« Chaque être humain est donc beaucoup plus qu'une combinaison singulière d'informations génétiques qui lui sont transmises par ses parents. La génération d’un homme ne pourra jamais être réduite à une simple reproduction d’un nouvel individu de l’espèce humaine, comme cela se produit avec n’importe quel animal. Toute apparition dans le monde d’une personne est toujours une nouvelle création. Si l’on veut entrer dans le mystère de la vie humaine, il est donc nécessaire qu’aucune science ne s’isole, en prétendant posséder le dernier mot ». C’est notamment ce qu’a rappelé le Pape Benoît XVI qui a reçu en audience, ce 21 février, les participants au Congrès Scientifique International, « Les Nouvelles Frontières de la Génétique et le risque de l’Eugénisme », organisé par l’Académie Pontificale pour la Vie, à l’occasion de sa XV° Assemblée Générale.

 

 

 

Dans son discours, le Saint-Père a rappelé que, depuis la moitié du 19° siècle, quand l’abbé Augustin Grégoire Mendel découvrit les lois du caractère héréditaire des caractères, « cette science a accompli réellement des pas de géant, dans la compréhension de ce langage qui est à la base de l’information biologique, et qui détermine le développement d’un être vivant. Ces connaissances, fruit de l’intelligence et du travail d’innombrables savants, permettent de parvenir plus facilement non seulement à un diagnostic plus efficace, plus précoce des maladies génétiques, mais aussi à produire des thérapies destinées à soulager les souffrances des malades et, dans plusieurs cas, même à leur redonner l’espérance de retrouver la santé ». Le Saint-Père a souligné « la travail du chercheur » dans ces domaines complexes de la science, qui requiert la collaboration entre les différentes sciences. « Cette complémentarité permet d’éviter le risque d’un réductionnisme génétique répandu, enclin à identifier la personne exclusivement avec sa référence à l’infirmation génétique et à ses interactions avec l’environnement ». « Il est nécessaire de rappeler que l'homme sera toujours plus grand que tout ce qui forme son corps ; il porte en effet avec lui la force de la pensée, qui est toujours tendue vers la Vérité sur soi et sur le monde ». Reprenant le thème du Congrès, le Saint-Père a montré les risques de l’eugénisme : « La désapprobation de l’eugénisme utilisé avec la violence par un régime d’Etat, ou fruit de la haine vers une race ou une population, est tellement enracinée dans les consciences, qu’elle a trouvé une expression formelle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Malgré cela, des manifestations préoccupantes de cette pratique haineuse, qui se présente sous des traits différents, apparaissent encore de nos jours. Une nouvelle mentalité s'insinue, qui tend à justifier une considération différente de la vie et de la dignité personnelle fondée sur le désir et sur le droit individuel. On tend ainsi à privilégier la capacité opérationnelle, l'efficacité, la perfection et la beauté physique au détriment d'autres dimensions de l'existence qui ne sont pas retenues comme dignes. On affaiblit ainsi le respect qui est dû à tout être humain, même en présence d’un défaut dans son développement ou d’une maladie génétique qui pourra se manifester dans le courant de sa vie, et on pénalise ainsi, dès leur conception, ces enfants dont la vie est jugée comme n’étant pas digne d’être vécue ». « Toute forme de discrimination, a rappelé le Saint-Père, exercée par un quelconque pouvoir vis-à-vis de personnes, de peuples ou d'ethnies sur la base de différences ramenées à des facteurs génétiques réels ou présumés, est un attentat contre l'humanité entière. Ce que l’on doit rappeler avec force c’est la dignité égale de chaque être humain par le fait même qu’il est venu à la vie. Le développement biologique, psychique, culturel, et l’état de santé ne peuvent jamais devenir un élément de discrimination. Il est nécessaire au contraire de consolider la culture de l’accueil et de l’amour, qui témoignent concrètement la solidarité envers ceux qui souffrent, en abattant les barrières que la société érige souvent en opérant une discrimination entre celui qui est handicapé et atteint de pathologies, ou pire encore, en en arrivant à la sélection et au refus de la vie au nom d’un idéal abstrait de santé et de perfection physique. Si l'homme est réduit à un objet de manipulation expérimentale dès les premiers stades de son développement, cela signifie que les biotechnologies médicales se rendent à l'arbitraire du plus fort ».

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