A l'Institut catholique de Liturgie de Paris, Mgr Vingt-Trois aurait dit : « Sous couvert de la mobilisation pour la défense d'une forme liturgique, c'est bien à une critique radicale du concile Vatican II que l'on a assisté, voire au rejet pur et simple de certaines de ses déclarations. Le refus des livres liturgiques régulièrement promulgués fut suivi de l'injure publique envers les papes et couronné par des faits de violence comme la prise de force d'une église paroissiale à Paris et une seconde tentative avortée de la part des mêmes auteurs ». Sauf le respect que nous devons à Mgr l'Archevêque de Paris, nous devons dire que sa vision de l'histoire est quelque peu erronée ou incomplète. Rappelons que :



 

- depuis le Concile, des centaines de lettres ont été adressées aux évêques de France et des dizaines de livres ont été publiés pour attirer leur attention sur le fait que la liturgie voulue par le Concile était trahie dans la majorité des paroisses. Il n'y a jamais eu la moindre réponse...

- en 1985, l'historien François-Georges Dreyfus - qu'on ne peut guère accuser d'être "traditionalistes" puisqu'il est Luthérien - publiait chez Grasset "Des évêques contre le pape", ouvrage qui dénonçait une fronde anti-romaine larvée d'une partie de l'épiscopat français;

- qu'en mai 2000, Mgr Lagoutte, alors Secrétaire de la Conférence des Evêques, reconnaissait qu'il était difficile de trouver, en France, la liturgie célébrée selon les livres liturgiques en vigueur (affirmation confirmée par l'ancien Nonce apostolique, Mgr Felici);

- que l'usage du latin et du chant grégorien, tout comme l'usage du missel romain actuel, ont été interdits par des Supérieurs de séminaires et des Curés de paroisses sans qu'aucun évêque n'intervienne pour stopper de tels abus de pouvoir (l'ancien Archevêque de Strasbourg, Mgr Doré, reconnaissait même qu'en matière de liturgies paroissiales, les choix concernant les façon de célébrer étaient du ressort des équipes liturgiques locales);

- qu'il suffit d'ouvrir les placards de sacristie ou de fouiller dans les tribunes d'orgues pour découvrir les tonnes de feuilles polycopiées qui ont été utilisées ou sont encore utilisées à la place du missel romain actuel...

 

Alors, d'où vient le "refus des livres liturgiques régulièrement promulgués" ? Des "traditionalistes", oui, incontestablement. Mais aussi de ceux qui, durant des années, se sont réclamés de Vatican II - ou plutôt de son "esprit" - et qui aujourd'hui ouvrent de grands yeux étonnés quand on leur fait découvrir que les liturgies dont ils ont gavé les fidèles ne sont pas conformes à la liturgie définie à la suite du Concile. Cerise sur le gâteau : ayant été à la messe dans la collégiale d'une importante ville, j'ai constaté que là comme ailleurs, la liturgie était truffée d'éléments sortis de la tête du célébrant mais ne figurant pas dans le missel. J'ai donc écrit au Curé-doyen de la paroisse qui m'a très aimablement répondu que « suivre fidèlement la liturgie de l'Eglise relevait du plus pur pharisaïsme ».

 

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