Dans un long article publié le 23 janvier par le quotidien italien Corriere della Sera, le président de l’Académie pontificale pour la vie a réagi aux propos sur l’euthanasie tenus par le cardinal Carlo Maria Martini dans les colonnes du quotidien Il Sole 24 Ore. Il met en garde contre ce qu'il appelle l'euthanasie par omission…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L’euthanasie par omission" est aussi une euthanasie

 

Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a mis en garde contre « l’euthanasie par omission », critiquant la loi française citée en exemple par l’archevêque émérite de Milan le cardinal Carlo Maria Martini dans les colonnes du quotidien Il Sole 24 Ore, le 21 janvier. Si l’euthanasie était uniquement « le résultat d’un geste qui cause positivement la mort, cela signifierait que tout ce qui vise à causer la mort par soustraction d’une intervention ne serait pas de l’euthanasie. Comme par exemple, la privation de nourriture ou une réanimation intentionnellement omise », a expliqué Mgr Sgreccia. Ainsi, « le refus intentionnel des thérapies valides ne constituerait pas un problème moral », a souligné Mgr Sgreccia.

Se lançant ainsi dans une controverse avec le cardinal Martini, il a espéré que les propos tenus par ce dernier dans la presse le 21 janvier ne « correspondaient pas à la pensée du cardinal ». Etant donné que cela « ne correspond certainement pas aux textes du magistère et de la doctrine catholique ».

 

 

 

 

 

 

 

 

La notion d'"espérance raisonnable d'une issue positive"

 

Revenant sur la question de « l’acharnement thérapeutique » et de la « proportionnalité-disproportionnalité » des soins, Mgr Sgreccia a expliqué que « les deux notions étaient liées », parce que par acharnement thérapeutique on entend « l’usage de thérapies ou de procédures médicales de caractère disproportionné ». « Ces thérapie ne présentent pas l’espérance raisonnable d’une issue positive et, de ce fait, non seulement on peut, mais on doit y renoncer ». En revanche, il n’en va pas de même, selon lui, pour « l’insistance thérapeutique, quand il existe une espérance raisonnable ». Pour lui, ce jugement « requiert une évaluation qui doit être faite par le médecin ». Dans ce contexte, il faut certainement « écouter l’avis du patient et tenir compte de sa volonté ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Le médecin jugerait si le "refus des thérapies" par le patient est justifié

 

« Quand on parle du « refus des thérapies » par le patient, le médecin, tout en ayant le devoir de l’écouter, ne peut être un simple exécuteur de son vouloir », a-t-il cependant précisé. « S’il reconnaît la consistance des motifs du refus, il devra respecter la volonté du patient », mais si au contraire, « le refus lui apparaît comme non justifié, il est tenu de proposer sa position en conscience et si cela convient, de proposer le recours à l’autorité compétente et éventuellement de renvoyer le patient qui lui a été confié ».

Ainsi, pour Mgr Sgreccia, « l’automatisme instauré par la loi française » de 2005, citée en exemple par le cardinal Martini, selon laquelle « le refus des soins de la part du patient doit être écouté et suivi par le médecin (après avoir expliqué au patient les effets du refus) peut donc être considéré comme une euthanasie par omission, tant de la part du patient que de la part du médecin ».

Pour le président de l’Académie pontificale pour la vie, l’urgence actuelle réside dans « l’assistance thérapeutique, palliative et humaine » et dans la « formation éthique et déontologique du personnel » médical.

 

 


 

 

Lors d'une conférence de presse aujourd'hui au Vatican, le président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Elio Sgreccia, a averti qu'avec la sélection génétique, l'avortement, la chute de la natalité et l'euthanasie (+++) « on marche vers l'auto-génocide de l'espèce humaine »…

 

 

 

 

 

Le prélat s'exprimait à l'occasion de sa conférence à propos du « magistère de Jean-Paul II sur la vie humaine » donnée cet après-midi à l'Université Saint-Paul. Il existe aujourd'hui « une mentalité qui consiste à faire confiance au pouvoir biotechnologique » et qui prétend « changer le statut de l'espèce humaine ».
C'est un « délire à propos de l'auto-construction des hommes à l'image et à la ressemblance d'autres hommes qui détiennent le pouvoir ». Un délire auquel la société dans son ensemble est désormais perméable puisqu'elle « justifie aujourd'hui le fait qu'on devrait sélectionner les enfants pour qu'ils soient tous parfaits, sans défauts, et éliminer ceux qui ne satisfont pas à ces conditions ». Un « délire de puissance » né d'une « perception fausse de l'origine de l'homme », puisque « nul être humain ne peut affirmer qu'il est né par sa propre volonté, ni qu'il s'est construit lui-même » : « C'est le grand mensonge sur lequel on prétend établir cette toute-puissance biotechnologique qui veut changer la structure même de la nature humaine et la libérer ainsi de toute culture antérieure ».

Il faut "démasquer" tous les mécanismes de la sélection génétique qui « ne conduisent pas vers ce qu'imaginent les scientifiques mais à la destruction de l'espèce humaine », a-t-il poursuivi.

 

 

A propos de l'euthanasie, Mgr Sgreccia a déclaré que l'homme, en raison d'une « profonde sécularisation », ne dispose plus d'une « énergie spirituelle suffisante pour affronter la douleur », et qu'il a perdu « le sens de la transcendance ».

Comme le cardinal Ruini il y a deux jours, Mgr Sgreccia a rappelé que si l'homme a le droit et la liberté de refuser l'acharnement thérapeutique, il a rappelé que celui-ci ne comprend jamais l'alimentation, l'hydratation ou l'hygiène.

 

 

A propos de l'Espagne, il a précisé que les nouvelles lois de reproduction humaine assistée, de biomédecine, de légalisation du "mariage" homosexuel et du divorce express font traverser à ce pays un « moment de tribulation et de frayeur » et qu'il avance « sur un chemin de sécularisation dommageable pour la société ».

« La faiblesse de la communauté chrétienne et la force de la société laïcisée peut faire prévaloir le désastre », a-t-il conclu, plaidant pour que « l'Europe inverse la marche ». « Jusqu'à présent on a accepté la culture de mort et ce chemin conduit à l'autodestruction ».

 

Source : Blog de Jeanne Smits

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