Saint Marc donne le récit de la visite des femmes au tombeau le matin de Pâques : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? ». Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté : or elle était fort grande. Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur. Mais il leur dit : « Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazaréen que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » (Marc 16, 1-17)

 

 

 

Les femmes disciples du Seigneur, qui avaient vu mourir Jésus exsangue sur la Croix, ce Vendredi Saint – plus saint de toute l’histoire humaine – à l’aube du dimanche, se rendent à son tombeau, nous dit l’Evangile, pour oindre son Corps. Chemin faisant, elles se demandent comment il sera possible de rouler la pierre qui avait été placée pour fermer le sépulcre. Mais quand elles arrivent, elles trouvent le sépulcre ouvert et vide, et, qui plus est, à l’intérieur, se trouve un Ange du Seigneur qui les attend, et qui leur annonce un message extraordinaire : « Jésus le Nazaréen, le Crucifié : il est ressuscité ! ». La Résurrection du Christ, telle que nous la racontent les Evangélistes, est un événement historique qui « échappe » au contrôle des sens, qui balaie toute barrière humaine, parce qu’il transcende la réalité terrestre, comme nous l’enseigne le Saint-Père : « La résurrection n’est donc pas une théorie, mais une réalité historique révélée par l’Homme Jésus Christ à travers sa ‘pâque’, son ‘passage’ qui a ouvert une ‘voie nouvelle’ entre la terre et le Ciel (cf. He 10, 20). Ce n’est ni un mythe, ni un rêve, ce n’est ni une vision, ni une utopie, ce n’est pas une fable, mais un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, qui au soir du Vendredi saint a été descendu de la Croix et mis au tombeau, est sorti victorieux de la tombe. En effet, à l’aube du premier jour après le sabbat, Pierre et Jean ont trouvé le tombeau vide. Madeleine et les autres femmes ont rencontré Jésus ressuscité ; il a été reconnu aussi par les deux disciples d’Emmaüs à la fraction du pain ; le Ressuscité est apparu aux Apôtres le soir venu dans le Cénacle et ensuite à beaucoup d’autres disciples en Galilée » (Benoît XVI, Message urbi et Orbi, 12 avril 2009). Devant les yeux des femmes disciples, se présente une scène paradoxale : le sépulcre est vide, comme leur cœur désolé, mais un Ange, à l’intérieur du sépulcre annonce que Jésus n’est plus là, parce qu’il est retourné en vie. Cet Ange les aide, ainsi, à retrouver une foi qui s’était obscurcie, à remonter vers l’horizon élevé qui s’ouvre au croyant et l’amène à « regarder » au-delà de ce qui est humain, à chercher vraiment les choses d’en-haut. Le Seigneur nous envoie, pour nous aider, les Anges qui nous nous font sortir des nombreux vides existentiels, des lieux obscurs de nos incrédulités, d’existences marquées par des résistances à la grâce, et nous invitent à croire sans douter, parce que c’est seulement à ceux qui croient ainsi que se dévoile la présence mystérieuse du Ressuscité. Ce n’est pas la foi des disciples, et des saintes femmes, ce n’est pas la foi de l’Eglise, qui rend présent Jésus Ressuscité, mais cette foi nous rend « capables » de « le rencontrer », de « le vivre », de « constater » son action salvifique auprès des hommes. Combien est absurde la thèse qui veut faire dépendre la Résurrection du Christ de la foi des Apôtres, comme si c’était cette foi à l’avoir ressuscité ! Une telle pensée est erronée, parce qu’elle est mensongère, n’ayant aucun fondement évangélique. Les témoignages des Apôtres nous disent exactement le contraire : c’est Jésus Ressuscité qui redonner force à leur foi presque éteinte comme cela a été le cas pour les disciples d’Emmaüs, pour Thomas, pour nous tous ! La Résurrection de Jésus précède et rend possible la foi des premiers comme de tous les autres disciples du Seigneur jusqu’à notre époque. Ils ont cru en un Evénement qui s’est réellement produit, et pas en quelque chose qui aurait pu se produire ! Jésus se révèle à ceux qui croient en son amour, il est ressuscité, il n'est pas ici et voilà pourquoi l’Ange du Seigneur a invité les saintes femmes à l’acte de foi « il est ressuscité, il n'est pas ici », de même qu’un autre Ange, l’Archange Gabriel, le jour de l’Annonciation, invita Marie à croire que « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37). Quelle grâce extraordinaire est l’acte de foi ferme en Jésus : je crois, sans douter de ce en quoi je crois ! L’Evangile nous rapporte aussi que, lorsque Pierre et Jean courent au tombeau, le matin de la Résurrection, après que Marie de Magdala les ait informés que le corps de Jésus n’était plus là, Jean, entre le premier dans le tombeau, et, voyant seulement les linges sacrés qui enveloppaient Jésus « vit et crut » (Jean 20, 8). Jean, à la différence de Pierre, crut aussitôt, parce qu’il avait le cœur plus libre que Pierre lui-même qui avait renié Jésus. Le cœur de Jean était plus prêt à l’élan d’amour, qui lui permit de comprendre et de croire plus profondément dans la force de la Résurrection. Ce cœur était semblable à celui des enfants. Dans mon expérience, tout d’abord de catéchiste, puis de prêtres, lors de nombreuses rencontres, catéchèses, célébrations avec des enfants, je n’en ai jamais rencontré un qui soit athée. L’enfant n’a pas le cœur rempli de soi, mais il a un cœur libre, comme Jean.

 

La Très Sainte Vierge Marie a cru sans défaut à toutes les promesses du Seigneur, et donc, qu’il serait ressuscité « le troisième jour » ‘(cf. Luc 9, 22), parce qu’elle était la créature pleinement libre d’elle-même. Elle ne se rendit pas au tombeau avec les saintes femmes, autrement les Evangiles nous l’auraient dit. Les saintes femmes étaient au pied de la Croix avec Elle, mais Elle n’était pas avec elles devant le tombeau. Pourquoi ? La réponse, un enfant pourrait la trouver : pourquoi devait-elle aller au tombeau de son Fils si Elle savait bien qu’il était vide ! La Sainte Vierge a rencontré son Fils Ressuscité, elle n’a pas besoin de l’annonce de l’Ange ou de la parole des disciples pour croire en Lui. Sa foi était solide comme la roche, et, dans la foi, elle a attendu Jésus Ressuscité. Elle n’est pas allée chercher un corps mort, mais elle a été visitée par son Fils avec son Corps Ressuscité. Qu’il est beau d’imaginer cette rencontre. On ne peut que penser que ce moment fut tellement beau, que l’on ne peut le décrire avec des mots. Jean, à la fin de son Evangile écrit : « Jésus a accompli encore bien d’autres actions. Si on les relatait en détail, le monde même ne suffirait pas, je pense, à contenir les livres qu’on en écrirait » (Jean 21, 25). Si l’on devait décrire la rencontre du Ressuscité avec sa Mère, un Evangile entier ne suffirait certainement pas !

 

Fides

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