« Les hommes demandent à la nourriture et à la boisson l’apaisement de leur faim et de leur soif, mais rien ne peut le leur donner en vérité sinon cette nourriture et cette boisson qui rendent immortels et incorruptibles ceux qui les prennent. Ainsi ils réalisent cette société des saints où règnent pleines et parfaites la paix et l’unité. C’est pourquoi, comme l’ont pensé avant nous des hommes de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ a confié son corps et son sang à des espèces où la multiplicité se trouve réduite à l’unité. Dans la première, de nombreux grains forment une unité dans l’autre, de nombreux raisins mêlent leur jus dans l’unité. Le Seigneur explique ensuite comment s’accomplira ce dont il parle et ce que signifie manger son corps et boire son sang. « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 57). Manger cet aliment et boire cette boisson, c’est donc demeurer dans le Christ et l’avoir à demeure en soi. Par conséquent, celui qui ne demeure pas dans le Christ et en qui le Christ ne demeure pas sans doute aucun, ne mange pas sa chair d’une manière spirituelle, pas plus qu’il ne boit son sang. Il peut bien broyer de ses dents d’une manière charnelle et visible, le sacrement du corps et du sang du Christ, c’est plutôt pour sa propre condamnation, qu’il mange et boit le sacrement d’une si haute réalité. Impur, il a osé s’approcher des sacrements du Christ que nul, à moins d’être pur, ne peut recevoir dignement. De ceux-là, il est dit : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8). « Comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange, celui-là vivra par moi » (Jn 6, 58). C’est comme s’il disait : « Oui, je vis par le Père, en ce sens que je lui réfère ma vie, comme à quelqu’un de plus grand que moi, à cause de l’anéantissement en lequel il m’a mis. Ainsi celui qui me mange vivra par moi à cause de la participation qu’il obtient ainsi. Moi donc dans mon abaissement, je vis par le Père, lui, dans son élévation, il vit par moi ». Toutefois, s’il est dit : « Je vis par le Père » (Ibidem), car le Fils procède du Père et non l’inverse, c’est dit sans préjudice de leur égalité. Tandis qu’en disant : « Celui qui me mange, celui-là vivra par moi » (Ib.), il n’est plus question d’égalité entre lui et nous; ce qui est mis en lumière, c’est la grâce qui nous vient du Médiateur ».

 

Homélie de saint Augustin, évêque (Traité 26 sur l’évangile selon s. Jean,17-19: PL 35, 1614) 

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