De temps en temps, avec une cadence « étrangement » régulière, on donne à imprimer des livres plus ou moins « à contre courant » et/ou « à caractère scandaleux ». Les premiers, pensés, écrits, publiés et divulgués au sein de l’Eglise même ; les deuxièmes, sagement programmés, y compris dans le rythme des dépêches et des éditoriaux, par un groupe attentif de pouvoirs extérieurs. Ces derniers, ne réussissant pas, et ne pouvant pas réussir, à déraciner le sens religieux humain, qui est désormais bien affermi, c’est une donnée anthropologique, tentent d’insinuer, sans utiliser de nombreux préambules, des attitudes de méfiance et de suspicion, avec le but explicite de délégitimer l’Institution, à laquelle ce sens religieux se réfère, de manière prépondérante. C’est une opération fortement idéologique, parce qu’elle a pour fin la tentative d’affaiblir l’Institution, y compris au plan économique, pour en affaiblir la force même de sa présence dans le monde ! Au fond, c’est le « vieux jeu napoléonien », mis à jour selon les lois démocratiques modernes et selon les moyens contemporains de communication et de persuasion non occulte. Les premiers, au contraire, les livres « à contre courant » ab intra, depuis l’intérieur de l’Eglise, proposent avec une répétition presque obstinée, comme si une affirmation non vraie, à force de la répéter, devenait authentique, comme remède et panacée de tout mal, une nouvelle sécularisation de l’Eglise, son « adaptation » au monde, compris au sens optimiste que, franchement, que l’on ne comprend pas quelle racine possible scripturaire, théologique elle peut revendiquer. L’alternative entre l’Eglise et le monde est radicale, et constitutive du nouveau Peuple de Dieu, de cette ethnie « sui generis » dont parlait Paul VI, qui n’est jamais réductible au monde et qui, quand elle y est réduite, ou quand elle s’y réduit elle-même, perd tout intérêt et devient muette, incapable d’annoncer l’alternative de l’Evangile. La véritable « différence chrétienne », que nous aimons appeler « différence catholique », en en montrant de cette manière la valeur œcuménique et universelle, consiste exactement dans ce fait d’être « dans la monde et non pas du monde », de mémoire évangélique, en maintenant éveillée la vigilance, candide, comme la colombe, la conscience, et prudente, comme les serpents, l’action. Les deux tentatives de publication, même avec des moyens différents semblent alimenter cette « normalisation » séculaire » du phénomène chrétien que le pouvoir, depuis les temps de l’Empire Romain, a toujours cherché, sans jamais parvenir à l’obtenir. Ces deux tentatives de publication réduisent, comme désir les premiers, et comme accusation les seconds, le Christianisme à un résultat moral ou moraliste, en détournant, ou en faisant détourner le regard, du « salut théocentrique » que le Christ a apporté dans le monde, en le gagnant pour les hommes au prix de son sang. Un salut qui, lorsqu’il rencontre la libre adhésion de l’homme pécheur, engendre une créature nouvelle, que l’on ne peut réduire à tout ce qui, jusqu’à présent, est connu et expérimenté. Enfin, théologiquement, les premiers, et historiquement et socialement les seconds, ignorent que la véritable urgence de notre temps est la perte de la foi ! Dans l’Eglise, perdre, progressivement, la certitude que Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, soit l’unique Sauveur universel de l’histoire (cf. la Déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "Dominus Iesus", du 6 août 2000), et dans la monde, l’exclusion progressive volontaire de la valeur publique de la foi, comme facteur d’unification et de stabilisation de la société, et comme garantie de cette plateforme partagée de valeurs, qui est la seule capable d’assurer la permanence d’un ordre authentiquement démocratique. Alors, il est nécessaire de « résister » à toutes les tentatives dans le domaine de l’édition, plus ou moins réussies, avec la ferme conviction que le vrai problème, la véritable urgence, ecclésiale et sociale, est la récupération de la foi ! Cette foi simple et pure, jamais intellectualisée, typique de l’homme de la rue, qui jouit de toute notre estime, qui n’exclut jamais l’action surnaturelle de Dieu dans le monde. Cette foi qui, malgré tout, est toujours certaine que le Seigneur est le Dieu de l’histoire, qui lorsqu’Il le veut « fend les cèdres du Liban »

 

Fides

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