La fête de la Conversion de l’Apôtre Paul, en cette Année qui lui est dédiée, célébrée dimanche dernier, a été une grande grâce pour nous chrétiens, qui sommes liés à la Sainte Liturgie « Source » de vie. C’est une pause de réflexion et de prière pour renouveler notre projet le plus important : notre conversion ! Oui, la conversion est ce qu’il y a de plus important, mais aussi de plus beau, qu’il puisse y avoir dans la vie de foi. En effet, le chrétien authentique est un converti à Jésus, qui se convertit toujours plus, un croyant en Lui, qui croit toujours plus, quelqu’un qui a été conquis par Lui, et qui se laisse toujours plus conquérir par l’Evangile. Il n’y a pas de sainteté de vie sans une conversion permanente, parce qu’il est impossible de suivre Jésus sans avoir dans le cœur, de manière stable, la disposition de la conversion, c’est-à-dire la volonté de laisser son propre égoïsme, de se vider de soi-même, pour Lui laisser la place…

 

 

 

Le Seigneur l’affirme avec des paroles claires : « En vérité je vous le dis : si vous ne vous convertissez pas et si ne vous devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18, 3). La conversion, c’est donc devenir des enfants, se rapetisser et se simplifier devant ses propres yeux, devant les autres, et avant tout, devant Dieu. On se convertit précisément pour être capables de prendre pour soi les dispositions du Cœur de Jésus : Ses vertus. Ces vertus, à cause du péché, nous ne les pratiquons pas sans un effort. Avec Sa grâce, nous devons les conquérir, avec un élan intérieur, jour après jour. La conversion chrétienne, que Saint Paul lui aussi a vécue et a témoignée dans toutes ses lettres, est essentiellement dynamique. C’est « devenir » continuellement des enfants, c’est-à-dire doux et humbles, simples et transparents, pour être toujours plus semblables à Jésus : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes » (Matthieu 11, 29). Cette école de conversion, que le chrétien doit fréquenter chaque jour, a comme livre fondamental l’Evangile de Jésus. Ceux qui l’enseignent, qui représentent l’Unique Maître de tous, ce sont les Apôtres et leurs successeurs, les Evêques avec comme Tête le Pape, Vicaire du Christ, Successeur de Pierre, Evêque de Rome. Ils nous transmettent ce que, à leur tour, ils ont reçu, dans le sillon d’une Tradition ininterrompue conservée par l’Eglise. Les étudiants déjà « promus » sont les Saints qui, depuis le Ciel sont toujours prêts à nous aider, à nous donner des leçons supplémentaires pour vivre ce qu’eux-mêmes ont vécu, à commencer par le commandement le plus grand, celui de l’Amour de Dieu et du prochain. Dans cette école, nous sommes tous dans la même classe, parce que l’on ne fait pas de préférences, que la Vérité est unique. L’Evangile est en effet égal pour tous, et ceux qui veulent vraiment l’apprendre, doivent le mettre en pratique. Personne ne peut faire valoir, devant Dieu, des titres ou des conditions sociales spéciales, pour obtenir une « remise », un traitement de faveur. Le Nouveau testament l’affirme clairement, précisément par la bouche du premier Pape : « Dieu ne fait pas acception des personnes » (Actes 10, 34). Tous, sur ces « bancs » de l’école de l’Evangile, sont frères entre eux, parce que un seul est leur Seigneur et Maître : Jésus de Nazareth. Il distribue à chacun les talents nécessaires pour apprendre et pour vivre la communion avec Lui dans l’Eglise. Puis, à la fin de l’école, il y aura l’examen final, qui aura lieu à l’heure de notre mort, quand chacun d’entre nous devra répondre à Dieu pour soi-même : « Seigneur, tu m’as confié cinq talents, voilà, j’en ai gagné cinq autres » (Mathieu 25, 20) ; et le Seigneur donnera la récompense promise : « C’est bien, bon et fidèle serviteur… Tu as été fidèle en peu de chose, je te donnerai autorité sur beaucoup ; prends part à la joie de ton maître » (Matthieu 25, 21).

 

Ainsi, le chrétien, à l’école de l’Evangile, se présente comme disciple toujours prêt à apprendre des choses nouvelles, à recommencer depuis le début, à repartir de la Parole de Jésus, que l’Eglise, comme Mère et Maîtresse, lui annonce sans cesse. Que de gratitude il porte dans son cœur pour son Seigneur et Maître qui, en tant que Bon Pasteur, le « mène vers les eaux du repos », le « guide par le juste chemin pour l’amour de son nom », et lui met comme compagne à ses côtés « grâce et bonheur » tous les jours de sa vie (cf. Psaume 23, 3.6.) La conversion est la première annonce de l’Eglise, parce qu’elle est la première annonce de l’Evangile, et qu’elle doit être la première tâche du chrétien. Que l’Apôtre Saint Paul nous aide à nous convertir, à incarner dans notre vie l’Evangile de Jésus, comme le Pape Benoît XVI nous l’a enseigné : « En réalité, l'expérience de l'apôtre peut être le modèle de toute conversion chrétienne authentique. Celle de Paul a mûri dans la rencontre avec le Christ ressuscité; c'est cette rencontre qui changea radicalement son existence. Sur le chemin de Damas, il lui est arrivé ce que Jésus demande dans l'Evangile d'aujourd'hui : Saul s'est converti parce que, grâce à la lumière divine, "il a cru à l'Evangile". C'est en cela que consiste sa conversion et la nôtre : croire en Jésus mort et ressuscité et s'ouvrir à l'illumination de sa grâce divine. A ce moment-là, Saul a compris que son salut ne dépendait pas des bonnes oeuvres accomplies selon la loi, mais du fait que Jésus était mort aussi pour lui - le persécuteur - et qu'il était ressuscité. Cette vérité qui, grâce au Baptême, illumine l'existence de chaque chrétien, bouleverse totalement notre façon de vivre. Se convertir signifie, pour chacun de nous aussi, croire que Jésus "a donné sa vie pour moi", en mourant sur la croix (cf. Galates 2, 20) et, ressuscité, qu'il vit avec moi et en moi. En me confiant à la puissance de son pardon, en le laissant me prendre la main, je peux sortir des sables mouvants de l'orgueil et du péché, du mensonge et de la tristesse, de l'égoïsme et de toute fausse sécurité, pour connaître et vivre la richesse de son amour ». (Benoît XVI, Angélus, dimanche 25 janvier 2009).

 

Fides

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