Lors de son premier message, le 20 avril 2005, Benoît XVI a déclaré : « (...) je veux affirmer avec force ma très ferme volonté de poursuivre la tâche de la mise en oeuvre de Vatican II, sur la trace de mes Prédécesseurs et dans une fidèle continuité avec la Tradition bimillénaire de l'Eglise ».
Cette affirmation correspondait point par point à ce qu'écrivait déjà le Cardinal J. Ratzinger dans "Entretien sur la foi" (Ed. Fayard, 1997, p. 17) : « (...) J'ai toujours voulu rester fidèle au concile Vatican II, cet aujourd'hui de l'Eglise, sans nostalgie pour un hier irrémédiablement passé, sans impatience pour un demain qui ne nous appartient pas ».


 

Que signifient de telles paroles si on les applique à la liturgie ? "Mettre en oeuvre Vatican II" implique nécessairement mettre en oeuvre la restauration liturgique qui en découle et ce "sans nostalgie pour un hier irrémédiablement passé".
Mais alors, demanderont certains, quel est le sens du Motu proprio Summorum Pontificum, qui peut donner l'impression que le Saint Père a une certaine "nostalgie pour un hier" ou qui pourrait faire croire qu'il s'agit de rétablir de façon permanente la façon "pré-conciliaire" de célébrer la liturgie ?
Les choses sont, en réalité, plus subtiles. Premièrement, Benoît XVI sait que la question liturgique, même si elle est d'importance capitale, ne se pose que dans une portion limitée de l'Eglise. Il faut donc apprendre à relativiser le problème. Deuxièmement, il faut se souvenir que le Motu proprio Summorum Pontificum libéralisant les usages liturgiques d'avant le Concile a donné à Benoît XVI l'occasion de rappeler deux points importants : « Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la "lex orandi" de l'Eglise catholique de rite latin » (...) et « un bilan des résultats du Motu proprio » devra être établi trois ans après la publication du document, soit en 2010. Il y a la norme, et il y a les résultats d'une exception : ce sont deux choses différentes dont il faut savoir tenir compte.
Tout porte donc à croire que ce que "veut" Benoît XVI (car il s'agit ici d'une volonté liée à l'autorité magistérielle et non simplement d'un souhait lié à la sensibilité liturgique du pape Ratzinger), c'est redonner aux fidèles un sens de la liturgie qui les poussera à vouloir que la Constitution Sacrosanctum Concilium de Vatican II soit étudiée, comprise et mise en application en utilisant certaines valeurs de la liturgie dite "tridentine" qui n'auraient jamais dû être abandonnées lors du la mise en oeuvre du missel romain promulgué par Paul VI (dignité, sens du sacré, chant grégorien, orientation du célébrant... etc.). Ceci apparaît clairement dans deux documents signés du Cardinal Ratzinger. Le premier est celui dans lequel il rappelle que grâce au concile Vatican II, la liturgie de l'Eglise a été dégagée des différentes couches (rubriques, prières privées) qui en dissimulaient la beauté, et le second est une lettre dans laquelle il souligne que « la demande de la liturgie ancienne est limitée » et que « l'existence de deux rites est difficilement gérable pour les évêques et les prêtres » et qu'il faudra, en conséquence, n'avoir à l'avenir qu' « un seul rite, célébré en latin ou en langue populaire, mais basée entièrement dans la tradition du rite ancien » (cf : Lettre du Cardinal Ratzinger au professeur de philologie allemand Heinz-Lothar Barth en 2003).

 

Pro Liturgia

Yves - dans Liturgie - Rit Romain

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