Si l'on en croit certains fidèles attachés à la Liturgie dite de Saint Pie V qu'ils considèrent comme "traditionnelle" à l'exclusion de tout autre Liturgie, le missel romain actuel autoriserait toutes les fantaisies que l'on voit faire dans les messes paroissiales. Affirmer de telles choses peut relever d'une certaine ignorance. Afin d'éviter de faire dire tout et n'importe quoi au Concile dont on se réclame, nous donnons ci-dessous le déroulement de la messe auquel tout célébrant devrait se conformer puisqu'il n'est permis à personne, même prêtre, d'ajouter, de modifier ou de supprimer quoi que ce soit dans la liturgie (cf. Constitution Sacrosanctum Concilium). Le descriptif qui suit est intégralement repris de l'Introduction générale du Missel romain, IIIème édition approuvée en 2000 par le pape Jean-Paul II.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour que la messe puisse être dignement célébrée, il est nécessaire de mettre en place préalablement ce qui servira à la liturgie.

 

- L'autel, qui sera de préférence fixe et disposé de façon à ce qu'on puisse facilement y accomplir tous les rites liturgiques, sera couvert d'au moins une nappe de couleur blanche. Dessus ou à proximité, on placera des chandeliers avec des cierges allumés. Ils seront au nombre de deux au minimum pour toute célébration, de quatre, ou même de six s'il s'agit de la messe dominicale. On mettra sept cierges si c'est l'évêque du diocèse qui célèbre. Il y aura aussi directement sur l'autel ou à proximité, une croix avec l'effigie du Christ crucifié. Les chandeliers et la croix avec l'effigie du Christ crucifié pourront être portés au cours de la procession d'entrée qui ouvre la célébration. Sur l'autel même, on pourra placer - à moins qu'on ne le porte au cours de la procession d'entrée - l'Evangéliaire, qui sera distinct du livre des autres Lectures.

 

- Près du siège du prêtre, on préparera le missel et, si on le juge bon, le livre des chants.

 

- A l'ambon on préparera le lectionnaire.

 

- Sur la crédence, on préparera : le calice couvert d'un voile qui sera soit de la couleur liturgique du jour, soit blanc, le corporal, le purificatoire (éventuellement la pale), la patène et, en cas de nécessité, des ciboires, les hosties destinées à la communion du célébrant, des ministres et du peuple, les burettes avec le vin et l´eau (sauf si ces éléments sont présentés en procession par les fidèles au début de l'offertoire), un vase contenant l'eau à bénir si l'on fait l'aspersion pour le rite pénitentiel, le plateau pour la communion des fidèles, et enfin, ce qu'il faut pour le lavement des mains du célébrant. Dans la sacristie, selon les diverses formes de célébration, on préparera les vêtements liturgiques du prêtre et des autres ministres :

 

- pour le prêtre : l'aube, l'étole et la chasuble;

 

- pour les autres ministres : des aubes ou les autres vêtements liturgiques approuvés tels que la soutane et le surplis. Ceux qui revêtent l'aube utiliseront l'amict pour dissimuler le col de chemise et le cordon pour éviter le flottement de l'habit, à moins que la coupe de l'aube ne l'exige pas. Si l'entrée se fait en procession, on préparera aussi l'Evangéliaire, l'encensoir et la navette d'encens (si l'encensement est prévu), la croix de procession, les chandeliers munis de cierges allumés.

 

 

 

Lorsque le peuple est rassemblé, le prêtre et les ministres, portant les vêtements liturgiques, s'avancent vers l'autel selon l'ordre suivant :

- le thuriféraire avec l'encensoir fumant, si l'on emploie l'encens;

- les ministres qui portent les cierges et, au milieu d'eux, un autre ministre portant la croix;

- les acolytes et les autres ministres;

- le lecteur, qui peut porter l'Evangéliaire en l'élevant un peu;

- le prêtre qui va célébrer la messe et qui avance mains jointes.

 

 

 

Pendant la procession vers l'autel, la schola, ou un soliste, ou le peuple exécute le chant d'entrée avec le texte du jour. Lorsqu'ils sont parvenus à l'autel, le prêtre et les ministres font une inclination profonde. Si elle a été portée en procession, la croix avec l'effigie du Christ crucifié est dressée de manière à ce qu'elle devienne l'unique croix de l'autel visible. S'il y a déjà une croix sur ou près de l'autel, la croix de procession est placée dans un autre endroit convenable. Les chandeliers sont placés sur ou près de l'autel et l'Evangéliaire est dignement déposé sur l'autel. Le prêtre monte à l'autel et le vénère par un baiser. Ensuite, si cela est prévu, il encense la croix, puis l'autel en en faisant le tour. Cela étant fait, le prêtre gagne son siège pendant qu'on achève le chant d'entrée. Puis tous, prêtre et fidèles se tenant debout, font le signe de la croix. Le prêtre chante : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti, et le peuple répond : Amen. Se tournant vers le peuple et étendant les mains, le prêtre salue les fidèles avec une des formules proposées dans le missel. Puis, lui-même ou un autre ministre "peut" introduire les fidèles à la messe du jour par quelques mots très brefs. Vient ensuite la préparation pénitentielle (Confiteor ou autre formule donnée dans le missel). Quand la célébration pénitentielle est achevée, on chante le Kyrie. Quand c'est prescrit, on chante ensuite le Gloria. Le prêtre, gardant les mains jointes, se tourne vers les fidèles et les invite à s'unir à la prière de l'Eglise en chantant l’Oremus. Tous prient avec célébrant en silence pendant un instant. Puis, les mains étendues, le prêtre chante la prière d'ouverture (collecte) en se tournant de préférence vers la croix. A la fin de celle-ci, le peuple répond Amen. La collecte étant proclamée, tous s'assoient. Le lecteur se rend à l'ambon et, à partir du lectionnaire déjà mis en place avant la messe, il proclame la première lecture que tous écoutent. A la fin, il chante l'acclamation Verbum Domini. L'assemblée répond Deo gratias. Si on le juge bon, on peut alors observer un bref moment de silence pour permettre une méditation de ce qui vient d'être entendu. Ensuite, le psalmiste, ou le lecteur lui-même dit le psaume, auquel le peuple peut répondre par un refrain. Si l'on préfère, la schola peut chanter le "graduel" du jour ou la pièce spécifique prévue pour le temps liturgique.

 

 

 

Pour la seconde Lecture, on procède selon ce qui a été indiqué ci-dessus. Ensuite on chante l´Alleluia, ou le second chant prévu (Trait), selon les exigences du temps liturgique. Pendant la reprise de l'Alleluia, l'assemblée se lève. Pendant qu'on chante l'Alleluia ou le second chant prévu, le prêtre, assis à son siège, impose l'encens qui lui est présenté par deux acolytes - si on l'emploie - et le bénit. Puis, les mains jointes, et profondément incliné devant l'autel, il dit à voix basse la prière Munda cor meum.

 

 

 

Après quoi, si l'Evangéliaire est sur l'autel, le prêtre le prend et, précédé par les acolytes en aube (ou en soutane et surplis) qui peuvent porter l'encens et les cierges, il se rend à l'ambon en portant l'Evangéliaire un peu élevé. Tous se tiennent debout, tournés vers l'ambon, manifestant ainsi le respect particulier dû à l'Evangile du Christ. Le prêtre ouvre alors le livre et, les mains jointes, dit Dominus vobiscum. Le peuple répond Et cum spiritu tuo. Le prêtre annonce ensuite Lectio santi Evangelii secundum N. en faisant le signe de la croix avec le pouce sur le livre, puis sur lui-même au front, à la bouche et à la poitrine. Les fidèles présents se signent de la même manière et acclament Gloria tibi Domine. Si l'on emploie l'encens, le prêtre encense le livre, puis il proclame l'Evangile. A la fin, il dit Verbum Domini. Le peuple répond Laus tibi Christe. Le prêtre embrasse alors le livre en disant à voix basse la formule Per Evangelica dicta... (Que cet Évangile efface nos péchés...).
Le prêtre, debout à son siège ou à l'ambon, fait l'homélie à la fin de laquelle on peut faire un moment de silence.

 

 

 

Le Symbole est chanté par le prêtre avec le peuple debout. Aux mots Et incarnatus est... etc. les fidèles s'inclinent. Aux solennités de l'Annonciation et de Noël, on se met à genoux au lieu de faire une inclinaison. Après le Credo, le prêtre, debout à son siège et les mains jointes, invite par quelques mots brefs les fidèles à la prière universelle. Puis un acolyte, ou un lecteur, ou encore quelqu'un d'autre, tourné vers le peuple, dit les intentions depuis l'ambon. Le peuple participe à la supplication par sa réponse. Enfin, le prêtre, les mains étendues, dit l'oraison de conclusion.

 

 

 

Dès que la prière universelle est achevée, tout le monde s'assied. On peut alors commencer le chant d'offertoire. Pendant ce temps, un acolyte déplie le corporal sur l'autel et dispose le purificatoire, le calice, la pâle et le missel. Il est bien que la participation des fidèles se manifeste par une brève procession d'offrande des hosties et du vin pour la célébration de l'Eucharistie. Le pain et le vin sont reçus par le prêtre, avec l'aide d'un acolyte. A l'autel, le prêtre prend la patène avec le pain; il la tient des deux mains, l'élève un peu au-dessus de l'autel et fait en silence la prière Benedictus es…

 

 

 

Il dépose ensuite la patène avec les hosties sur le corporal. Puis il va sur le côté de l'autel. Là, il verse dans le calice le vin et un peu d'eau qu'un acolyte lui présente dans les burettes. En accomplissant ce rite, il dit à voix basse Per huius aquae...

 

 

 

Revenu au milieu de l'autel, il élève un peu le calice qu'il tient des deux mains et fait en silence la prière Benedictus es... Puis il dépose le calice sur l'autel et le couvre avec la pale pour éviter les poussières. S'il n'y a pas de chant d'offertoire ni d'orgue, le prêtre peut dire à haute voix les formules de bénédiction qui accompagnent la présentation du pain et du vin. A chaque fois le peuple acclame en disant Benedictus Deus in saecula...

 

 

 

Quand il a déposé le calice sur l'autel, le prêtre s'incline profondément pour dire à voix basse In spiritu humilitatis... Après quoi, si l'on a prévu l'encensement, le prêtre impose l'encens dans l'encensoir, puis le bénit sans rien dire et encense les dons placés sur l'autel, la croix et l'autel. C'est ensuite un acolyte qui encense le prêtre en se tenant au côté de l'autel, puis va en avant du choeur pour encenser le peuple après l'avoir salué.

 

 

 

Après la prière In spiritu humilitatis..., ou après le rite d'encensement, le prêtre, debout au côté de l'autel, se lave les mains en disant à voix basse Lava me, Domine... Un acolyte verse de l'eau sur les doigts du célébrant. Revenu ensuite au centre de l'autel, le prêtre, en se tournant vers le peuple et en étendant puis en joignant les mains, invite les fidèles à la prière en disant Orate, fratres... Le peuple se lève et répond Suscipiat Dominus...  Puis, étendant les mains, le prêtre chante la prière sur les offrandes. A la fin, le peuple acclame Amen.

 

 

 

Le prêtre commence alors la Prière eucharistique. Il choisit, selon les rubriques, une de celles qui se trouvent dans le Missel romain ou qui ont été approuvés par le Saint-Siège. La prière eucharistique exige, de sa nature, qu'elle soit dite par le prêtre seul, en vertu de son ordination. Le peuple s'associe au prêtre par un acte de foi silencieux, ainsi que par les acclamations prévues et qui sont:

- les réponses au dialogue de la préface,

- le Sanctus,

- l'acclamation après la consécration,

- l'acclamation Amen après la doxologie finale.

 

 

 

Il convient que le prêtre chante les parties de la Prière eucharistique mises en musique. Le prêtre commence la prière eucharistique en étendant les mains et en chantant Dominus vobiscum. Le peuple répond et cum spiritu tuo. Le prêtre poursuit avec le Sursum corda en élevant les mains. Le peuple répond Habemus ad Dominum. Puis le prêtre ajoute, en gardant les mains étendues Gratias agamus Domino Deo nostro. Le peuple répond Dignum et iustum est. Alors le prêtre, les mains toujours étendues, poursuit la préface. Lorsqu'elle est achevée, il joint les mains et avec toute l'assistance, il chante le Sanctus).

 

 

 

Le prêtre poursuit la Prière eucharistique selon les indications données dans le missel pour chacune de ces prières. Un peu avant la consécration, un servant, selon l'opportunité, avertit les fidèles avec une clochette. Il sonne également à chaque élévation, conformément aux usages de chaque lieu. Si l'on emploie l'encens à la messe, un acolyte les encense l'hostie et le calice quand le prêtre les élève après la consécration.

 

 

 

Après la consécration, le prêtre chante le Mysterium fidei. Le peuple poursuit par une acclamation, selon l'une des formules prescrites. A la fin de la Prière eucharistique, le prêtre prend la patène contenant l'hostie (ou l'hostie directement sans la patène), ainsi que le calice. Il les élève, en chantant seul la doxologie du Per ipsum... Le peuple acclame Amen. Ensuite, le prêtre dépose la patène (ou l'hostie) et le calice sur le corporal.

 

 

 

Lorsque la prière eucharistique est achevée, le prêtre, les mains jointes, chante la monition qui précède l'oraison dominicale. Les mains étendues, il chante ensuite l'oraison dominicale avec le peuple. Lorsque l'oraison dominicale est finie, gardant les mains étendues, le prêtre dit seul l'embolisme Libera nos... A la fin, le peuple acclame Quia tuum est regnum... Alors, le prêtre, gardant toujours les mains étendues, chante la prière Domine Iesu Christe qui dixisti... Quand elle est finie, il se tourne vers le peuple, étend puis joint les mains en disant Pax Domini sit semper vobiscum. Les fidèles répondent Et cum spiritu tuo.  S'il le juge utile, le prêtre ajoute Offerte vobis pacem. Le prêtre peut donner la paix aux ministres qui sont à côté de lui. Il veillera cependant à demeurer dans le sanctuaire (i.e. le choeur) et à ne pas descendre aller la nef pour ne pas troubler le déroulement et le caractère sacré de la célébration. Tous les fidèles se manifestent la paix, la communion et la charité mutuelle, selon une manière discrète qui devra être précisée par la Conférence des évêques. En donnant la paix, on peut dire Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous, à quoi on répond Amen.

 

 

 

Ensuite, le prêtre prend l'hostie, la rompt au-dessus de la patène, et en met un fragment dans le calice en disant à voix basse la prière Haec commixtio... Pendant ce temps, le choeur et le peuple chantent l'Agnus Dei. Puis le prêtre récite à voix basse, en gardant les mains jointes, la prière pour sa communion Domine Iesus Christe, Fili Dei vivi... ou bien Perceptio Corporis et Sanguinis... Cette prière étant achevée, le prêtre fait une génuflexion, prend l'hostie consacrée à cette même messe et, la tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, il se tourne vers l'assistance, il dit Ecce Agnus Dei... Aussitôt après, il dit une seule fois avec le peuple la prière Domine, non sum dignum...

 

 

 

Ensuite, en se tournant à nouveau vers l'autel, le prêtre dit à voix basse Corpus Christi custodiat me in vitam aeternam puis il consomme avec respect le Corps du Christ. Puis il prend le calice et dit à voix basse Sanguis Christi custodiat me in vitam aeternam et il boit avec respect le Sang du Christ. Pendant que le prêtre consomme le Sacrement, la schola commence le chant de communion. Le prêtre prend alors la patène ou le ciboire, et se dirige vers les fidèles qui désirent communier. Ceux-ci s'approchent ordinairement en procession. Il n'est jamais permis aux fidèles de prendre eux-mêmes le pain consacré ou le calice, ni de se le transmettre de main en main. Les fidèles peuvent communier soit à genoux soit debout, selon ce qu'aura décidé la Conférence des Evêques. S'ils communient debout, il leur est recommandé qu'avant de recevoir le Sacrement, ils fassent un geste de respect qui lui est dû et que la Conférence épiscopale aura précisé.

 

 

 

Si la communion est donnée seulement sous l'espèce du pain, le prêtre présente à que fidèle l'hostie en l'élevant légèrement et en disant Corpus Christi. Le communiant répond Amen. Il reçoit le Sacrement dans la bouche ou, là où là où c'est autorisé, dans la main, selon son choix. Celui qui reçoit la sainte Hostie pour communier la consomme aussitôt et intégralement sur place. Pour distribuer la communion, le prêtre peut se faire aider par d'autres prêtres qui seraient là. S'il n'y en a pas et que le nombre des communiants est vraiment élevé, le prêtre peut faire appel pour l'aider à des ministres extraordinaires, c'est-à-dire à un acolyte institué ou même à d'autres fidèles qui auront reçu une députation pour accomplir ce rite. En cas de nécessité, le prêtre peut, uniquement pour l'occasion, députer des fidèles compétents. Ces ministres ne doivent pas avancer vers l'autel avant que le prêtre ait lui-même communié, et avant d'avoir reçu de sa main le vase contenant les espèces eucharistiques à distribuer aux fidèles.

 

 

 

Dès que la distribution de la communion est achevée, le prêtre consomme lui-même, à l'autel, le vin consacré qui reste. Quant aux hosties consacrées qui restent, soit il les consomme également à l'autel, soit il les porte au tabernacle destiné à la conservation de l'Eucharistie. Revenu à l'autel, le prêtre recueille les fragments d'hostie, s´il y en a. Puis, se tenant à l'autel, ou à la crédence, il purifie la patène ou le ciboire au-dessus du calice. Enfin, il purifie le calice et l'essuie avec le purificatoire en disant à voix basse Quod ore sumpsimus... Si les vases une fois purifiés sont sur l'autel, un servant les porte à la crédence. Après cela, le prêtre peut revenir au siège et l'on peut faire, pendant quelques instants, un silence de recueillement. On peut aussi chanter soit un psaume, soit un cantique de louange, soit une hymne. Ensuite, le prêtre, debout à l'autel ou au siège, se tourne vers le peuple et dit, les mains jointes Oremus. Les mains étendues, il chante la prière après la communion, qui peut être précédée par un bref moment de silence, à moins qu'on n´ait déjà gardé le silence aussitôt après la communion. A la fin de l'oraison, le peuple acclame Amen.

 

 

 

Une fois achevée la prière après la communion, on pourra faire, si c´est utile, de brèves annonces au peuple. Après quoi, le prêtre, étendant les mains, salue le peuple en chantant Dominus vobiscum. Le peuple répond Et cum spiritu tuo. Après avoir de nouveau joint les mains, le prêtre place aussitôt sa main gauche sur la poitrine et, élevant sa main droite, il ajoute Benedicat vos omnipotens Deus. Alors, il trace le signe de croix sur le peuple en poursuivant Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus. Tous répondent Amen. Certains jours ou à certaines occasions, cette bénédiction, selon les rubriques, comprend une "prière sur le peuple" ou une formule plus solennelle. Aussitôt après la bénédiction, le prêtre, joignant les mains, ajoute Ite missa est. Les fidèles répondent Deo gratias. Alors le prêtre vénère l´autel par un baiser et, après l´avoir salué par une inclination profonde qu'il fait avec les ministres laïcs, il se retire avec eux.

 

 

 

La liturgie romaine ne prévoit jamais de "cantique final" puisqu'elle s'achève logiquement avec l'Ite missa est.

 

 

 

 

 

 



 

 

 

REMARQUES :
1. Telle est la seule forme de la messe romaine dite "conciliaire", celle que l'on devrait trouver dans toutes les paroisses, célébrée soit en latin soit en langues courantes, au choix de fidèles et selon les possibilités locales. Telle est la messe que, depuis plus de 40 ans, les fidèles tentent de trouver; telle est la messe que les pasteurs diocésains semblent ignorer ou, en tous cas, encore refuser aux fidèles.
2. Celui qui veut bien comparer cette liturgie "conciliaire" avec celle décrite dans l'Ordo Romanus primus (du VIIIème siècle) ne peut être que frappé par les incontestables similitudes rituelles. Rappelons que l'Ordo Romanus primus nous donne la plus ancienne description connue du rite romain, un rite qui se caractérise par sa dignité et sa sobriété.

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