Au moment du Concile, le Cardinal Garrone faisait remarquer qu'une idée dangereuse s'était emparée du clergé. Elle consistait à faire des expériences liturgiques et à mettre le Magistère devant le fait accompli pour que les nouveautés souhaitées par les clercs et imposées aux fidèles soient "enfin" admises. Et le Cardinal faisait remarquer que cette façon de faire était doublement dangereuse puisqu'elle sapait l'Autorité de l'Eglise et ruinait la foi des fidèles aux sacrements.

 

 

Le Cardinal Garrone ne fut pas écouté. Dès 1971, le P. Olivier, alors Professeur à l'Institut catholique de Paris, se réjouissait publiquement de ces improvisations liturgiques en écrivant : « L'accueil fait à ces changements a dépassé toutes les prévisions, comme si le sentiments religieux n'avait plus attendu que ce timide "feu vert" [du Concile] pour se donner libre cours. Depuis, les initiatives individuelles ne cessent plus de devancer les décisions romaines. (...) Le catholicisme est certes encore loin de réaliser exactement ce qui lui arrive. Mais son évolution simplement liturgique dessine une courbe sur laquelle il est impossible de se méprendre (...) ». Et un peu plus loin, le P. Olivier ajoutait : « L'autel face au peuple a sonné le glas du tabernacle ». En 1973, un Jésuite alors déjà âgé de 70 ans, profondément attaché à l'obéissance, spécialement à l'égard du pape comme le veut son Ordre, s'étonnait de voir son Supérieur, plus jeune que lui, célébrer la messe en introduisant des fantaisies dans la Prière eucharistique. L'ayant questionné à ce sujet, le Père jésuite s'entendit répondre : « Ne vous en faites pas; ce n'est pas légal aujourd'hui, mais peu à peu nous arriverons à faire admettre ce changement ». Selon ces témoignages, des forces destructrices étaient dans l'Eglise avant le Concile. Vatican II n'a été pour elles qu'un "feu vert" leur permettant de se libérer et d'officialiser leur goût pour les innovations et la désobéissance. Lorsque, d'expériences illégitimes en expériences illégitimes, on en est arrivé à généraliser les autels face au peuple - ce qui n'était absolument pas demandé par le Concile - il ne s'est trouvé aucun évêque pour mettre le holà : bien au contraire, les responsables diocésains, à tous les niveaux, ont encouragé les réaménagements des espaces liturgiques fait en toute hâte et ont approuvé la généralisation de la liturgie célébrée face au peuple. On est ainsi passé, pour l'Eucharistie, de l'idée de sacrifice à l'idée de repas convivial, avec pour conséquences l'abandon de la pratique dominicale, la chute des vocations religieuses et sacerdotales, les carences dans la formation des clercs.

 

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