« Toutes les merveilles, mes bien-aimés, que le Seigneur Jésus-Christ revêtu de notre faiblesse a faites en ce monde, nous sont profitables. En transportant la nature humaine dans les cieux, il a montré que le ciel peut s’ouvrir aux croyants; et en élevant aux régions célestes le vainqueur de la mort, il a montré aux vainqueurs où ils devaient le suivre. L’Ascension du Seigneur a donc été la confirmation de la foi catholique, en nous permettant de croire en sécurité pour l’avenir au don futur; nous attendons la faveur de ce miracle, dont nous avons déjà perçu l’effet présentement. Que chaque fidèle, après avoir déjà vu de si grandes choses, apprenne, par ce qu’il voit réalisé, à espérer les choses promises, regardant la bonté passée et présente de son Dieu comme un gage des biens futurs. Un corps formé de terre est donc placé au sommet des cieux; des ossements enfermés peu auparavant dans les limites étroites d’un sépulcre sont transportés dans l’assemblée des Anges: une nature mortelle pénètre dans le sein de l’immortalité; ainsi l’atteste le récit sacré du texte apostolique : « Et quand il eut dit ces paroles, ils le virent s’élever ». En entendant ce mot élevé, reconnais l’hommage de la milice céleste; c’est pourquoi la fête de ce jour nous a manifesté les mystères de l’homme et de Dieu. Sous une seule et même personne, reconnais, dans celui qui élève, la divine puissance, et dans celui qui est élevé, la substance humaine. Il faut donc détester de toute façon le venin de cette erreur orientale qui, par une nouveauté impie, ose affirmer que le Fils de Dieu et le fils de l’homme sont d’une seule et même nature. Car, dans l’un et l’autre cas, ou celui qui dira que le Christ a été seulement homme niera la gloire du Créateur, ou celui qui dira qu’il est seulement Dieu niera la miséricorde du Rédempteur. De cette façon, il ne sera pas facile pour un Arien, de comprendre la vérité de l’Évangile, où nous lisons que le Fils de Dieu lui est tantôt égal, tantôt inférieur. Car celui qui, en vertu d’une conviction qui lui est mortelle, croira que le Sauveur est d’une seule nature sera obligé de dire que le crucifié était seulement homme ou seulement Dieu. Mais il n’en est pas ainsi. Car, n’étant que Dieu, le Christ n’aurait pu souffrir la mort, et n’étant qu’homme, il n’aurait pu la vaincre ».

 

Sermon de Saint Augustin, évêque (Sermon 176 de l’Appendice: PL 39, 2081) 

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