Les fêtes de Noël, mais non seulement pour ces fêtes, ont vu se propager le phénomène des églises affectées à des concerts non seulement de musique sacrée, mais aussi de musique profane. Evidemment, les Evêques et le clergé ont oublié que ce lieu, édifié souvent grâce aux sacrifices faits par les fidèles, avait été « dédié », « consacré » - parole qui rappelle l’acte par lequel on offre quelque chose de très personnel à ceux qu’on aime - à Dieu. Dédier signifie que cela ne m’appartient plus, mais lui appartient. Si je le reprenais pour moi, ce serait une trahison.

 

 

 

Alors, faire des actes non sacrés qui normalement se font ailleurs, est une profanation, c’est-à-dire aller en dehors du « fanum », le temple. C’est donc une chose grave, parce que nous enlevons à Dieu ce qui est à lui, ce que nous-mêmes nous avons fait le serment de lui donner. Que ce soit un serment, c’est-à-dire un acte sacré, c’est ce que démontre le rite sacré de la consécration de l’église. A quoi servirait ce rite solennel si, ensuite, le lieu sacré est destiné au profane ? Mais aujourd’hui, combien savent ce que veut dire sacré et saint ? On pourrait faire un excursus dans l’histoire des religions, le judaïsme spécialement, - précisément au moment même de la période de Noël, les juifs célèbrent « hannuccah », la fête de la Dédicace du Temple, après la profanation païenne – mais arrêtons-nous au christianisme. Les disciples du Seigneur qui se réunissaient pour les divins mystères, créaient un « espace saint » qui, peu à peu, en raison de l’assiduité des fidèles, impliquait la construction d’un édifice de culte. Ainsi, la parole « église » qui indiquait la communauté convoquée par le Seigneur, indique à présent, de manière significative le lieu saint. Depuis les origines, la communauté chrétienne a décidé de le réserver au service exclusif du culte divin, et souligne cette décision par une action solennelle – une fois pout toutes –qui implore surtout la grâce de Dieu. Ce rite extraordinaire, avec ses gestes et ses textes vénérables, offre aux chrétiens l’occasion de réfléchir sur eux-mêmes, comme corps mystique consacré au Seigneur ; qui implore surtout la grâce de Dieu. Ce rite extraordinaire, avec ses gestes et ses textes vénérables, offre aux chrétiens l’occasion de réfléchir sur eux-mêmes, comme corps mystique consacré au Seigneur ; sur l’authenticité du culte, et sur le sérieux de l’engagement pris avec Dieu : à savoir l’Alliance nouvelle et éternelle. Les liturgistesdiraient que « en raison de la vérité du signe », l’église ne peut-être affectée à autre chose qui ne soit pas le culte, sous peine de commettre une offense grave envers le Seigneur auquel elle avait été offerte. Est-il possible que, malgré la réforme liturgique, on fasse le contraire ? N’y a-t-il donc plus de lieux pour faire des concerts, des représentations théâtrales et autres ? Alors, que l’on ne s’étonne pas si on a perdu le sens du sacré, c’est-à-dire de la Présence Divine. Quand une église devient un théâtre où l’on rit, où l’on applaudit, où l’on crie et où l’on parle, il devient difficile ensuite d’exiger, dans ce même lieu, les attitudes propres au culte : écoute, recueillement, silence, adoration. Seuls les régimes totalitaires ont transformé les lieux de culte en théâtres, en salles de gymnastique, et en magasins. Certains objecteront que le chrétiens, pour leur culte, n’ont pas besoin de temple. C’est vrai, un culte spirituel suffit. Alors, n’en construisons-plus, et réunissons-nous seulement à ciel ouvert, le chaud et le froid le permettant. Si nous devons continuer à le faire, nous devons être cohérents. Les chrétiens ne sont-ils pas les pierres vivantes de l’édifice spirituel, comme le dit Saint Pierre (1 Pierre 2, 5) ? Et cette vérité n’est-elle pas cachée de manière mystique dans le signe du temple ? Ou bien, les paroles de Paul aux Corinthiens ne nous touchent-elles plus : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple (« naos ») de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Parce qu’il est saint le temple de Dieu que vous êtes » (1 Corinthiens 3, 16-17). Les rites de la consécration : procession, aspersion avec l’eau, onction avec le Chrême de l’autel, des murs, de la porte, l’offrande du Saint-Sacrifice, parlent d’eux-mêmes de la signification de ce lieu dédié à Dieu, après l’avoir exorcisé du Malin, c’est-à-dire chassé en dehors dans le profane. Comme le chrétien, dans l’initiation se consacre lui-même à Dieu après l’exorcisme, de même le lieu saint, avec la consécration est consacré à Dieu après avoir été soustrait à l’influence du Malin qui doit rester en dehors du temple avec toutes ses actions. On ne peut pas accueillir telles ou telles actions simplement profanes là où l’on célèbre les Divins Mystères. Dans le Pontifical Romain, renouvelé en 1997, la Messe de la Dédicace souligne la volonté de la communauté ecclésiale de dédier le nouvel édifice de manière exclusive et perpétuelle au culte divin. En particulier, la présence du Saint-Sacrement et de l’Autel ne permet aucune autre utilisation ; en effet, ils sont là pour rappeler que l’église est le signe du Sanctuaire Céleste où Jésus a pénétré « afin de paraître maintenant devant la face de Dieu en notre faveur » (Hébreux, 9, 24c).

 

Fides

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