Lorsqu'un fidèle s'adresse à son curé pour lui faire remarquer qu'il ne respecte pas la liturgie ou qu'il n'a pas le courage de s'opposer à l'équipe liturgique locale qui ne respecte pas la liturgie, il s'entend généralement répondre : « Vous manquez de charité ». Ce qui signifie pêle-mêle : ne vous croyez pas mieux que les autres, soyez ouvert, soyez tolérant... etc.
Dans la bouche de certains, le mot "tolérance" est devenu un mantra : un truc qu'on répète quand on ne sait plus ni quoi dire ni quoi répondre.
Si le fidèle écrit à son curé ou à son évêque pour se plaindre des distorsions liturgiques généralisées dans les paroisses, il obtiendra (dans le meilleur des cas !) une réponse dilatoire qui n'abordera jamais le fond du problème soulevé, mais qui se terminera inévitablement par une citation biblique, généralement tirée de la première Epître aux Corinthiens, qui lui rappellera les principes de la charité chrétienne.
Curieux, non ?

 

Quand on pose aujourd'hui une question claire qui appelle une réponse précise, on obtient une citation de l'Ecriture... Pratique très utilisée dans certaines sectes qui ont toujours le bon verset biblique à vous mettre en pleine figure pour vous clouer le bec.
Cependant, au sujet de la charité dont il convient de faire preuve à l'égard du prochain - qu'on soit laïc ou clerc -, il est évident qu'elle ne saurait être séparée de la Vérité. Saint Paul nous dit clairement qu'elle est à chercher dans la parole de Vérité (cf. 2 Co 6, 6-7). 
Et voici encore ce qu'écrit le pape Pie IX à ce sujet : « Jésus-Christ lui-même, notre Dieu, qui est charité (cf. 1 Jn 4, 8) a clairement ordonné de considérer comme païens et comme publicains ceux qui n'écouteraient pas l'Eglise (cf. Mt 18, 17) ». 
Et le Souverain Pontife d'en tirer une conclusion qui demeure d'une grande actualité : « Du reste, notre prédécesseur S. Gélase répondait à Euphème, Evêque de Constrantinople (...) : "C'est au troupeau de suivre le pasteur lorsque celui-ci veut le ramener aux pâturages salutaires, et non point au pasteur de suivre le troupeau à travers les sentiers égarés » (cf. Epist. I ad Euphem., n.15). Il faut, en effet, instruire le peuple et non pas le suivre; et notre devoir est de lui faire connaître, s'il l'ignore, ce qui est permis ou ce qui ne l'est pas, et non point de nous rendre à ses volontés ». (Pie IX, Enc. Quartus supra, du 6 janvier 1873).

 

Il s'ensuit qu'on ne peut pas invoquer la tolérance ou la charité dès lors qu'il s'agit de capituler devant un célébrant ou une équipe liturgique qui ne respecte pas le missel romain, c'est-à-dire qui ne respecte pas la vérité de la liturgie donnée par l'Eglise. C'est d'ailleurs ce qu'a enseigné en d'autres termes, Jean-Paul II lorsqu'il a invité « tous les fidèles catholiques [à] réfléchir sincèrement sur leur propre fidélité à la Tradition de l'Eglise, authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles oecuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion, tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité d'approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire ». (cf. Motu proprio Ecclesia dei adflicta).
Il n'est donc guère possible de pratiquer la charité si celle-ci doit conduire à faire admettre l'arbitraire, c'est-à-dire ce qui, par définition, s'oppose à la Vérité.

 

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