On appelle "Tradition" non pas des usages (des "traditions") mais les bases d'un enseignement doctrinal. Il s'agit donc d'une doctrine sacrée qui ne se trouve pas explicitement dans l'Ecriture mais dont on croit qu'elle faisait partie à l'origine de la Révélation du Seigneur.
La "Tradition" est transmise au moyen de diverses formulations qui font autorité et que l'Eglise consulte dès qu'elle a besoin de s'interroger sur la foi et sur certaines de ses pratiques.
Tout comme l'Ecriture, la "Tradition" repose sur l'autorité divine : c'est grâce à la "Tradition" que les fidèles reconnaissent l'existence de livres qui contiennent la Parole de Dieu, et c'est aussi grâce à la "Tradition" que les fidèles ont une clé qui leur permet d'interpréter correctement cette Parole divine.
La "Tradition" a une origine divine : elle confirme l'enseignement des Apôtres ainsi que la pratique de l'Eglise par laquelle cet enseignement apostolique atteint tous les hommes de bonne volonté. Il faut donc considérer la "Tradition" sous ses trois aspects : divin, apostolique et ecclésiastique.

 

 

saintsacrificemesse.jpg 

 

La "Tradition" n'est pas quelque chose de statique puisque l'Eglise qui en détient la clé a pour devoir de parler aux hommes de diverses époques et de diverses cultures. L'Eglise a donc pour obligation de promulguer, d'appliquer et de développer la "Tradition" en veillant toutefois à ne jamais la trahir. Pour ne pas trahir la "Tradition", l'Eglise prend soin de la préserver sous trois formes. D'abord sous forme de définitions : il s'agit essentiellement des décisions conciliaires et des enseignements des papes : de tous les conciles, de tous les papes, comme l'a rappelé Benoît XVI. Ensuite sous la forme de la pratique courante (qu'il ne faut pas confondre avec des usages ou des habitudes) de l'Eglise : dans sa pratique courante, l'Eglise ne peut pas enseigner l'erreur. Enfin sous forme de conservation (qu'il ne faut pas confondre avec une sclérose) des trésors de cette "Tradition" : les écrits des Pères et l'exemple laissé par les saints qui ont reflété avec exactitude la pensée de l'Eglise et soutenu son autorité.
Mettre en doute l'enseignement de l'Eglise, c'est adopter une position qui conduit tôt ou tard à ne plus être en communion avec elle. Ne pas consulter les Pères et ignorer l'exemple des saints conduit à mener une vie chrétienne appauvrie. Modifier de son propre chef les pratiques de l'Eglise conduit à masquer l'activité vivifiante du Corps du Christ et à priver ses membres de certaines grâces.
La première attitude est totalement incompatible avec l'appartenance à l'Eglise. La deuxième et la troisième attitude ne sont pas incompatibles avec l'appartenance à l'Eglise mais ne reflètent pas les dispositions d'un véritable membre de l'Eglise puisque être catholique ou recevoir la "Tradition" des mains de l'Eglise, c'est une seule et même chose.

 

On peut reconnaître cinq sources principales de la "Tradition" : l'autorité de l'Eglise catholique, celle de l'Eglise romaine (l'Evêque de Rome est aussi chef de l'Eglise catholique, mais l'Eglise romaine ne représente pas à elle seule toute l'Eglise catholique : il y a des Eglises orientales qui sont pleinement catholiques sans être "romaines"), l'autorité des Eglises locales pour autant qu'elles sont en communion avec l'Eglise catholique (+) et donc placées sous l'autorité de l'Evêque de Rome, l'autorité des Pères et l'autorité des théologiens dont les enseignements sont approuvés par l'Eglise.
La liturgie est le principal instrument de la "Tradition" qui s'alimente aux cinq sources citées ci-dessus : elle a la même étendue que toute autorité ecclésiastique (ce qui explique que même le pape, lorsqu'il la célèbre, est tenu de la respecter), mais elle est supérieure à celle des Pères et des théologiens qui, pour leurs études, sont obligés de s'y référer.
L'un des principaux aspects de la liturgie est celui de "confession" : lorsqu'un prêtre est à l'autel, il doit avoir conscience que par la liturgie qu'il célèbre il manifeste que c'est l'Eglise tout entière qui rend hommage à Dieu de la Vérité qu'elle a reçu de Lui. S'il n'est pas permis à un célébrant de modifier la liturgie, c'est parce que la liturgie de l'Eglise a la garantie d'être exempte d'erreur : si la liturgie de l'Eglise contenait une erreur, cela voudrait dire que l'Eglise enseigne l'erreur, ce qui est impossible puisque le Christ lui-même a envoyé l'Esprit Saint pour préserver son Eglise de toute erreur.
La liturgie de l'Eglise universelle a deux formes d'unité. La première peut être qualifiée de "physique" et désigne toutes les prières et tous les rites de toutes les Eglises en communion les unes avec les autres. La seconde forme peut être qualifiée de "morale" et dépend des contextes historiques dans lesquels se sont développés les différents rites. Mais au milieu de ces différentes liturgies, la liturgie romaine tient une place particulière : on peut dire que son autorité se confond avec celle de l'Eglise universelle. L'autorité de l'Eglise romaine repose sur la promesse du Christ faite à Pierre : Tu es Petrus et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam. Puisque la liturgie romaine est celle du Successeur de Pierre, on peut affirmer que cette liturgie-là, telle qu'elle nous est donnée aujourd'hui par l'Eglise garante de la "Tradition", ne peut pas contenir d'erreur.

 

Pro Liturgia

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg