Voilà 40 ans que le missel romain restauré à la suite de Vatican II a été promulgué par Paul VI. Et voilà 40 ans que, dans les paroisses, les fidèles sont obligés d'errer dans un désert liturgique où ne se sentent à l'aise que les démolisseurs de ce missel romain.
Disons-le tout net : voilà 40 ans que nous avons en France un épiscopat qui non seulement ne respecte plus la liturgie de l'Eglise, mais qui - chose inédite autant qu'incompréhensible - interdit aux fidèles de respecter cette même liturgie. Exagération, diront certains ? Non.

 

 

Il suffit de voir ce qui a été publié pendant ces quarante dernières années sous couvert de l'autorité de l'épiscopat français, pour se rendre compte qu'il y a eu en haut-lieu une volonté plus ou moins affichée de bazarder le missel dit "de Paul VI". Il suffit de se souvenir de l'accueil réservé par nos évêques au livret Iubilate Deo de Paul VI. « Niet, on n'en veut pas ! » ont-ils dit en choeur.
Il suffit aussi de reprendre les termes du pape Benoît XVI dans la Lettre qu'il a adressée aux évêques : « (...) en de nombreux endroits, on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau missel; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable ». On ne saurait être plus clair.
Nous connaissons des dizaines et des dizaines de prêtres qui ont aujourd'hui peur de célébrer la liturgie de l'Eglise comme elle doit être célébrée parce que, disent-ils « si l'on respecte le missel, on se fait taper sur les doigts ». Par qui ? Mais voyons, par la toute-puissante équipe liturgique locale qui ira se plaindre auprès du vicaire épiscopal lequel, bénéficiant de la pleine confiance de son évêque, donnera toujours tort à un prêtre dont le seul souci est d'être au service de l'Eglise et de sa liturgie.
Les Hébreux ont marché 40 ans à travers le désert; ils étaient guidés par Moïse qui voulait les sortir de là. En France, ça fait 40 ans que nous marchons dans le désert liturgique; mais nous nous savons guidés par des pasteurs qui, quoi qu'ils disent, préfèrent nous faire tourner en rond plutôt que de nous guider vers la sortie.
Certains répondront que, malgré tout, les fidèles participent davantage à la liturgie qu'autrefois. Là encore, disons-le tout net : c'est totalement faux. 
Ce à quoi sont obligés de participer aujourd'hui les fidèles, lorsqu'ils vont à la messe, c'est aux "activités" para-liturgiques organisées par ceux qui espèrent rendre attractives les célébrations qu'ils ont préalablement sabotées. Contrairement à ce qu'on croit généralement, les fidèles ne participent pas à la messe : en chantant des cantiques niais, en disant "amen" aux improvisations du célébrant, en écoutant poliment le mot d'accueil de l'animateur, en fermant les yeux devant la médiocrité des célébrations, en acceptant que choeurs d'églises soient investis par des laïcs habillés comme s'ils allaient au camping des Flots Bleus... les fidèles participent à la destruction de la liturgie. Ils y sont contraints : il n'y a plus autre chose pour ceux qui font encore l'effort de pratiquer.
Oui : 40 ans que le missel restauré à la suite de Vatican II a été publié. 40 ans que nos pasteurs nous obligent à choisir entre des messes inacceptables et des messes vaguement potables... mais surtout jamais des messes célébrées conformément au missel.
Demeure la question : comment faire face à cette situation calamiteuse ? Une première chose à faire est de ne jamais confondre la liturgie de l'Eglise - telle que la donne le missel romain - (+) avec les liturgies qui se font dans les églises sous couvert abusif du Concile. Confondre systématiquement la liturgie de l'Eglise avec ce qu'on voit faire dans les paroisses, c'est accepter de se comporter comme tous ces caricatureurs de l'Eglise dont le pape et l'Eglise elle-même - et nous avec elle - ont à souffrir actuellement. Il faut donc prêter main forte au Saint-Père dans sa lutte contre les abus liturgiques; il faut donc dénoncer à qui de droit les liturgies dévoyées auxquelles les fidèles sont contraints d'assister.
Une seconde chose à faire - et elle est capitale - est de ne suivre que ce que le pape dit et non ce qui se fait de façon particulière, pour x raisons, dans telle paroisse ou dans tel diocèse.

 

Pro Liturgia

commentaires

Morizot 06/04/2009 08:32

concernant les textes de l'ordinaire, sont-ce les bonnes traductions ?...

Yves 06/04/2009 09:45


Non, il n'y a pas de traduction officielle à ma connaissance.


Morizot 05/04/2009 20:31

Sans revenir au rite extraordinaire, quelles sont les bonnes traductions du rite de Paul VI ?...

Yves 05/04/2009 23:20


Que voulez-vous dire ?


Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg