de notre existence, notre première naissance à la vie. Quand, par la suite, accompagnés surtout par l’amour et par la foi de nos parents, nous arrivons à trouver le Seigneur Jésus et Marie sa Mère, dans le grand Mystère de Noël, c’est comme retrouver alors ce premier sein, ce premier baiser d’amour, mais avec cette différence, celui-là est vraiment « nouveau » et « éternel ».

 

Puisse ce Noël lui aussi renouveler en nous la joie d’appartenir pour toujours à Dieu, avec l’émerveillement de se savoir protégés dans la paume de sa main, précisément comme nous l’assure Jésus : « Mes brebis écoutent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, et elles ne seront pas perdues, et personne ne les arrachera à ma main. Le Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher à la main de mon Père » (Jean 10, 27-29).

 

Fides

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