La Nef : La levée des excommunications ne signifie pas accord ni même réintégration dans le giron de l’Église : que signifie concrètement être en « pleine communion », quelle est la base canonique de la notion de « pleine communion » ?

 

 

 

Mgr Marc Aillet : La pleine communion se définit à partir de trois critères :

 

·         C’est d’abord la communion dans la foi de l’Église, telle qu’elle est définie par le Magistère extraordinaire et par le Magistère ordinaire universel (cf. Lumen Gentium, n. 25). Sans doute le Concile Vatican II n’a pas défini de nouveaux dogmes ; mais pour ce qu’il a rappelé de la Foi de toujours et de la morale catholique, il appartient au Magistère ordinaire universel et exige l’assentiment des fidèles. En ce sens, le Catéchisme de l’Église Catholique, promulgué le 11 octobre 1992 par le pape Jean Paul II, proprement comme un acte du Concile Vatican II, est le texte de référence de l’enseignement du Magistère actuel de l’Église en matière de foi et de morale. Dans la constitution apostolique Fidei Depositum par laquelle il le promulguait, Jean Paul II écrit : « Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l’enseignement de la foi ».

·         Le deuxième critère de la pleine communion porte sur les livres liturgiques autorisés pour la célébration des sacrements de l’Église. Dans l’Église latine, nous savons désormais clairement, grâce au motu proprio Summorum Pontificum, publié par le Pape Benoît XVI le 7 juillet 2007, que les livres liturgiques antérieurs au Concile, dans l’édition de 1962, n’ont jamais été interdits par un acte canonique ; leur usage est désormais réglé par le motu proprio qui le désigne comme « la forme extraordinaire de l’unique rite romain », lequel doit être célébré selon les principes théologiques définis par la Constitution Sacrosanctum Concilium qui recueillait de manière autorisée les acquis principaux du « mouvement liturgique » lancé par le motu proprio Tra le sollicitudini de Saint Pie X en 1904.

·         Enfin le troisième critère de la pleine communion concerne la discipline de l’Église telle qu’elle a été réformée par le Code de Droit canonique de 1983. Je sais d’ailleurs que bien des prêtres issus de la Fraternité Saint-Pie X sont revenus à la pleine communion grâce à l’étude du Code de Droit canonique, qui expose de manière parfois plus rigoureuse, étant donné le genre littéraire, l’essentiel de l’ecclésiologie du Concile Vatican II. C’est sur ces trois piliers de la vie de l’Église post-conciliaire – Catéchisme de l’Église catholique, livres liturgiques de 1962 et 1970, Code de Droit canonique de 1983 – que doit porter la discussion sur la pleine communion, en tant qu’ils apportent une interprétation autorisée des enseignements du Concile à l’intérieur de la Tradition de l’Église.

 

 

>>> Entretien avec Mgr Aillet à lire en intégralité (pour bien comprendre dans la vérité - et non dans la mass media idéologique du moment - le geste de Benoît XVI) sur le site du très bon mensuel de "La Nef" (N°202 - Mars 2009)

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