« Hommes de Galilée, pourquoi regardez-vous au ciel avec tant d'étonnement ?
Alleluia ! En la manière dont vous l'avez vu monter au ciel, ainsi Il reviendra,
Alleluia ! Alleluia ! Alleluia ! » (Introït de la Messe du jour)
« Aujourd’hui, bien-aimés, s’achèvent les jours de la sainte quarantaine qui ont suivi
la Bienheureuse et Glorieuse Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ quand il releva le troisième jour par la puissance divine, le vrai temple de Dieu que l’impiété judaïque avait détruit. Cette période, établie par une
économie très sacrée, a servi utilement à notre instruction, car, en prolongeant durant tout ce temps sa présence corporelle, le Seigneur donnait ainsi les preuves nécessaires à la foi en Sa
Résurrection. La mort du Christ, en effet, avait
profondément troublé le cœur des disciples. Leurs esprits étaient appesantis de tristesse par le supplice de la croix, le dernier soupir, et la mise au tombeau du corps inanimé. Une sorte de
torpeur née du manque de foi s’était insinuée en eux. Aussi les très saints Apôtres et tous les disciples que la mort sur la croix avait rendu tremblants et qui avaient hésité à croire à la
Résurrection, furent à ce point fortifiés par l’évidence de la vérité qu’ils ne furent affectés d’aucune tristesse, lorsque le Seigneur partit pour les hauteurs des cieux, mais qu’ils furent même
remplis d’une grande joie. Grande et ineffable était en vérité la cause de
leur joie ! En présence d’une sainte multitude, la nature humaine accédait à une dignité plus haute que celle des créatures célestes. Elle allait dépasser les chœurs angéliques et s’élever
au-delà de la sublimité des archanges, elle ne trouverait à aucun niveau, si haut fût-il, la mesure de son exaltation jusqu’à ce que, admise à siéger près du Père éternel, elle soit associée sur
le trône à la gloire de Celui qui l’avait unie dans son Fils à sa propre nature. L’Ascension du Christ est donc notre propre élévation et là où a précédé
la gloire de la tête, là aussi est appelée l’espérance du corps. Laissons éclater notre joie comme il convient, bien-aimés, et réjouissons-nous dans une sainte action de grâces. Aujourd’hui, en
effet, non seulement nous sommes confirmés dans la possession du paradis, mais, en la personne du Christ, nous avons même pénétré les hauteurs des cieux; par la grâce ineffable du Christ, nous
avons obtenu plus que nous n’avions perdu par la haine du diable. Car les hommes qu’un ennemi venimeux a exclu du bonheur de leur premier séjour, le Fils de
Dieu se les est incorporés pour les placer ensuite à la droite du Père avec lequel il vit et règne, dans l’unité du Saint-Esprit, car il est Dieu pour les siècles des siècles.
Amen ».
Sermon de Saint Léon, pape (Sermon 73, 1° sur l’Ascension, nn. 1 et 4: PL 54, 394-395 et CCL 138, 450. 453-454)
ANNEE B - Textes liturgiques (In Ascensione Domini - AD MISSAM IN
DIE)
- Actes 1, 1-11 : L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ
- Psaume 47, 2 : Dieu monte parmi l'acclamation, le Seigneur, aux éclats du cor
- Ephésiens 1, 17-23 ou 4, 1-13 ou 4, 11-13 : Nous sommes appelés à une seule espérance
- Marc 16, 15-20 : Jésus donne ses dernières consignes aux Apôtres
Introït de la Messe : "Viri Galilæi"
Liens : Aeterne Rex, altissime (à Matines, 1962) + Iesu, nostra redémptio (à Laudes et à Vêpres, 1962) + Optátus votis ómnium Sacrátus illúxit dies (à Laudes, 1971) + « Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre » (Saint Augustin) + « En transportant la
nature humaine dans les cieux, il a montré que le ciel peut s’ouvrir aux croyants » (Saint Augustin) + « Entraînez-nous après
vous; nous courrons à l’odeur de vos parfums » (Cantique des cantiques 1, 3) +
L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ sur "Prier en
Famille" + Jésus est monté aux cieux, Il siège à la droite de Dieu, le Père Tout-Puissant (CEC N°
659-667) + L'Ascension, par Pius Parsch
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