Le temps du Carême est particulièrement propice pour penser et méditer sur les « Fins Dernières » (Mort - Jugement - Ciel - Purgatoire - Enfer) et, naturellement, de manière toute particulière sur la mort, mais pas seulement sur la signification de la mort en général, mais sur la signification de notre mort en particulier. A cette heure-là, que Dieu seul connaît, le temps terrestre s’arrêtera pour toujours, et ne sera plus en notre possession : nous entrerons dans un « temps » dans lequel nous nous trouverons en dehors de l’espace pour entrer dans la Béatitude Eternelle !

 

 

 

 

Pourquoi la pensée de la mort est-elle souvent étrangère quand, au contraire, elle devrait toujours être présente, particulièrement en ces moments de réflexion personnelle, où nous nous remettons nous-mêmes en question ? Nous réfléchissons sur tout en dehors de cette heure-là, et même, on n’en tient pas compte, elle est devenue un tabou pour nous-mêmes aussi. La vie nous a été donnée pour être vécue dans sa totalité, et la mort ne doit donc pas être comprise comme si elle était « en dehors » de notre vie. Chacun d’entre nous, en effet, suit un parcours terrestre avec un début et une fin : la naissance et la mort. En rendant visite au cimetière, que, dans certaines langues on appelle le « champ des saints », et en s’arrêtant devant une tombe, nous lisons deux dates, mais celle qui compte le plus est la deuxième, celle du départ, ou mieux de « la Naissance au Ciel ! ». On devrait penser beaucoup plus à ce jour mystérieux, non seulement comme étant une étape, mais comme l’étape finale, l’étape décisive à laquelle on devrait se préparer plus consciencieusement. Le but, en effet, s’approche en effet chaque un peu plus, et quand nous devrons passer ce seuil, il serait bon que chacun d’entre nous se présente avec la robe blanche de la vie éternelle. Malheureusement, le monde associe la pensée de la mort à un événement purement naturel ; pour le monde, arrivé à ce point, il n’y a que la terre, et c’est tout ! Le monde, a cause d’une idéologie erronée éloigne le plus possible l’idée de la mort, parce qu’il est convaincu que la mort enlève tout à l’homme en ne lui donnant rien en échange. Depuis toujours, le monde parle de la mort comme d’une rencontre avec le néant. C’est là le raisonnement du monde, c’est la prison mentale du non croyant ; mais, pour un chrétien, la mort n’est pas une absurdité, ce n’est pas entrer dans le néant, c’est acquérir la vie qui est éternelle. Il existe de nombreux moyens par lesquels le païen cherche à exorciser la pensée et la réalité de la mort ; mais un croyant, résolument en marche vers la Pâque, peut-il s’abstenir de penser à sa propre mort, comme si cette réalité ne pouvait pas le concerner ? Non, c’est évident ! Il faut pour tous une conversion sérieuse, il s’agit de passer d’une mentalité terrestre à une mentalité surnaturelle, en adhérant de tout son être à la vérité sûre que cette heure est le moment de la plus grande visitation : Dieu lui-même nous visitera ! Combien d’illusions terrestres cesseraient si nous pensions vraiment à notre mort !

 

L’heure de cette rencontre spéciale, le jour et le lieu, sont déjà marqués sur le calendrier de notre Seigneur. Chacun de nous y est inscrit, sur le registre de la vie éternelle. A cette heure, comme nous l’a affirmé Jésus, il viendra Lui-même en personne pour nous prendre et nous emporter avec lui (cf. Jean 14, 3). Comme la pensée de notre propre mort devient alors belle et consolante pour un chrétien, malgré la peur. Ce n’est pas une chute libre vers l’abîme du néant, mais c’est se laisser aller définitivement, en toute confiance, dans l’océan infini de la Miséricorde de Dieu. Comment se préparer de la meilleure manière à notre mort ? En tout premier lieu par une conversion quotidienne et sincère. Le Carême est un temps propice pour cela, et la Vierge Marie nous accompagne dans le chemin de ce grand Exode vers la Terre Promise , le Paradis. Chaque fois que nous récitons « l’Ave Maria », nous demandons précisément à la Sainte Vierge de faire quelque chose de très important pour notre passage : nous lui disons : « maintenant et à l’heure de notre mort ». Qu’il en soit ainsi. Quand nous récitons le Chapelet, la pensée de notre mort non seulement nous revient en mémoire, et reparaît à l’horizon de nos jugements quotidiens ; mais la joie de la sollicitude de Marie à notre égard nous tranquillise, parce que nous sommes certains que cette Maman fera en sorte que notre « sœur la mort corporelle » ne nous prenne pas au dépourvu pour la grande visite de Dieu, le jour de ce banquet très spécial, quand Notre Seigneur sera notre hôte. Un cantique italien intitulé « quand je frapperai à ta porte » déclare : « Seigneur… j’aurai des fruits à t’apporter, j’aurai des paniers de souffrances, j’aurai des grappes d’amour. J’aurai aimé beaucoup de gens, j’aurai des amis à retrouver et des amis pour qui je prierai » ! Quand le Seigneur frappera à notre porte, il y aura une Maman qui l’ouvrira, et, en accueillant son Fils Ressuscité, comme personne d’autre qu’Elle ne sait le faire, Elle nous présentera à Lui et Lui dira : « Voilà ce fils que tu m’as donné du haut de la Croix ». 


Fides

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