Dans la vie, nous connaissons tous des moments d’épreuve, quand la “mer” sur laquelle nous naviguons devient tempête, avec les vagues qui nous submergent, alors que nous, étant sur la barque avec Jésus, nous sommes tentés de « crier » comme les Apôtres pour « le réveiller » : « Maître, Maître, nous périssons ! » (Luc, 8, 24), « Maître, tu ne te soucies pas que nous périssons » (Marc 4, 38). Jésus, effectivement, à ce cri de supplique, se lève et impose aux vents et aux flots menaçants le silence et le calme ; mais, aussitôt après, il reproche aux Apôtres, leur manque de foi : « Pourquoi avez-vous peur ainsi ? Comment n’avez-vous pas de foi ? » (Marc 4, 40). Jésus nous enseigne que rien ni personne ne doit compromettre notre rapport de confiance avec Lui si nous voulons être ses disciples. Pour cela, l’épreuve, chaque épreuve, dans la pédagogie et dans la providence divine, a une valeur inestimable, parce que, dans l’épreuve, le chrétien peut fortifier le don précieux qu’il a reçu : la foi.

 

 

 

Au fond, les épreuves sont une occasion pour « prouver » à Dieu qui nous avons vraiment confiance en Lui, que l’acte de foi professé par les lèvres devient un acte d’amour, c’est-à-dire de toute la volonté, dans la pleine adhésion à sa Providence, qui ne nous épargne pas la souffrance, mais la transforme en grâce. Vivre la certitude que l’on ne peut « tomber au fond », si l’on est avec Jésus, est une des plus belles expériences de la vie chrétienne, qui fait jaillir des hymnes de louange à Celui qui vient toujours nous libérer, même si, souvent, les « manières » et les « temps » de cette libération dépassent notre imagination : « Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ? Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur. J’accomplirai mes vœux envers Dieu ; que tout son peuple soit présent ! Elle coûte aux yeux de Dieu la mort de ses amis. Ah ! Dieu, moi ton serviteur, moi ton serviteur fils de ta servante, tu défais mes liens » (Psaume 116, 12-17). Dieu nous donne toujours plus que ce que nous attendons. Lui, les miracles, il veut les faire à partir de notre cœur qu’il veut « élargir » progressivement pour le préparer à l’immensité du Ciel, auquel nous sommes tous destinés. Dieu se rend présent dans l’épreuve, souvent caché dans un silence qui semble être presqu’une absence, mais qui, en réalité, cache le mystère indicible de son amour Tout-puissant, qui fait tout concourir aux bien de ceux qui l’aiment (cf. Romains 8, 28). Seuls l’orgueil et la superbe « empêchent » à la force de l’Amour de Dieu de se rendre efficace en nous. En revanche, l’humilité du croyant, qui se confie dans un plein abandon à la sollicitude du Père Céleste, rend possible n’importe quel miracle. Qu’il est beau, pour le chrétien, de pouvoir dire, dans la tempête de l’épreuve : Seigneur, je ne t’ai pas réveillé, même si tout semblait s’écrouler, je n’ai pas douté de ta Présence. Il n’est pas nécessaire de s’agiter pour calmer les vagues et le vent, parce que tu es là. Précisément comme tu l’as dit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu, 28, 20). Oui, Seigneur, Tu nous suffis ! La Vierge Marie a toujours vécu une foi solide, et un abandon sans conditions à Dieu, en suivant les traces de son Fils Jésus, de Nazareth jusqu’au Calvaire, à Jérusalem, dans une complète ressemblance avec Lui. La Mère des Douleurs sous la Croix, au milieu de la plus grande tempête de l’histoire, là même où l’enfer s’était déchaîné contre le Rédempteur du monde pour le submerger, Lui, et ainsi, toute l’humanité, quand tout semblait perdu, elle n’a pas douté. Elle n’a pas « crié », mais elle a fait entièrement confiance à la promesse de Jésus, que, le troisième jour, il ressusciterait (cf. Luc 9, 22). La Sainte Vierge ne s’est pas rendue au tombeau, comme les autres femmes, parce qu’elle n’a eu aucun doute que ce sépulcre était vide. Oui, la Mère de notre foi, nous aide à ne pas douter de la puissance salvifique de la Rédemption « puissance de l’Amour Miséricordieux ». L’Eglise nous enseigne à nous confier à Elle, comme en témoignent les Papes qui recourent à elle, spécialement dans les moments cruciaux de l’existence humaine : « Ô Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, toi qui ressens d'une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde contemporain, reçoit l'appel que, mus par l'Esprit-Saint, nous adressons directement à ton Cœur, et avec ton amour de mère et de servante du Seigneur, embrasse notre monde humain, que nous t'offrons et te consacrons, pleins d'inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples. Nous t'offrons et te consacrons d'une manière spéciale les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette offrande et de cette consécration. "Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu ! Ne rejette pas nos prières alors que nous sommes dans l'épreuve !". "Pour eux, a-t-il dit, je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés en vérité" (Jean 17, 19). Nous voulons nous unir à notre Rédempteur en cette consécration pour le monde et pour les hommes, laquelle, dans le cœur divin, a le pouvoir d'obtenir le pardon et de procurer la réparation. La puissance de cette consécration dure dans tous les temps, elle embrasse tous les hommes, peuples et nations, elle surpasse tout mal que l'esprit des ténèbres est capable de réveiller dans le cœur de l'homme et dans son histoire, et que, de fait, il a réveillé à notre époque. Combien profondément nous sentons le besoin de consécration pour l'humanité et pour le monde, pour notre monde contemporain, dans l'unité du Christ lui-même ! A l'œuvre rédemptrice du Christ, en effet, doit participer le monde par l'intermédiaire de l'Église. C'est ce que manifeste la présente Année de la Rédemption, le Jubilé extraordinaire de toute l'Église. En cette Année sainte, bénie sois-tu par-dessus toute créature, toi, la servante du Seigneur, qui as obéi de la manière la plus pleine à ce divin appel ! Sois saluée, toi qui t'es entièrement unie à la consécration rédemptrice de ton Fils ! Mère de l'Église ! Enseigne au Peuple de Dieu les chemins de la foi, de l'espérance et de la charité ! Éclaire spécialement les peuples dont tu attends de nous la consécration et l'offrande ! Aide-nous à vivre dans la Vérité de la consécration du Christ pour toute la famille humaine du monde contemporain ! En te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous te confions aussi la consécration même du monde et nous la mettons dans ton cœur maternel. Ô Cœur immaculé ! Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le cœur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir ! De la faim et de la guerre, délivre-nous ! De la guerre nucléaire, d'une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous ! Des péchés contre la vie de l'homme depuis ses premiers moments, délivre-nous ! De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous ! De tous les genres d'injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous ! De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous ! De la tentative d'éteindre dans les cœurs humains la Vérité même de Dieu, délivre-nous ! De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous ! Des péchés contre l'Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous ! Écoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières ! Aide-nous, par la puissance de l'Esprit-Saint, à vaincre tout péché : le péché de l'homme et le “péché du monde”, le péché sous toutes ses formes. Que se révèle encore une fois dans l'histoire du monde l'infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l'amour miséricordieux ! Qu'il arrête le mal ! Qu'il transforme les consciences ! Que dans ton Cœur immaculé se manifeste pour tous la lumière de l'espérance ! ». (Jean-Paul II, La Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars 1984)

 

Fides

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