« Paul VI comprit clairement que la question sociale était devenue mondiale et il saisit l’interaction existant entre l’élan vers l’unification de l’humanité et l’idéal chrétien d’une unique famille des peuples, solidaire dans une commune fraternité » (Caritas in Veritate, N°13). Le monde aspire, en un certain sens, à l’unité et à la fraternité universelles, mais il perçoit, dans le même temps que ce n’est pas là le but « d’engagements personnels, mais qu’elles sont, en un certain sens… « données ». La conviction chrétienne, en effet, est que cette unité puisse venir seulement quand on se convertit au Christ. Toutefois, les efforts qui se font en de nombreux endroits, quand ils proposent de nouveau la présomption de la « Tour de Babel », c’est-à-dire de construire l’unité du monde en faisant abstraction de Dieu, pourraient se révéler tout à fait inefficaces, et porteurs d’une unité inachevée qui risquerait de s’écrouler sur elle-même.

 

 
 

Ces efforts humains, s’ils sont sincères, sont, en réalité, des signes de recherche de cette unité que l’Eglise annonce depuis deux mille ans, en sachant bien sur quel fondement elle doit s’appuyer pour être solide. A ce sujet, le Catéchisme de l’Eglise Catholique enseigne des vérités dont il faut se souvenir avec une considération attentive de manière unitaire. La première, c’est que l’unité du genre humain vient de la création. « En raison de son origine commune, le genre humain forme une unité », citant le Magistère du Pape Pie XII et le Concile Vatican II (360). La deuxième vérité concerne la Rédemption : « L’Eglise est dans le Christ comme Sacrement, c’est-à-dire signe et instrument de l’union intime avec Dieu, et de l’unité de tout le genre humain… Voilà la première fin de l’Eglise… L’Eglise est ‘signe et instrument’ » de la pleine réalisation de cette unité qui doit encore s’accomplir » (775). Jésus a fondé l’Eglise pour en faire le signe et les prémisses de l’unité du genre humain qu’il a racheté par son Sang : c’est là la pierre à ne pas écarter, pour que parvienne à son accomplissement l’œuvre du salut. La troisième vérité vient de l’eschatologie : l’unité dont l’Eglise est signe et germe en mystère, est celle du Royaume de Dieu où « Ceux qui seront unis au Christ formeront la communauté des rachetés […]. Elle ne sera plus blessée par le péché, par les impuretés, par l’amour propre, qui détruisent ou blessent la communauté terrestre des hommes. La vision béatifique […] sera une source éternelle de joie, de paix et de communion réciproque » (1045). Le chrétien sait qu’il est dans le monde mais pas du monde, qu’il est « le sel de la terre » qui, comme le disent les Pères, sert à maintenir le monde non corrompu. On peut donc dire que, sans l’Eglise du Christ, dont les chrétiens sont membres, le monde et « l’homme (est) constitutivement tendu vers ‘l’être davantage’ » (Caritas in Veritate, N°14), ne peuvent voir réalisé leur propre désir de l’unité. Parce qu’ils sont incapables de se transformer eux-mêmes. On comprend donc pourquoi « la réalisation d’une fraternité authentique (Caritas in Veritate, N°20) est l’urgence dictée par la charité dans la vérité. Si l’on faisait abstraction de cela, aucune autorité mondiale ne pourrait travailler de manière authentique à la réalisation du bien commun (cf. n° 67).
 

Fides

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