« … A l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique » (Deus Caritas Est, n° 1). Le résultat moral, pour important qu’il soit, ne peut être l’unique mesure de la Vérité. Parce que l’Eglise est habitée par la Puissance de l’Esprit, on ne peut rien contre elle, pas même la fragilité des chrétiens. Les Apôtres eux-mêmes dans leur attitude, n’ont pas été irréprochables : que l’on pense au moment de l’arrestation de Jésus. Sommes-nous différents d’eux ? Certes, il y a deux mille ans d’expérience, qui rendent moins justifiables certains comportements humains ; toutefois « le cœur est toujours nouveau, et doit toujours être rééduqué, à chaque génération ». L’Esprit, descendu à la Pentecôte, garantit l’indéfectibilité de l’Eglise et rend possible la Présence de Jésus-Christ, qui « brûle », mais ne consume pas. Il faut toujours se souvenir d’un paradoxe évangélique fascinant : la force de l’Eglise, la force de chaque vrai chrétien, atteint sa plus grande efficacité dans la faiblesse. Donnons un exemple : une certaine critique biblique, qui a cherché de « démythologiser » l’Ancien Testament, n’a pas conduit souvent à une foi plus authentique, mais à des attitudes d’orgueil réel et dangereux : on en est arrivés à penser que les témoins oculaires, et ceux qui ont écrit le Nouveau Testament, sur la base de témoignages directs, avaient seulement « projeté » leur personnalité sur les événements du Christ : ainsi, est né le Christ de la foi, séparé de manière inexplicable et illogique du Christ de l’histoire. Nous pourrions nous demander : « Ne pourrait-il s’être produit que les exégètes modernes aient projeté leur scepticisme, leur style et leur attitude sur les gens du I° siècle ? » (M.D.O’Brien, Il Nemico, Cinisello Balsamo 2006, pp. 175-176; 308). C’est dans ce contexte de faiblesse qu’a fleuri la force du récent Magistère des deux derniers Pontifes. Seule l’invocation au Saint-Esprit, de la part de nombreuses âmes qui prient et jeûnent pour la victoire contre les esprits ennemis, est le remède à de tels « désorientations ». L’Eglise reçoit la grâce – c’est là la parole et la réalité beaucoup trop oubliée – d’écouter et d’obéir à tout ce que Dieu demande. Un don, non pas une force ou une sagesse humaines. Il faut accepter d’être humbles et faibles, mendiants, et Celui qui a créé l’univers remplit de force. Il est nécessaire que chaque rapport, chaque amitié soit « à trois » : deux, plus la conservation de la Vérité elle-même du rapport qu’est le Christ. Autrement, c’est la mort de l’Amour.

 

Dans l’Eglise, il faut seulement désirer être saints, en arrivant à dépasser radicalement des attitudes en se déclarant comme « conservateur » ou « progressiste ». En outre, après l’amour pour le Christ, il faut mettre l’obéissance au-dessus de toute autre chose, car elle est inséparable de l’amour sincère. Depuis toujours, le danger tenaille l’Eglise Universelle qui, comme la Vierge Marie, est atteinte au talon par Satan, l’Ennemi. Mais elle survivra à tout, parce que le Christ, la Lumière du Monde est avec elle et l’assimile à Lui. Seul le Christ est l’Etoile du Matin qui ne connaît pas de coucher, et l’Eglise doit se réfléchir en Lui qui est Lumen Gentium, comme le déclare le Concile Vatican II dans la Constitution qui porte ce nom.

 

Fides

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