Saint Vincent Ferrier entre chez les dominicains à 17 ans. Prédicateur infatiguable, il sillonne la France, l'Italie, l'Espagne, la Suisse et même l'Ecosse. Il exhorte la Chrétienté à se convertir : le retour du Christ est proche, les calamités du temps l'annoncent. Depuis, Saint Vincent Ferrier est, dans l'imagination populaire, "le prédicateur de la fin du monde". Il meurt à Vannes en Bretagne. Partout où il a prêché, les populations, qui le vénéraient déjà de son vivant, l'invoquent après sa mort...

 

 

   

Il puisait son éloquence dans les Plaies Sacrées de Notre Seigneur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière. Son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui. » Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules. Il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la Parole Divine. Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent le comprenaient dans leur langue. Son triomphe était la prédication des fins dernières. Il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu'il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. » Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

 

La France n'est pas oubliée dans ses missions, il en parcourt tout le Sud avant d'être appelé en Bretagne en 1418 par Jean V,  duc de Bretagne. Il sillonne pratiquement toute la Bretagne de ville en ville pendant près de deux ans et revient à Vannes, épuisé, où il meurt le 5 avril 1419. La Tradition l’invoque plus spécialement contre l’épilepsie et le mal de tête. Il a été canonisé en 1455 par Calixte III.

 

 

 

 

(Radio Silence - Paulette Leblanc)

 

 

 

Liens : Intégralité du Traité de la Vie Spirituelle de Saint Vincent Ferrier + Saint Vincent Ferrier, par la R.P Louis-Marie de Blignières (FSVF) + Saint Vincent Ferrier, apôtre de la Bretagne (par un prêtre de Vannes)Traité de la Vie Spirituelle de Saint Vincent Ferrier

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