La vierge s’appelait Marie ! Le premier titre que l’Evangile donne à Marie est « la vierge », parce que c’est seulement dans une terre vierge, immaculée, que Dieu le Père peut faire germer son Fils. Le Verbe de Dieu s’est incarné dans le sein de cette femme, parce qu’il y a trouvé une parfaite ressemblance avec Lui. En Marie, le Seigneur s’est reflété et a trouvé ses traits ; comme un lac de haute montagne qui reproduit parfaitement l’image du ciel au-dessus de lui, au point d’amener à faire se confondre là où l’un cesse (le lac) et où commence l’autre (le ciel) ; de la même manière l’âme immaculée de Marie reproduit l’image de Dieu...

 

 

 

 

Certes, Dieu est infiniment plus grand qu’elle. Il est le Créateur, elle est une créature, mais quelle créature ! La Vierge Marie, comme l’Eglise nous l’enseigne avec autorité, était comme un cristal sans tache, absolument limpide, qui reflétait pleinement le rayon de lumière de Dieu qui la traversait. Marie n’a rien conservé pour elle des dons de Dieu : la liberté reçue du Créateur a toujours été consacrée à Lui, chacun de ses mouvements était orienté à la gloire du Seigneur. Tout en Marie renvoie à Dieu, comme dans un miroir très pur. Il peut se refléter en elle. L’Incarnation s’est faite parce que ce cristal était prêt, parce qu’il y avait un lac parfaitement calme et limpide, en sorte que l’Image de Celui qui l’avait créé pouvait être reproduite sans la plus petite imperfection. Il n’y avait rien de trouble dans cette créature extraordinaire, qui fascine le monde angélique et fascina l’Archange Gabriel, quand, avec délicatesse, dans le respect absolu de sa liberté, il se présenta à la Mère Elue du Rédempteur pour recueillir le « oui » attendu depuis des siècles par la création tout entière. C’est seulement ce « oui » qui aurait fait descendre le Fils de Dieu sur la terre, aucun autre ne l’aurait attiré, seule la Vierge pouvait le faire. « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » : La Vierge répond avec sa liberté à l’appel de Dieu, dès qu’elle comprend que c’est Lui que le veut, qu’il ne s’agit pas d’un projet humain : « je ne connais pas d’homme », dit-elle tout d’abord, puis, après l’explication de l’Ange, elle prononce ces paroles « me voici » et ajoute aussitôt « je suis la servante du Seigneur ». Elle ne dit pas « je suis la Mère du Seigneur, mais « la servante ». Elle est le cristal qui laisse entrer le rayon très pur de la Lumière de Dieu, elle est le miroir d’eau limpide qui s’offre elle-même pour faire refléter le Ciel, à la grande joie de la création tout entière ! La solennité de l’Annonciation est donc l’accomplissement de l’Incarnation, le « oui » de Marie reflète et fait se refléter de manière parfaite le « oui » du Fils de Dieu, comme le Saint-Père l’a déclaré récemment à l’occasion de l’Angélus : « En réalité, le "oui" de Marie est le reflet parfait de celui du Christ lui-même lorsqu'il entra dans le monde, comme affirme la Lettre aux Hébreux en interprétant le Psaume 39 : "Alors j'ai dit: Voici, je viens, car c'est de moi qu'il est question dans le rouleau du livre, pour faire, Dieu, ta volonté" (He 10, 7). L'obéissance du Fils se reflète dans l'obéissance de sa Mère et ainsi, grâce à la rencontre de ces deux "oui", Dieu a pu prendre un visage d'homme. C'est la raison pour laquelle l'Annonciation est également une fête christologique, parce qu'elle célèbre un mystère central du Christ : son Incarnation » (Benoît XVI, Angélus du 25 mars 2007).

 

La date du 25 mars est choisie, pour de petits et de grands événements de l’Eglise, comme jour de consécration à Marie (par exemple, la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars 1984). Vivre la consécration veut dire se mettre à l’école de cette Mère, la Vierge, pour apprendre avant tout à devenir « des cœurs purs », parce que seuls ceux qui sont « purs » verront Dieu. Il faut marcher avec elle pour se laisser purifier progressivement l’esprit, le cœur, les lèvres, le corps, le regard… avec la même lumière qui a consacré toute l’existence de la Sainte Vierge, la lumière du Verbe Incarné : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Dans l’histoire des apparitions mariales, il suffit de penser à Lourdes, où se manifeste clairement le projet de Dieu : envoyer sa Mère pour préparer la route à son Fils ! L’Immaculée reflète la lumière de Jésus et, si nous la laissons entrer chez nous, dans notre milieu de travail, dans nos communautés, dans nos familles, la vie ne sera plus la même qu’auparavant, parce que cette lumière se répandra, et parce que le désir du Christ augmentera dans nos cœurs.

 

Fides

commentaires

sophie brucher 25/03/2011 13:18



Merci d'avoir laissé votre site ouvert! On peut y lire de si beaux sermons, s'instruire et prier.



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