Il est né en l’an 316 dans la province de l'Empire Romain de Pannonie. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut devenir un chrétien et il se sent très tôt attiré par le service de Dieu : c’est en saint homme qu’il veut vivre, sur le modèle du Christ, mais c’est surtout à Saint Jean-Baptiste qu’il fait penser à travers sa vie :


 

 
 
 
Affecté comme soldat en Gaule, peut-être pour sa connaissance du gaulois, c’est lors d’une de ces rondes de nuit qu’un soir d’hiver 338 à Amiens il partage son manteau avec un déshérité transi de froid car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. L’année suivante il se fit baptiser à Pâques. Son statut d’ancien homme de guerre l’empêche d’être prêtre et il refuse la fonction de diacre que lui propose l’évêque Hilaire ; il devient donc exorciste. Il se retire avec des compagnons dans l’île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et tous se nourrissent de racines et d’herbes sauvages pour exercer leur foi sur le modèle évident de Saint Jean-Baptiste ; Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu pour qu’il ne meure. En 360, il revient lui-même à Poitiers. Martin a alors 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain que possède Hilaire et que celui-ci lui a cédé ; Martin y crée un petit ermitage à 8 km de la ville, c’est Ligugé où il est rejoint par des disciples ; il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Martin développe là son activité d’évangélisation pendant dix ans ; il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme le saint homme qu’il a toujours désiré être. En 370 à Tours, l’évêque en place vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une voie et n’aspire pas à être évêque ; les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371 sans son consentement ; Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté divine. Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers, il est un exemple trop évident de sainteté et de christianisme véritable. Désormais il est évêque mais il ne continue pas moins de vivre en saint homme ; il crée un nouvel ermitage à 3 km des murs de la ville, c’est l’origine de Marmoutier avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière ; les moines doivent se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de Saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Le monastère est construit en bois ; Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints » : c’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.
 
Un jour, voyant des martins-pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque. Le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes sur Loire à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Son corps est rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre. Son successeur sera Brice, un de ses disciples.

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg