Les ministres de l’Eglise nomment toujours moins souvent Jésus, et toujours plus la paix, la justice, la solidarité, le dialogue… Ils n’ont plus confiance en Son efficacité dans le dialogue avec l’homme d’aujourd’hui. Peut-être ne savent-ils pas que le Nom de Jésus est un Nom puissant pour sauver l’homme, alors que ces autres noms sont tout au plus de souhaits, de désir, comme le prouve le fait que plus on en parle et moins on le réalise...

 

 



http://img.over-blog.com/399x500/0/21/41/34/gesu.jpgLe Nom Jésus veut dire en hébreu « Dieu sauve », et ce Nom a été donné par Joseph à l’Enfant, sur l’indication donnée par l’Ange Gabriel lors de l’Annonciation à la Vierge Marie (Luc), et par l’ange qui lui est apparu en songe, « car c’est lui qui sauvera son peuple » (Matthieu, 1, 21). Saint Bernardin de Sienne disait que le Nom de Jésus était la splendeur des prédicateurs et - selon les paroles du, Psaume 71 - il avait composé un emblème en forme de soleil avec les rayons, portant au centre les lettres « IHS » (« Jésus sauve, en hébreu »), devenu un symbole célèbre. Saint François d’Assise prononçait ce Nom lentement comme pour en savourer la douceur. A présent, le Nom est tombé dans l’oubli, on préfère nommer les valeurs : paix, justice, solidarité… faire des marches, des manifestations aux flambeaux, non plus des processions chantantes pour demander à Dieu, au Nom même de Jésus, le salut de l’homme ; les religieux et les religieuses préfèrent lancer des initiatives pour le commerce équitable et solidaire, et non des Missions pour faire connaître Jésus « Redemptor Hominis ». Et pourtant, des Actes des Apôtres jusqu’à Paul VI à Manille, il n’en fut pas ainsi. Pierre et Jean ont-ils obtenu à la porte du Temple la guérison d’un homme impotent au nom de la valeur et de la solidarité ? Saint Etienne demanda-t-il à ses persécuteurs quelque chose contre la peine de mort au nom de la justice ou de la dignité de l’homme ? Saint Augustin a-t-il déclaré que les martyrs versent leur sang au nom du dialogue ? Le Pape Benoît XVI dans sa catéchèse nous rappelle que l’histoire de Saint Etienne « nous enseigne qu'il ne faut jamais dissocier l'engagement social de la charité de l'annonce courageuse de la foi ». Le premier martyr « avec la charité, il annonce le Christ crucifié, jusqu'au point d'accepter également le martyre ». Du reste, « la Croix reste toujours centrale dans la vie de l'Eglise et également dans notre vie personnelle. Dans l'histoire de l'Eglise ne manquera jamais la passion, la persécution. Et c'est précisément la persécution qui, selon la célèbre phrase de Tertullien, devient une source de mission pour les nouveaux chrétien » (Audience générale, 7 janvier 2007). Le problème est le suivant : le Nom de Jésus attire rarement les applaudissements du monde - en particulier à notre époque - alors qu’il conduit souvent à la persécution et au martyre. Sommes-nous prêts à cela, comme cela nous a été dit au Baptême, et comment, en renonçant au Démon, y avons-nous cru ? En effet, le Saint-Père a terminé sa catéchèse du mercredi 10 janvier par cette invitation : « Mais dans notre vie aussi la croix, qui ne manquera jamais, devient bénédiction. Et en acceptant la croix, en sachant qu'elle devient et qu'elle est une bénédiction, nous apprenons la joie du chrétien également dans les moments de difficulté. La valeur du témoignage est irremplaçable, car c'est à lui que conduit l'Evangile et c'est de lui que se nourrit l'Eglise. Que Saint Etienne nous enseigne à tirer profit de ces leçons, qu'il nous enseigne à aimer la Croix, car elle est le chemin sur lequel le Christ arrive toujours à nouveau parmi nous ». Pour ce qui est du dialogue : Jésus s’est révélé - et les théologiens de théologie fondamentale le savent bien - comme le Sauveur. Il n’y a pas d’autre Nom par lequel nous puissions être sauvés. On peut dire que, par ce Nom, l’Esprit Saint envoie sa puissance, et c’est pour cela que les ministres de l’Eglise et chaque chrétien, doivent L’annoncer sans cesse. L’annonce - la Bonne Nouvelle - c’est-à-dire l’Evangile est le dialogue du salut, comme aimait à le répéter Paul VI. Pourquoi les marches, les défilés aux flambeaux, les tables rondes, les rencontres qui voient au premier rang les évêques les prêtres et les laïcs engagés, ne font pas des « Processions des Rogations » pour la bénédiction des champs et des récoltes, une supplique, une Litanie, une procession où l’on invoque le Nom de Jésus ? « Tout ce que vous demanderez en mon Nom, vous l’obtiendrez ». C’est Sa Parole, c’est-à-dire une Parole Divine. Si « l’esprit d’Assise » - dont on parle souvent dans les milieux qui aiment le dialogue plus que le Nom de Jésus - n’avait pas sa source dans l’Esprit-Saint, il n’aurait aucun sens. L’Esprit-Saint souffle d’une part pour former l’Eglise Corps du Christ, d’autre part afin que tous les hommes, croyants et non croyants, parviennent librement à comprendre qu’ils sont « ordonnés » vers Jésus-Christ dans l’Eglise, comme l’ont déclaré « Lumen Gentium » (2, 16), et le Pape Paul VI dans l’Encyclique « Ecclesiam suam ». Il faut alors que « l’esprit d’Assise » soit imprégné de cette Vérité, et se laisse juger et éventuellement modifier et purifier, afin que tous les hommes soient sauvés et puissent parvenir à la Vérité (cf. 1 Timothée 2, 4) qu’ils cherchent, et qui se trouve dans le Nom de Jésus.

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