La Commission Permanente de la Conférence Épiscopale Espagnole (CEE) a célébré sa CCXIII réunion à Madrid, le 16 et 17 juin, en dédiant une grande partie des travaux à l’analyse du “projet de loi sur l’avortement”, que le Conseil des Ministres a rendu public le 4 mai dernier. Comme fruit de la réflexion ils ont publié la “Déclaration sur le projet de loi sur l’avortement : l’attentat à la vie de ceux qui vont naître, convertis en ‘droit’”. Selon les évêques, si le projet de loi en question devient loi, cela comporterait « un grave retour en arrière dans la protection de la vie d’où surgirait un abandon plus grand des femmes enceintes, et en définitive un dommage très sérieux pour le bien commun ».

 

 

L’aspect peut-être le plus obscur du projet « est le prétexte de qualifier l’avortement comme un droit qui devrait être protégé par l’État ». En effet, durant les 14 semaines du terme qu’établit la loi, « la volonté de la mère se transforme en arbitre absolu de la vie et de la mort de l’enfant qu’elle porte en elle ». Toutefois « le droit à la vie n’est pas une concession de l’État, c’est un droit qui précède l’État lui-même, et que celui-ci a toujours l’obligation de protéger ». On pose l’argument de la santé comme excuse pour éliminer ceux qui vont naître, ce qui est une grave erreur parce que « avorter n’a jamais été un soin, c’est toujours un meurtre ». Au contraire « une politique de santé authentique doit toujours tenir compte de la santé de la mère enceinte, mais aussi de la vie et de la santé de l’enfant qui va naître ». Par ailleurs « l’imposition de l’avortement donné dans un système sanitaire comme une prestation assistée pour la santé bio-psycho-sociale de la femme enceinte, à laquelle celle-ci aurait un droit supposé » laisse ouverte la possibilité qu’on ne respecte pas ceux qui refusent de réaliser un avortement pour « justifier des motifs de conscience » en la punissant même par des sanctions. Dans ce projet, « on nie et on dévalue l’être humain pour chercher à justifier son élimination », en soutenant « l’affirmation irrationnelle que pour un temps déterminé, l’être vivant produit par la fécondation humaine ne serait pas un être humain ». Les évêques dénoncent aussi le fait que « ce projet de loi ne manifeste pas d’intérêt réel pour le bien des femmes tentées par l’avortement, en particulier les plus jeunes. On se limite à leur ouvrir un chemin vers un abîme moral et vers le syndrome post-avortement ». « On commet une injustice d’imposer une éducation morale sexuelle déterminée qui en plus d’être favorable à l’avortement, ne sera pas non plus efficace ni comme une éducation vraie, ni comme une prévention de l’avortement ». La déclaration se termine en rappelant que chaque être humain « est un don sacré pour ses parents et pour toute la société », et par conséquent « sa vie ne peut pas être laissée à l’arbitraire de quelqu’un, encore moins celui de l’État dont le devoir premier est exactement celui de garantir le droit de tous à la vie, comme élément fondamental du bien commun ». « Nous parlons en faveur de ceux qui ont le droit de naître et d’être accueillis par leurs parents avec amour ; nous parlons en faveur des mères qui ont le droit de recevoir l’appui nécessaire de la société et de l’État pour éviter de se transformer en victimes de l’avortement ; nous parlons en faveur de la liberté des parents et des écoles qui collaborent avec eux pour donner à leurs enfants une formation affective et sexuelle en accord avec certaines convictions morales qui les préparent en réalité à être des parents et à accueillir le don de la vie ; nous parlons en faveur d’une société qui a le droit de compter sur des lois qui ne confondent pas l’injustice avec le droit » conclut le texte.

 

Fides

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