commentaires

Domitille 20/01/2012 21:50


Il y a une réponse : http://fr.gloria.tv/?media=245666

Admin 21/01/2012 09:59



Hélas, il déconnecte toujours la charité de la Vérité. Il pense que la sainteté est réservée à une élite.



Arnaud Dumouch 04/10/2011 15:49



Donc résumons : Vous êtes d'accord avec Jean-Paul II qui dit qu'il a progrès vers la perfection et avec Benoît XVI qui parle de la possibilité de salut pour celui qui ne peut sortir de son état.


 


Mais vous n'êtes pas d'accord avec moi quand je le dis ! 


 


 



Admin 04/10/2011 16:14



Vous ne dîtes pas exactement la même chose. Vous restez au stade du publicain qui ne franchit pas le pas d'une conversion nécessaire "en acte". Le "progrès vers
la perfection" et "la possibilité du salut" pour une personne qui ne peut vraiment pas sortir de son état doivent être conjugués avec l'idéal évangélique (Jean-Paul II, Benoît XVI,
Jésus-Christ et le Magistère n'oublient pas de le dire). Sans rappeler l'urgence et l'obligation d'une perpétuelle conversion pour atteindre l'idéal et l'absolu de la sainteté, vous tombez dans
le relativisme. A chaque fois, vous baissez les bras et n'espérez point de conversion radicale puisque vous pensez systèmatiquement que les personnes ne peuvent pas "se sortir" d'un état de
péché. L'Eglise affirme le contraire. Comme le dit "Marie Juste", la victoire de l'Amour doit triompher. Il faut toujours mettre en avant l'espérance d'une conversion radicale. Votre pastorale
s'arrête à chaque fois sur un constat d'échec et vous ne cherchez pas à demander toujours plus, à aller toujours plus haut dans la sainteté.



Marie Juste 04/10/2011 15:22



Cher Arnaud!


Si Notre Sauveur est mort sur la Croix, c'est parce qu'Il a espéré contre toute espérance que les conjoints d'un remariage pouvaient revenir sur leur égarement et retrouver le bonheur sublime du
don de soi sans fin dans la vérité et la liberté!


Ne condamnez donc pas ceux qui vivent dans le concubinage à perpétuer la mort de Notre Sauveur, mais permettez-leur de faire l'expérience de la Victoire de l'Amour sur la ténèbre. Qui donc
souffre le plus dans un remariage/concubinage? le Christ ou les remariés? Avez-vous essayez de montrer à vos remariés à quel point le Seigneur Jésus est défiguré et méconnu dans leur coupable
relation? Eh bien, Il l'est, que vous le voyiez ou pas!


Sauvez le Christ, cher Arnaud, et vous aurez sauvé vos remariés! In Christo!



Arnaud Dumouch 04/10/2011 14:00



Vous dites :" Mais Jean-Paul II précise que ces
personnes doivent absolument persévérer dans la pénitence. Il ne dit pas : "continuez tranquillement votre vie dans
l'adultère".Vous


 


Mais c'est évident ! Pourquoi donc cette attaque contre moi ? La voie du PUBLICAIN, que je mets en avant dans le site sur la spiritualité des divorcés remariés, se décrit comme cela :


Luc 18, 13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : Mon Dieu, aie
pitié du pécheur que je suis!


Luc 18, 14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse
sera élevé." 


Pensez-vous sincèrement que Jésus admire le publicain parce qu'il vit "tranquillement" son état de pécheur ? 


 


Bref, toute cette discussion est bien étrange : vous protestez contre mes dire, en disant QU'IL FAUT DIRE .... CE QUE JE DIS.


 


L'abbé Pagès et ses excès aura fait bien des dégâts ! 



Admin 04/10/2011 15:22



Non, je demande au publicain de se convertir à 100% et de ne pas rester au stade "de se frapper la poitrine". Je pense que le point de discorde entre vous et l'Abbé
Pagès se trouve exactement à ce niveau. Je ne vois pas d'excès chez l'Abbé Pagès, si ce n'est une attaque personnelle qui n'est pas de mon goût. Jésus nous a bien dit que cela ne servait à rien
de Lui dire "Seigneur, Seigneur" si on ne met pas en pratique Sa Parole. Le publicain qui en reste au stade du "Seigneur, Seigneur, aie pitié de moi" doit maintenant franchir le pas d'une
conversion radicale.



Arnaud Dumouch 04/10/2011 10:19



Donc vous pensez que Jean-Paul II dans Familiaris Consortio a tort de parler des personnes qui ne peuvent sortir de leur état de vie ? Pour vous, toute famille recomposée doit être immédiatement
cassée dès qu'il y a conversion catholique à la grâce ?



Admin 04/10/2011 13:38



Je ne juge pas les reins et les coeurs et je comprends parfaitement le message de Jean-Paul II. Je l'applaudis même. Mais Jean-Paul II précise que ces personnes
doivent absolument persévérer dans la pénitence. Il ne dit pas : "continuez tranquillement votre vie dans l'adultère". Son message, dans Familiaris Consortio, est
beaucoup plus nuancé de ce que vous essayez de faire passer cher Arnaud. Il précise plusieurs points :


 


1. qu'il faut vivre en frère et soeur.


2. qu'il faut aussi des "motifs graves"


3. qu'il faut mener une vie de pénitence.


 


Pastoralement, il faut déjà dire aux divorcés-remariés de vivre en frère et soeur. Si ces derniers, pour des "motifs graves", ne peuvent vraiment pas se séparer
(chose qui devrait être rare), il faut qu'ils mènent une vie de pénitence. Voilà ce que dit Jean-Paul II. Il ne reste pas au stade de l'échec. Il essaye par tous les moyens de sauver ce qui peut
encore être sauvé. C'est cela la vraie pastorale. C'est une pastorale qui essaye toujours de relever les personnes pour leur montrer le chemin de la sainteté. A contrario, une pastorale qui
accepte et se résigne face à un scandale objectif n'est pas véritable. Une pastorale qui n'est pas "tendue" vers le but ultime de la sainteté est à mes yeux dévastatrice. C'est du laxisme déguisé
sous le voile de la charité. Il ne faut jamais baisser les bras face à un scandale. Sainte Monique, la mère de Saint Augustin, n'a jamais baissé les bras face aux scandales de Saint Augustin dans
sa jeunesse. Prendre en otage la "pastorale", le "moindre mal" ou la "loi de gradualité" pour laisser tranquillement les blessés au bord du chemin (Luc 10, 25-37) est contraire à la doctrine
catholique. La "pastorale", le "moindre mal" et la "loi de gradualité" ne sont que des moyens pour obtenir un but : la sainteté.
Ce ne sont pas des fins en soi. Un catholique doit toujours avoir le devoir de guérir les blessés sur son chemin. S'il passe devant ces blessés sans s'arrêter (sous prétexte de "moindre mal", de
"loi de gradualité" ou de "pastorale"), il commet une faute grave.


 


J'ai conscience que c'est extrêmement difficile à mettre en oeuvre. Mais c'est être infidèle à la véritable doctrine catholique que de relativiser l'absolu de la
sainteté sous prétexte de "moindre mal", de "charité" et de "loi de gradualité". On n'a pas le droit de donner un verre à moitié-plein à ceux qui en ont le plus besoin. La sainteté est pour tous,
sans exception. La sainteté n'est pas réservée à une élite. C'est manquer de charité aux personnes que de leur faire croire qu'elles pourront obtenir l'absolu de la sainteté en restant
tranquillement dans un état de péché. La sainteté doit toujours viser le plus haut possible. Certes, c'est très difficile et crucifiant. Mais un catholique ne doit-il pas suivre, chaque jour, le
chemin de Croix du Christ ?



marie juste 04/10/2011 06:56



Monsieur Arnaud!


Cessez de flétrir la beauté de l'Evangile, la beauté du Visage de Jésus et la beauté de Son Epouse qu'est la Sainte Mère Eglise Catholique Romaine.


Vos propos tordent le sens des Ecritures et contrefont le Magistère Suprême, au détriment de ceux mêmes (les divorcés remariés) dont vous croyez défendre la cause.


Pensez-vous que la femme aux 5 maris en est restée là? eh bien non! elle s'est convertie ( a abandonné son concubinage) et s'est mise à proclamer les merveilles que Dieu a accomplies dans sa vie
(entre autre le renoncement à la perversité du concubinage) car rien n'est impossible à Dieu et celà ne se constate pas forcément après 50 ans! mais dans le maintenant de sa vie!


 


Par ailleurs, quand on rencontre dans la Bible les personnes qui ont été justifiés par Jésus ( la femme adultère, la samaritaine, l'aveugle guéri, l'infirme rendu valide, et même le larron sur la
croix, etc)  ce n'est jamais pour souligner seulement la dimension extérieure de la justification,mais surtout et avant tout le changement radical ( à la racine) qui s'est opéré dans le
coeur de la personne justifiée et donc son adhésion à la Volonté de Dieu. Un telle transformation (transfiguration!) intérieure, bien que n'étant connu et expérimentée que de la seule personne
justifiée, ne peut pas perdurer dans un cadre extérieur incompatible à un telle justification: elle a tendance et exige même un vêtement nouveau perceptible par tous afin que la personne puisse
véritablement être dans le nouveau culte spirituel demandé dans Romains 12, 2 :


"Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui
lui plaît, ce qui est parfait."


Votre compassion pour les divorcés remariés manque donc de profondeur car au lieu de voir le Christ assoiffé de Réconciliation dans chaque personne de ce remariage (et en se tournant vers ce
Christ assoiffé ils auront la force d'abandonner ce nouveau lien peccamineux), vous mettez plutôt en avant la faiblesse qu'elles ont à ne pas pouvoir régulariser leur situation, et sous couvert
de doctrine pastorale (ne pas recevoir la communion) vous les encouragez à s'émietter dans une vie conjugale non chrétienne!


S'en compter que vous reduisez le vrai sens de l'Eucharistie à sa seule réception sacramentelle, tout celà, à la fin paralyse l'élan même de l'évangélisation de vos divorcés remariés!



Arnaud Dumouch 03/10/2011 20:11



Un "immédiat" est parfois impossible. Et le pape Jean-Paul II connaît ces cas. Tout en appelant à vivre en frère et soeur, il sait bien que, dans un remariage, il est parfois impossible à une un
conjoint d'imposer à son nouveau compagnon une vie de frères et soeur. Et c'est à ces personnes là que Jean-Paul II parle en leur rappelant de ne pas communier à la messe. C'est la voie du
publicain. 



Admin 04/10/2011 09:08



Le publicain a décidé de ne plus pécher (Luc 19, 1-10 - Jean 8, 11).



Arnaud Dumouch 03/10/2011 17:28



Dans le concret de la vie des gens, il arrive que cet "immédiatement" soit impossible.


D'où cette pariole du pape Jean-Paul II dans "Familiaris Consortio, 84, lorsqu'il parles des personne "qui continuent
de vivre dans cet état de divorcés remariés". Il sous entend qu'il arrive parfois que des circonstances et des liens de vie empêchent de sortir d'un état. Et pourtant le pape
dit qu'ils pourront
obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité.



 


Jésus, dans son évangile, s'adresse deus fois à des personnes ainsi liées : d'abord à la Samaritaine "qui a eu 5 maris et vit avec un homme qui n'est pas son mari". Il lui dit la vérité
mais ne lui demande pas de quitter cet homme. On ne sait pourquoi. Mais on voit ces cas dans le concret de la vie : parfois, briser un foyer recomposer serait une grave faute contre un nouveau
conjoint et des enfants. 


 


Ensuite face au publicain qui certes reconnait son péché, mais n'en sort pas. Et Jésus dit explicitement : "Il partit justifié car il s'abaissa". 


Monseigneur Léonard insiste donc pour dire que l'Eglise s'occupe aussi de ces personnes là et, citant "Familiaris consortio, 84" : "Avec
une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la
Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à
élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu.



L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés." 



Admin 03/10/2011 19:33



Cette pastorale de Jean-Paul II demande aux divorcés-remariés de vivre dans la continence absolue comme frères et soeurs si ces derniers ne peuvent vraiment pas
(pour des "motifs graves") se "sortir" d'une situation objective contraire à l'Evangile. Ce n'est pas un détail. Jean-Paul II ne dit pas qu'il ne faut pas faire tout son possible pour que cet
adultère soit immédiatement terminé (confession, pénitence, etc). Au lieu de tomber dans le laxisme et la complaisance avec le Mal, il faut absolument demander aux divorcés-ramariés de se
"sortir" de l'adultère. C'est faire offense à la Miséricorde infinie du Christ que de penser trop rapidement que cet "immédiatement" soit systématiquement impossible. Rien n'est impossible aux
yeux de Dieu. Il faut absolument faire comprendre à ces personnes que leur salut éternel est en jeu. C'est manquer de charité envers elles que de les laisser dans un état d'adultère. C'est par
amour pour leur salut éternel que l'Eglise demande aux divorcés-remariés de laisser tomber leur nouveau conjoint et de demander avec insistance le pardon de Dieu dans le Sacrement de
réconciliation.


 


Un "immédiatement" impossible devrait être extrêmement rare voir inexistant. Encore une fois, la pastorale ne doit pas être un moyen pour véhiculer une idéologie qui
regarderait systèmatiquement vers le bas de l'échelle. Le Christ et l'Eglise sont là pour faire "monter" vers le haut les âmes et non les laisser mariner vers le bas. Chaque personne est appelée
à la sainteté. La sainteté, c'est la porte étroite décrite par Jésus (Matthieu 7, 13-14).



Arnaud Dumouch 03/10/2011 16:46



Cher Admin, vous avez raison. Et c'est ce que je ne cesse de dire au long de cette vidéo, rappelant la comlémentarité inséparable de la dogmatique et de la pastorale.


 


Il ne faut absolument pas déconnecter vérité et amour. C'est pourquoi, dans l'exemple qu'il prend, concernant une prostituée qui pourrait communiquer une MST et qui utilise un préservatif, le
fait de dire qu'il y a là un moindre mal, ne signifie pas que sa vie est bonne.


 


Se prostituer reste un acte intrinsèquement mauvais et il faut toujours, dans le dialogue pastoral avec elle, l'amener peut à peu vers un progrès, vers l'arrêt de la prostitution. 


Ce qui serait une erreur "moderniste" ou plutôt "progressiste", ce serait de dire : "Sa prostitution, est devenu un acte bon du fait qu'elle use d'un préservatif". 



Admin 03/10/2011 17:17



Il me semble que non. Vous ne dîtes pas explicitement que la femme ou l'homme en état d'adultère doit obligatoirement se "sortir" de cet état immédiatement. Idem pour une femme ou un homme qui utilise un moyen de contraception. On ne peut pas utiliser le "moindre mal" ou la "loi de gradualité" pour
accepter "moindrement" ou pour un temps donné des actes intrinsèquement mauvais. Comme je l'ai fait remarquer ci-dessus, je pense que vous voulez appliquer la doctrine du "moindre mal" d'une
manière large et relativiste au niveau pastoral alors que cette doctrine du "moindre mal" peut être justifiée dans des conditions extrêmement précises et complexes (comme l'exemple de Benoît
XVI). Hors champs casuistique, la doctrine tutioriste doit toujours l'emporter au niveau pastoral (autant bien pour l'âme que pour le corps). Admettre "pastoralement" le préservatif, la pilule,
l'adultère hors champs casuistique est donc une grave erreur (et l'Abbé Pagès pointe à mon avis ce problème).



Arnaud Dumouch 03/10/2011 13:22



Cher ami, non, je suis à 100% d'accord avec le p. Tanguy Marie Pouliquen. Ecoutez ma video, elle
est sans ambiguité et tout est ramené sans cesse à la lumière que donne le Magistère.


http://www.gloria.tv/?media=200245&postings


De plus je partage à 100% votre avis : la loi de gradualité est pastorale.



Admin 03/10/2011 14:56






Dans votre vidéo sur le moindre mal, vous « déconnectez » complètement le niveau pastoral du niveau moral. La pastorale
doit obligatoirement être connectée à la morale, tout comme la charité doit être connectée à la Vérité. Une pastorale sans le rappel de la loi morale est gravement contraire à la doctrine
catholique. Pour ce qui est de l’adultère et de la contraception, la doctrine catholique est très claire : il ne peut y avoir AUCUNE exception. C’est INTRINSEQUEMENT un mal (cf : Encyclique Humanae vitae
de Paul VI). Le moindre mal ne peut pas être justifiée pour l’adultère ou la contraception (contrairement à la guerre qui n’est pas en soi intrinsèquement un mal… il peut y avoir des "guerres
justes" par exemple).


 


Dans le « domaine du concret » comme vous le dîtes, les actes INTRINSEQUEMENT condamnés par le Magistère ne peuvent en aucune manière être justifiés par le « moindre mal ». Vers 14 minutes dans votre
vidéo, vous tombez dans l’erreur moderniste. Vous démontrez en direct que vous déconnectez la pastorale de la morale. Le prêtre ne peut pas donner l’absolution si la femme en question ne veut pas
changer de vie et ne regrette pas son péché. Idem à 16 minutes. Il n’y a pas 2 niveaux de morale. Fuir le foyer aurait été un moindre mal acceptable car il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais. Prendre la pilule aurait été un moindre mal inacceptable car c’est un acte INTRINSEQUEMENT mauvais.


 


Jésus dit bien à la femme adultère : « va ET NE PECHE
PLUS ». Or, dans votre analyse, vous allez à l’encontre du commandement négatif du Seigneur qui implique aucune exception. Si cette dernière doit "progresser" pour atteindre
l’idéal, Jésus ne lui a tout de même pas dit, « pèche moindrement ». Il lui a dit : « ne pèche plus ». Votre interprétation après 21 minutes n’engage que vous. Cela
m’étonnerait que Jésus lui dise : « continue ton adultère » comme vous semblez le penser.


 


Pour revenir sur la phrase pastorale de Benoît XVI, soyons précis. En tant que théologien, vous savez que les mots de Benoît XVI
sont très précis et que l’on ne peut pas dire n’importe quoi sur ce sujet. Le préservatif peut être casuistiquement acceptable si et
seulement si la personne se sait infectée par le Sida et est en même temps OBLIGEE de se
prostituer. Il doit y avoir une contrainte morale sur la personne pour que cette dernière "limite" d’elle-même les
dégâts. Si la personne atteinte du Sida n’a aucune contrainte morale pour choisir un autre chemin que celui de la prostitution, le préservatif n’est pas justifiable. Par contre, s’il y a
une contrainte morale de prostitution, la personne infectée par le Sida peut d'elle-même utiliser un préservatif pour ne pas commettre un double mal. Cela ne veut pas dire
que L’ACTE de mettre un préservatif soit devenu moral (même dans le cas extrême pour une personne sidéenne obligée de
se prostituer) mais que L’INTENTION (comme le dit explicitement Benoît XVI) de ne pas rajouter un mal est
casuistiquement acceptable car il y a « contrainte morale ». La personne n'étant pas libre de ses actes, son INTENTION positive peut à mon avis être justifiée. Mais attention : L’INTENTION casuistique ne remet aucunement en cause le mal intrinsèque de mettre en ACTE un préservatif et cette personne devra aller confesser son péché objectif.


 


La casuistique n’est pas de la pastorale. Vous prenez en otage le « moindre mal » et la « loi de gradualité »
qui peuvent en certains cas extrêmement bien précis être justifiés casuistiquement pour les généraliser à tous les niveaux
de la pastorale sans aucune exception (vous ne faîtes pas la différence entre les actes intrinsèquement mauvais et les autres). Bref, a mon avis, vous tombez dans les hérésies modernistes du
proportionalisme ou du conséquentialisme condamnées par Jean-Paul II. Relisez l'Encyclique Veritatis Splendor aux N°75 et 76. In Christo et Maria +



Arnaud Dumouch 01/10/2011 21:31



Voici l'avis du Magistère sur la loi de gradualité :


 


La loi de
gradualité


 


p. Tanguy
Marie Pouliquen, Suivre sa conscience, Emmanuel, 2005, p. 195-200


 


Comment
aider une personne qui de manière répétitive, chronique, vole, ment, trompe son épouse, blasphème, éclate de colère, est violente, etc ? Comment se situer par rapport à des situations, des actes,
que l’on ne contrôle pas, qui sont plus forts que nous ? Il arrive parfois qu’il n’est pas possible, réellement, indépendamment de toute mauvaise volonté, de faire le bien tout de suite dans sa
plénitude : arrêter d’être grossier, insulter son voisin, taper ses enfants, regarder des films pornos, mener une double vie, etc. Tout changer d’un coup est souvent difficile, voire impossible.
Sur ce chemin du mal au bien, il y a un pas à pas nécessaire que seul le temps, la bonne volonté, le secours de la grâce de Dieu, permet d’accomplir. A vouloir tout modifier subitement grandit un
sentiment de culpabilité écrasant qui paralyse. Il est bon parfois d’avancer graduellement.


La loi de
gradualité signifie que l’homme est traversé par une loi de croissance, un processus dynamique, une progression pédagogique, son être est en chemin dans sa recherche du bien. Le préfet de la
Congrégation pour la Doctrine de la foi rendait compte à ses diocésains de Munich des propositions du synode romain sur la « Famille chrétienne » (1980) en ces termes :


« La loi de
‘gradualité’ est, sous cette forme, une idée nouvelle du Synode, devenue l’une de ses perspectives les plus profondes, et qui demeure présente dans toutes les questions particulières. Avec cette
idée de ‘gradualité’ est abordé le thème de ‘l’être en chemin’, concrétisé au niveau de la connaissance et de la pratique morale. On déclare que la voie chrétienne toute entière est une
‘conversion’ qui se produit à travers des pas progressifs. Elle est un processus dynamique, qui progresse peu à peu vers l’intégration des dons de Dieu et des exigences de son amour absolu et
définitif… C’est pourquoi s’impose une progression pédagogique, de manière que les chrétiens, à partir de ce qu’ils ont déjà reçu du mystère du Christ, soient conduits avec patience vers une
connaissance plus pleine de ce mystère, et vers sa plus pleine intégration dans leur vie et leur comportement. Ainsi il pourra arriver que, dans l’esprit de l’amour et de la crainte de Dieu, mais
sans trouble, le cœur et la vie de l’homme, grâce à la libération progressive de l’esprit et du cœur, s’ouvrent tout entier au Christ »[

J. RATZINGER, Documentation Catholique, 1981, p. 387-388.].


Chacun se
dirige vers la perfection du bien à des rythmes différents. La loi de gradualité permet une application progressive de la morale. Elle n’est néanmoins pas une loi morale, mais une loi pastorale
: « elle désigne les lois
de croissance qui commandent toute vie humaine et qui supposent le passage par des degrés encore marqués par l’imperfection […] En d’autres termes, la loi de gradualité désigne le chemin qui
graduellement conduit au respect de la norme, la voie graduelle qui, d’étape en étape, mène à l’accomplissement des normes éthiques »[ O. BONNEWIJN, Morale sexuelle et familiale. Cours. Bruxelles, Institut d’Etudes Théologiques, 2002, p. 76.].


La loi de
gradualité vise à un éveil de la conscience morale qui tente d’éviter tout découragement à mettre en œuvre l’idéal proposé et de répondre à la parole de S. Paul : « Vouloir le bien est à
ma portée mais non pas l’accomplir » (Rm 7, 18). Cette loi vise à une maturation de la vie morale à partir d’un cheminement personnel : « la notion de gradualité s’applique au cheminement
existentiel de croissance des personnes »



Admin 03/10/2011 11:03



Cette loi - comme le dit explicitement le théologien Pouliquen - n'est pas une loi morale mais une loi pastorale. Vous ne pouvez pas dissocier la pastorale de la
morale. La loi morale s'applique à tous. Aux personnes qui se sont pervertis dans la contraception ou l'adultère par exemple, vous ne pouvez pas - sous prétexte de pastorale - les encourager à
continuer sur ce chemin de perdition. La mise en oeuvre de la loi morale doit-être immédiate. La gradualité ne signifie pas qu'il ne faille pas
vouloir immédiatement l'idéal de la loi morale. Si vous invoquez la loi de gradualité sans l'application immédiate de la loi morale, vous êtes dans l'erreur. On ne peut pas séparer la pastorale
de la morale. C'est une non-compréhension du véritable esprit de cette loi pastorale que de la contourner de manière relativiste.


 


Voir cet article pour une bonne interprétation de
la loi de gradualité.



Arnaud Dumouch 29/09/2011 21:08



Chers amis, vous n'êtes pas obligé de répercuter la délation de l'Abbé Pages.


 


L'adultère voie de sainteté ? N'importe quoi !


C'est le fait d'obéir à l'appel de l'Eglise aux couples divorcés remariés à se rendre à la messe et à ne pas communier qui est voie de sainteté. 


 


Ecoute donc cette vidéo avant de répandre le mal :


fr.gloria.tv/?media=188008


 


un texte de JP II, posté par Fredsisam, vous répond :


 


[quote]"Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés
avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont
contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais
été valide.


Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se
sentent pas séparés de l'Eglise,[b] car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie.


On les invitera - à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe,[/b]


…."exhortation apostolique « FAMILIARIS CONSORTIO »[/quote]



Admin 01/10/2011 21:24



Je pense, cher Arnaud, que vous avez une déformation - involontaire de votre part - de la vraie doctrine catholique à propos du "moindre mal" ou de la "Loi de
gradualité". L'Abbé Pagès est peut-être un peu "rude" avec vous mais je n'ai rien trouvé à redire...



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