Les cathophobes qui, pendant quelques jours, se sont montrés partout avec leur petit ruban rouge à la boutonnière pour se donner bonne conscience (chaque dictature fabrique ses suivistes), ces cathophobes qui auront vomi publiquement leur haine de l'Eglise et du pape grâce à la complicité des médias français, n'auront trouvé en face d'eux que peu d'opposition (sauf quelques scientifiques sérieux et une jeunesse catholique très active). Les fidèles s'attendaient à ce que les évêques fassent bloc autour du Saint-Père et répondent de façon claire, ferme, nette et courageuse à tous les professionnels du mensonge et de la désinformation qui font l'opinion publique dans notre pays. Les fidèles auront attendu vain. Il apparaît que la clarté de langage et le courage ne soient pas les plus grandes vertus de pasteurs qui passent le plus clair de leur temps à "cheminer", à "être à l'écoute" et à "être interpellés". Pour une fois qu'ils auraient pu "oser une parole forte" - comme ils disent - on ne les a guère entendus. On sait qu'en petits comités, certains évêques se sont montrés contents de voir le pape être critiqué et contesté : car au fond, ils n'aiment pas Benoît XVI. Un tel "désamour" de celui qui, avant d'être Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI, est le Successeur de Pierre, n'est-il pas le signe que beaucoup de nos évêques n'ont, au fond, qu'une approche passablement approximative de l'Eglise ? Lorsque qu'une certaine presse annonce que "pour 49% des catholiques, le pape défend mal leurs valeurs", Mgr Dagens écrit : "Je souffre et j'espère pour l'Eglise" et ajoute "si nous imposons des principes moraux, nous créons un déséquilibre grave". Après de tels propos - probablement partagés par de très nombreux prêtres -, les cathophobes n'ont plus rien à ajouter : ils savent désormais qu'ils ont toutes les chances de ne trouver en face d'eux qu'un clergé mou ou sans envergure qui leur balise une vaste avenue. Il est devenu légitime de penser que les fidèles de France ont le sentiment qu'ils ne pourront guère compter sur le courage de leurs pasteurs pour les guider. N'est -il pas tout aussi légitime de penser que Benoît XVI sait, de son côté, qu'il ne pourra guère compter sur la mobilisation d'un épiscopat pour redresser la situation de l'Eglise dans notre pays. Une situation calamiteuse qui avait déjà poussé Jean-Paul II à demander : "France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?"

 

Pro Liturgia

commentaires

de Laubespin 06/09/2009 16:01

N'est-ce pas le Pape qui nomme les Evêques ?

Yves 06/09/2009 16:11


Qu'ils suivent strictement le Magistère de l'Eglise alors.


Père Frédéric 11/04/2009 08:01

aimer l'Eglise, c'est un devoir de tout chrétien et croire en la sagesse des évêques, successeurs des apôtres, qui ont été choisi par Dieu, fait partie de notre vocation de chrétiens. Les évêques sont pécheurs comme chacun mais ils sont aussi les pasteurs. Avoir confiance dans le pape mais critiquer ainsi les évêques, c'est faire le jeu du diviseur. Puissiez-vous aimer nos évêques, nos prêtres autant que notre pape. Signé: un prêtre.

Yves 11/04/2009 08:48



J’aime beaucoup les évêques… mais encore plus la Vérité.



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