Les catholiques qui entrent en politique doivent proposer à la conscience des citoyens le bien ou les biens à partager. C’est un principe qui vaut sous toutes les latitudes et dans tous les systèmes politiques. Jésus a déclaré qu’il fallait donner à César ce qui était à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, pour séparer ("distinguer", NDLR) le pouvoir de la politique du pouvoir divin, en créant le domaine de la liberté de conscience. C’est cette liberté qui fait en sorte qu’il ne puisse pas y avoir de « neutralité » en politique. La politique, n’importe quel choix politique, n’est pas et ne peut jamais être neutre. Par exemple, les expériences de laboratoires, et surtout celles qui « manipulent » la vie à l’origine, ne sont déjà pas absolument neutres, parce qu’elles supposent une anthropologie, une conception déterminée de l’homme, et influent de manière importante, même sur la vie des individus. Ainsi, même les mesures législatives ne peuvent jamais être détachées de la réalité, sous peine d’être inutiles, réalité qui révèle une conception déterminée de la société et surtout de l’homme et de sa réalité.

 

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Ce qui nous préoccupe réellement, c’est la réapparition, avec une ponctualité dramatique, dans les Parlements et dans les structures de gouvernement de nombreuses nations dans tous les Continents, de propositions qui tendent à « dénaturer par la loi » des institutions de droit naturel, comme la famille, ou à légitimer, en la dépénalisant, celle que les auteurs de la « conscience aseptique » voudraient faire « digérer », comme la « mort douce ». Il y a des « principes qui ne sont pas négociables » comme la famille, la vie et l’éducation, sur lesquels un catholique ne peut accepter un compromis, EN AUCUN CAS, ET POUR AUCUNE RAISON ; c’est pourquoi il ne peut être humilié par des attaques explicites contre ce qui est plus sacré, de la part de ceux qui désirent détruire l’ordre social actuel, pour réaliser des désirs qui, en réalité, sont des caprices, ou suivre des rêves qui sont des cauchemars. Il n’y a pas seulement la « révolution économique », il y a des révolutions plus dangereuses, rampantes et idéologiques, qui prétendent réintroduire des thèmes étrangers à la sensibilité commune, et qui révèlent une idée d’homme et d’humanité totalement idéologique et détachée de la réalité, ainsi que de la nature. Si la politique se perd dans ces méandres, que l’on se rappelle que ce n’est jamais la tâche de César d’établir qui est l’homme ! Les hommes de bonne volonté, croyants ou non, le savent bien : il y a des « principes que l’on ne peut négocier », et, lutter pour leur défense, est une raison suffisante pour donner une signification à une existence tout entière.



Lien : Note Doctrinale (2002) sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique

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