Beaucoup de personnes se souhaitent "Joyeuses Pâques !". Pourquoi pas plus simplement "bon week-end" ou "bonne détente" ? Pour la majorité des personnes, Pâques n'est plus qu'une fête des oeufs multicolores, ou une fête du chocolat... Voilà à quoi on a réduit Pâques. On ne croit en rien, mais on prend part à une fête profane à laquelle on a donne le nom de Pâques. Tout cela n'a pas de sens !
Pâques n'a de sens que si on prend au sérieux la question de la Résurrection. C'est cette question qui doit s'imposer : elle est la question la plus importante de l'histoire humaine ; elle nous met en face de l'histoire de quelqu'un "qui en est revenu", de quelqu'un qui, après avoir été réellement mis en terre, est véritablement sorti du tombeau, vivant, en bonne santé, joyeux, vainqueur de la mort, de notre mort !
 « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » : c'est ce que nous dit l'Eglise au cours de la liturgie du mercredi des Cendres; mais à Pâques, cette même Eglise ajoute : « Souviens-toi aussi que tu vas resurgir de tes cendres ». L'Eglise nous rappelle qu'aussi sûrement que nous deviendront poussière, nous ressusciterons. 
Mais si cette résurrection ne peut pas être prise au sérieux si elle n'est pas reconnue comme réelle, comme sont réels les événements de la vie ordinaire. Alors, effectivement, la fête de la Résurrection se limite à n'être plus qu'une fête des oeufs, des cloches, du lièvre... des canards et des Schtroumpfs. C'est un jeu pour enfants, rien de plus; sans doute agréable et divertissant, mais rien de plus. Ça ne construit pas une vie car ça ne donne aucun sens à la vie !
Etant donné que la question "résurrection ou pas résurrection ?" est une question du "tout ou rien", elle ne sera ni belle ni amusante si on ne lui apporte aucune réponse et s'il s'avère qu'elle est inventée de toutes pièces. Imagine-t-on le désespoir dans lequel pourrait sombrer un grand malade si, recevant la visite de l'équipe médicale, il entendait le médecin-chef lui dire : « Ici, on fera tout ce qu'il faut pour que vous perdiez rapidement tout espoir de guérison ».
Le grand théologien norvégien Mörstad dit : « Ou bien Jésus de Nazareth est Dieu, et il a pu vaincre définitivement sa mort corporelle, ou bien il n'est qu'un homme, et il n'a pas pu surmonter sa mort corporelle ». Mais si Jésus n'était qu'un homme, il n'y aurait plus aucune raison de croire en l'existence de Dieu : que serait un Dieu qui se dit notre Père tout-puissant et qui laisserait mourir Son Fils de façon cruelle et de manière définitive ? Le message fondamental du christianisme : "Dieu nous aime" perdrait alors toute crédibilité. 
Seule la résurrection empêche le triomphe de l'athéisme : seule la résurrection donne à l'homme une dimension qui interdit qu'on n'en fasse que l'esclave du matérialisme ambiant. La foi de l'Eglise proclame : Surrexit Dominus vere - le Seigneur est vraiment ressuscité -. Le Christ est vraiment réssuscité, et c'est la seule et unique raison de célébrer la fête de Pâques !

 

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