L'Eglise nous a donné Vatican II. En France, il est de bon ton de se réclamer de ce Concile tout en ne le suivant pas. Bien mieux : on trouve des pasteurs qui exigent des traditionalistes qu'ils acceptent et respectent un Concile qu'eux-mêmes n'acceptent pas et ne respectent pas ! Que faire dans ces conditions-là ? Les papes - Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI - ont donné des documents (Lettres apostoliques, Exhortations... etc.) qui demeurent inappliqués dans la quasi totalité des paroisses. Que doivent faire les fidèles quand ils constatent que les textes magistériels concernant la liturgie demeurent lettres mortes ? Que faire quand on constate que dans de très nombreuses paroisses, des prêtres ayant le soutien de leurs évêques respectifs interdisent aux fidèles de simplement oser demander que la liturgie soit célébrée comme le veut l'Eglise, c'est-à-dire conformément au missel romain ? Il ne se passe pas une semaine, en effet, sans qu'on entende que dans telle ou telle paroisse, un organiste, un maître de choeur, des jeunes servants de messe... ont été tancés ou priés de démissionner. Leur plus grand tort ayant été de demander que l'Eucharistie soit célébrée selon les normes données par le missel romain restauré à la suite de Vatican II.

 

 

 

 

Oui, que faire ? S'adresser au prêtre de la paroisse qui sabote la liturgie ? Inutile : il se dit dans son droit et se sait généralement soutenu par son évêque dont la devise est "pas de vagues". S'adresser à un vicaire épiscopal ? Inutile : il fait généralement partie de cette génération de clercs qui pense que la liturgie se doit d'être bricolée. S'adresser à l'évêque diocésain ? Inutile : d'une part il ne répond jamais aux courriers qui lui sont adressés, et d'autre part il suffit souvent de la voir célébrer une messe pour constater que la liturgie n'est vraiment pas "son truc". Il n'y a souvent plus qu'une chose à faire : s'adresser directement au Siège apostolique. Rappelons à ce sujet ce que dit l'Instruction Redemptionis Sacramentum donnée par la Congrégation pour le Culte divin à la demande de Jean-Paul II (nn°169 et ss.) :

 

 

·         Quand un abus est commis dans la célébration de la sainte Liturgie, il faut reconnaître qu'il s'agit d'une véritable falsification de la liturgie catholique. Saint Thomas a écrit : "celui qui offrirait à Dieu, de la part de l'Église, un culte en opposition avec les formes qu'elle a instituées par autorité divine, et que pratique cette même Église, se rendrait coupable du vice de falsification".

·         Afin de porter remède à de tels abus, "la tâche la plus urgente est celle de la formation biblique et liturgique du peuple de Dieu, pasteurs et fidèles", afin que la foi et la discipline de l'Eglise concernant la sainte Liturgie, soient correctement présentées et comprises. Toutefois, là où les abus persistent, il faut procéder selon les normes du droit, pour sauvegarder le patrimoine spirituel et les droits de l'Eglise, en ayant recours à tous les moyens légitimes.

·         Parce qu'il doit défendre l'unité de l'Eglise tout entière, l'évêque [diocésain] est tenu de promouvoir la discipline commune à toute l'Eglise et en conséquence il est tenu d'urger l'observation de toutes les lois ecclésiastiques. Il veillera à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la parole, la célébration des sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints.

·         Par conséquent, chaque fois que l'Ordinaire du lieu ou d'un Institut religieux ou bien d'une Société de vie apostolique a connaissance, au moins vraisemblable, d'un délit ou d'un abus commis à l'encontre de la très sainte Eucharistie, une enquête doit être faite avec prudence, par lui-même ou par un autre clerc idoine, portant sur les faits, les circonstances, ainsi que sur l'imputabilité de l'acte.

·         Chaque fois que la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a connaissance, au moins vraisemblable, d'un délit ou d'un abus commis à l'encontre de la très sainte Eucharistie, elle en informe l'Ordinaire, afin que celui-ci fasse une enquête sur le fait. Si l'acte en question s'avère grave, l'Ordinaire doit envoyer, le plus tôt possible, à ce même Dicastère, un exemplaire des actes relatifs à l'enquête qui a été faite, et, éventuellement, à la peine qui a été infligée.

·         Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l'Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l'Eglise, doit être accompli en excluant toute acception de personnes.

·         Il est reconnu à tout catholique, qu'il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d'un abus liturgique, auprès de l'Evêque diocésain ou de l'Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain. Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d'abord exposée à l'Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité.

 

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