croixneigesEn tenant notre regard fixé sur Jésus, « auteur de notre foi et de son perfectionnement » non ne pouvons pas en ces jours chargés d’une sainte tension spirituelle, ne pas mettre en évidence le lien étroit qui existe entre la Croix du Christ et la Mission de l’Eglise. La Croix est le signe d’indentification des Chrétiens, et, en conséquence, de tous les endroits marqués par leur présence, habités par une « présence nouvelle », par ceux qui sont appelés à devenir toujours plus « Corps Mystique » du Seigneur sa présence dans le monde. Dans ce sens, la Croix est puissamment et objectivement missionnaire : annoncer et porter la Croix, c’est annoncer et apporter le Christ qui, en vainquant la mort, a donné une signification nouvelle à la souffrance, en lui ouvrant cet horizon rédempteur et de participation, qui en fait un véritable « lieu de salut ». La Croix du Christ est un lieu de salut, elle est source de tout salut possible : tous ceux auxquels le salut est offert, même non-chrétiens, s’ils sont sauvés, ils le seront uniquement par la Croix du Christ, et non sans la participation de la médiation ecclésiale (cf. Déclaration Doctrinale "Dominus Iesus"). Cette certitude soutient et anime constamment la Mission, en faisant de chaque baptisé un « porteur de la Croix », au sens explicitement visible, et au sens spirituel. Cette même Croix, devant laquelle chaque homme, directement ou indirectement, est appelé à se trouver, à se reprendre radicalement d’une certaine manière, est aussi un « lieu de jugement ». Dans ce contexte, jugement et salut ne doivent pas être compris en opposition, mais comme étant profondément liés l’un à l’autre, dans cette complémentarité nécessaire sans laquelle il n’y aurait pas de respect réel, et une participation authentique de la liberté humaine au dessein salvifique. Comme l’a rappelé le Saint-Père : « Avec la mort, le choix de vie fait par l'homme devient définitif – sa vie est devant le Juge. Son choix, qui au cours de toute sa vie a pris forme, peut avoir diverses caractéristiques. Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la Vérité et la disponibilité à l'Amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge; des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'Amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans de semblables individus, il n'y aurait plus rien de remédiable et la destruction du bien serait irrévocable : c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ». D'autre part, il peut y avoir des personnes très pures, qui se sont laissées entièrement pénétrer par Dieu et qui, par conséquent, sont totalement ouvertes au prochain – personnes dont la communion avec Dieu oriente dès maintenant l'être tout entier et dont le fait d'aller vers Dieu conduit seulement à l'accomplissement de ce qu'elles sont désormais ». (Encyclique "Spe Salvi", N°45). La Croix demande notre acte de foi, elle demande la clarté de l’annonce franche de l‘unique Vérité qui sauve, la disponibilité à « s’offrir soi-même comme sacrifice vivant agréable à Dieu » pour son propre salut et pour le salut du monde. Du martyre quotidien des « petites croix » de chacun, au grand appel au témoignage suprême, chaque chrétiens sait bien que « in hoc signo », dans le signe de la Croix, se trouve sa victoire et celle du monde entier.

 

Fides

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