Les Saints et les Saintes qui nous accompagnent tout au long de l’Année liturgique et dont nous célébrons la mémoire, nous disent clairement que l’Evangile qu’ils ont proclamé, non seulement par les lèvres mais aussi par le témoignage de leur propre vie, arrivé chez les martyrs jusqu’à l’effusion de leur sang, a eu le pouvoir de la transformer en une existence remplie de Dieu. Toute promesse évangélique se réalise parce que Celui qui l’a faite est Dieu, et ceux qui correspondent à ses désirs, manifestés pleinement par le Seigneur Jésus, deviennent réellement ses enfants, citoyens de son royaume, et participent à la vie de grâce qui vivifie son Eglise qui, de ce Royaume, est le signe visible sur la terre. Comme les promesses contenues dans les Béatitudes, qui, chez les Saints, se voient réalisées d’une manière splendide, chaque Parole du Seigneur, qui trouve une réponse dans la vie du disciple, porte un fruit abondant, trente, ou soixante ou cent (cf. Matthieu 13, 8). Tout dépend de l’ampleur du comportement avec lequel le croyant adhère, intérieurement et extérieurement, à la parole de l’Evangile. La ressemblance avec Jésus est, en effet, la sainteté : plus il y a imitation du Christ, et plus il y a sainteté...

 

 

 

 

Voilà pourquoi l’Eglise, avant de proclamer l’héroïcité des vertus d’un Serviteur ou d’une Servante de Dieu, en étudie à fond le comportement, en scrutant leur témoignage intégral. La sainteté évangélique en effet, est totalement incarnée dans la vie, elle n’est pas théorique mais pratique, elle produit des œuvres de sainteté, plus ou moins cachées, mais réelles, comme réelles sont les vertus ! Ces œuvres justes des Saints forment le vêtement de lin pur rayonnant qui orne l’Eglise, Epouse de l’Agneau (cf. Apocalypse, 19, 8-9). Seuls ceux qui mettent en pratique l’Evangile sont reconnus comme de vrais disciples de l’Agneau, et siègent à son banquet de noces, c’est-à-dire qu’ils partagent avec Lui, au Ciel, la gloire, l’honneur et le pouvoir que le Père lui a donnés. Ce sont ces « Serviteurs de Dieu » qui éclairent le monde, comme les étoiles éclairent la nuit ; ce sont eux les plus grands bienfaiteurs de l’humanité, « parce qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses propres amis » (Jean 15, 13). Les Saints, eux, avaient tous les hommes pour amis, sans faire de différence d’aucune sorte ! Qu’il est beau de savoir que, en Jésus, un Saint François, un Saint Dominique, une Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus… ont donné leur vie pour nous aussi, pour que nous puissions avoir le courage de faire comme eux, de devenir des amis authentiques de Jésus : sans aucune réserve à son égard, avec un amour inconditionné qui se donne sans rien retenir pour soi et pour le monde. Qui d’autre, sinon Dieu lui-même, en Jésus-Christ, est digne de cet amour ? Le chemin qui mène à la sainteté n’est toutefois possible que lorsque s’instaure avec le Saint-Esprit un rapport tellement essentiel qu’Il devient vraiment et de manière permanente, le Doux Hôte de l’âme ! Saint Paul nous avertit que c’est seulement par l’intermédiaire de l’Esprit de Jésus qu’il est possible d’invoquer Dieu comme notre Père (cf. Romains 8, 15 ; Galates 4, 6). L’invocation du Saint-Esprit devrait imprégner la vie de chaque disciple authentique du Seigneur, qui désire ardemment à la sainteté. Le Saint-Esprit, en effet, éclaire notre esprit et donne la force à notre volonté pour discerner le bien du mal, et choisir toujours ce qui est agréable à Dieu. Pour chacun de nous, il est impossible de vaincre cette bataille spirituelle qui traverse d’un bout à l’autre notre existence humaine, sans le soutien recherché et accueilli de la Force qui vient d’En-Haut. Lorsque, dans la Séquence de la Pentecôte nous demandons : « Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. assouplis ce qui est raide, échauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé », nous demandons au Saint-Esprit de nous guérir, de nous libérer, de nous convertir, de nous transformer. Où, en effet, y a-t-il quelque chose à laver à soigner, à assouplir, à réchauffer, à rendre droit, si ce n’est au plus intime de notre cœur, là où se fonde la vraie vie de l’homme, précisément dans son âme ?

Le Saint-Père, de manière magistrale, a indiqué aux jeunes réunis à Sydney, cette action merveilleuse du Saint-Esprit, auquel il a consacré toute la Rencontre Mondiale de la Jeunesse en 2008 : « La puissance de l’Esprit ne cesse jamais de remplir l’Église de vie ! À travers la grâce des Sacrements de l’Église, cette force pénètre profondément en nous, comme une rivière souterraine qui nourrit l’esprit et nous attire toujours plus près de la source de notre vraie vie, qui est le Christ. Saint Ignace d’Antioche, qui est mort martyr à Rome, au début du deuxième siècle, nous a laissé une description splendide de la puissance de l’Esprit qui demeure en nous. Il parle de l’Esprit comme d’une fontaine d’eau vive qui jaillit dans son cœur et murmure : « Viens, Viens au Père ! » (cf. Rm 6, 1-9). Cependant, cette force, la grâce le l’Esprit, n’est pas quelque chose que nous pouvons mériter ou acquérir, mais nous pouvons seulement la recevoir comme un don. L’Amour de Dieu peut répandre sa puissance uniquement quand nous lui permettons de nous transformer intérieurement. Nous devons lui permettre de traverser dans la dure carapace de notre indifférence, de notre lassitude spirituelle, de notre conformisme aveugle à l’esprit de notre temps. Alors seulement nous pouvons lui permettre d’enflammer notre imagination et de façonner nos désirs les plus profonds. Voilà pourquoi la prière est si importante : la prière quotidienne, la prière personnelle, dans le silence de notre cœur et devant le Saint-Sacrement ainsi que la prière liturgique en Église. Elle est réceptivité pure de la grâce de Dieu, amour en acte, communion avec l’Esprit qui demeure en nous et nous conduit, à travers Jésus, dans l’Église, à notre Père céleste. Par la puissance de son Esprit, Jésus est toujours présent en nous, attendant tranquillement que nous nous mettions en silence à côté de Lui pour écouter sa voix, demeurer dans son amour et recevoir la « force qui vient d’en-haut », force qui nous rend capables d’être sel et lumière pour notre monde » (Homélie du Pape Benoît XVI à Sydney, 20 juillet 2008)

 

Fides

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