Chaque fois que nous lisons l’Evangile en croyants, la foi nous le dit, nous entrons dans une Histoire vivante, actuelle, parce que l’Histoire du Salut qui se réalise d’une époque à l’autre, de personne à personne, quand la liberté individuelle s’ouvre au Christ Rédempteur du monde, par l’acte de foi. Ainsi, les paroles et les actes et gestes de Jésus, racontés par l’Evangile, ne font pas seulement partie d’un passé, mais sont chargés de présent, parce que Jésus est vivant, hier, comme aujourd’hui et comme il le sera toujours. Il est au-dessus du temps et de l’histoire, c’est Lui qui fait l’Histoire, parce que « tout a été fait par Lui, et sans Lui rien n’a été fait de tout ce qui existe » (Jean 1, 3). Le chrétien suit Jésus non comme un Evénement passé, lié à des doctrines antiques, mais il Le suit maintenant, comme Evénement présent, il Le croit maintenant, agissant dans l’aujourd’hui de l’histoire, de sa propre histoire personnelle. Un vrai croyant dans le Christ ne lit pas l’Evangile en pensant seulement à Jésus qui a dit et a fait, mais il le lit au présent, il y trouve en dedans, Son Histoire de Salut, il accueille cet Evénement non seulement comme quelque chose qui est arrivé, mais comme quelque qui se produit aujourd’hui encore !

 

 

 

Comme André et Jean qui ont rencontré Jésus en « ce » temps, dans leur temps, je puis le rencontrer dans ce temps présent, dans mon temps, parce qu’Il continue à passer et à fasciner, par sa Présence. Celui qui se confie à Lui ne cesse jamais d’entendre sa voix : « Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Marc 8, 34). Quand on obéit à la Parole du Seigneur, on « entre », par la foi, dans l’Histoire de Jésus. Quand on reste, par l’amour, au-dedans de l’Histoire de Jésus, on se rend compte alors que tout le reste, toute l’autre histoire qui se déroule devant nos yeux, est guidée mystérieusement par ce que le croyant sait reconnaître comme étant la Divine Providence. Un croyant, qui croit sans douter de l’Evangile, qui aime vraiment Jésus, l’Eglise, le monde, en regardant l’histoire de « dedans » l’Histoire salvifique du Christ, comprend, saisit que tout est Providence Divine, même les événements les plus tristes et les plus douloureux. En effet, il n’y a aucun événement qui échappe au « contrôle » de Dieu, qui ne puisse concourir à la réalisation du projet qu’Il a sur nous, un projet de sanctification ! S’il est vrai que, par le mystère de la liberté humaine, le simple individu peut empêcher que se réalise le projet de Dieu pour lui, il est également vrai que l’individu ne peut empêcher qu’il se réalise pour les autres. Les projets de Dieu, qui sont des projets de salut, se réalisent toujours ; même si des libertés individuelles peuvent refuser ce salut, elles ne peuvent empêcher que le salut se réalise pour tous ceux qui, en revanche, l’accueillent, par l’acte de pur abandon en Dieu. Comment Dieu peut réaliser ses plans, échappe souvent à notre compréhension, mais Dieu les réalise, malgré tout le mal présent dans le monde, c’est une certitude de notre foi, et l’histoire de deux mille ans de Christianisme nous le démontre, à partir de l’Evénement central du salut : la Mort en Croix de Jésus, et Sa Résurrection. C’est pour cela que personne n’a pu empêcher aux Saints de se sanctifier, comme personne n’a pu empêcher aux Martyrs de se sacrifier et donner leur propre vie jusqu’au Martyre. Celui qui suit Jésus entre dans son Histoire et en fait partie, il reçoit la Vie Eternelle, comme l’affirme Jésus dans l’Evangile : « Mes brebis écoutent ma voix, et je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, et elles ne se perdront pas éternellement, et personne ne pourra les arracher de ma main » (Jean 10, 27-28). Chaque promesse individuelle de Jésus, pour celui qui croit, se réalise toujours, malgré ceux qui n’y croient pas et qui, même, « rament » contre. La Providence Divine, personne ne peut l’arrêter, et celui qui se lie à cette Toute-Puissance Divine en acte, par une vie de foi, vivifiée par la prière d’abandon au Père, dans l’obéissance à la Parole de Jésus et à son Eglise, expérimente dans sa propre vie, dans son histoire personnelle, que Dieu est vraiment Tout-Puissant, que Lui seul peut transformer le mal en un bien plus grand, comme il le fait, de fait, toujours de nouveau. Il est vrai que Judas, un des Douze Disciples, a empêché que le projet de sainteté que Dieu avait sur lui, puisse se réaliser ; il a empêché le plan de Jésus sur lui, mais il n’a certes pas pu empêcher qu’il se réalisât dans les autres ! Rien et personne ne peut empêcher Dieu, tout simplement parce que personne n’est Dieu ! L’homme est infiniment distant de l’être, et le Diable lui aussi ! Seul Dieu est Dieu ! Pour cela, il existe une seule Providence Divine, et non pas deux ou plus de deux, qui se feraient « concurrence », et se mettraient des obstacles l’une à l’autre.

 

Pour un croyant, il existe dans le Christ un seul projet de salut qui a été réalisé par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Comme le dit Saint Paul, « Nous savons que concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui ont été appelés selon son dessein. Parce que ceux qu’il a connus depuis toujours, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de Son Fils, parce qu’Il est le Premier-né de nombreux frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il les aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dire donc à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a donné pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas toute chose avec Lui ? » (Romains 8, 28-32). Voilà la certitude de foi que vit chaque croyant dans le Christ : ensemble avec Jésus, nous recevons toute chose ! Dieu est notre Divine Providence, parce que, en croyant en Lui, tout, tout précisément, vraiment, concourt au bien de ceux qui L’aiment ! Lors de l’audience générale du 12 mars 2008, le Saint-Père, parlant des deux grandes figures chrétiennes du haut Moyen Age, Boèce et Cassiodore, à propos de la Divine Providence qui gouverne le monde, a déclaré : « Le Bien le plus élevé est Dieu : Boèce apprit, et il nous l’enseigne, à ne pas tomber dans le fatalisme qui éteint l’espérance. Il nous enseigne que ce n’est pas le hasard qui gouverne, que c’est la Providence qui gouverne, et Elle a un Visage. Avec la Providence, on peut parler, parce que la Providence est Dieu » (Benoît XVI, 12 mars 2008).

 

Fides

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