Le nombre d’avortements, loin d’avoir diminué depuis la loi Veil, a augmenté, comme tout le monde le sait. Nous apprenons maintenant que l’avortement chez soi va pouvoir se pratiquer plus facilement que par le passé. On nous dit que cela exige quand même plusieurs consultations médicales préalables, et certains se félicitent de ce que cela aiderait à dédramatiser ce qu’on ne veut pas qualifier de meurtre...

 

 

 

 

 

 

On nous explique comment les centres de planning familial prennent et prendront le plus grand soin à « aider » la mère. De quoi s’agit-il ? Les centres ne se cachent pas que leur pédagogie ne consiste pas à aider la femme en désarroi en lui ouvrant la possibilité de garder l’enfant, mais « accompagnent », comme on le dit pudiquement, la décision d’avorter en cherchant à ce que cela traumatise la mère le moins possible..., (+) et (+) à ce qu’elle ait « le moins de peine possible. »

 

Hélas quand on occulte le vrai, on ne fait de bien à personne. A moins d’avoir la conscience complètement anémiée, la mère sait le plus souvent, - ce n’est pas une culture bourgeoise et ringarde qui le lui a dit, mais sa conscience - elle sait que ce n’est pas une chose qu’elle jette. L’aide-t-on à comprendre que s’il y a une victime, ce n’est pas d’abord elle, mais c’est l’enfant ? On voit bien que dans ce drame, l’anesthésie des consciences ne peut remplacer la guérison de l’âme. Nous savons bien et nous ne nous lassons pas de le dire et de le redire : une société qui traite les plus faibles et les plus petits et les plus démunis de ses membres, incapables de se défendre, comme des objets inutiles, ou utiles seulement comme matériau de recherche scientifique pour le bien être du reste le plus riche de l’humanité et des laboratoires de production rentables, une telle société est suicidaire.

 

Nous savons aussi que la clef de la vie d’une société est sa capacité à éduquer sur la vie humaine, comme belle et digne d’être vécue. Cela nous oblige certes à rendre la terre de plus en plus habitable. Cela ne se fera pas seulement en faisant la chasse à la pollution, mais en laissant prévaloir la générosité et l’entraide et la vraie solidarité, et en leur donnant les moyens de se développer. C’est-à-dire en encourageant le développement et en soulignant la place irremplaçable de la famille. Celle-ci est faite d’un homme et d’une femme et d’enfants reçus et aimés par eux ; non pas loués, achetés, revendiqués comme un droit, pour compléter deux solitudes; non pas jetés quand ils dérangent. C’est la responsabilité de tous de s’y engager, du simple citoyen aux responsables de la Nation.

 

+ Eric Aumonier, Evêque du diocèse de Versailles

 

Source : Evangelium Vitae

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