Dans notre France néo-gallicane, on entend assez souvent des fidèles laïcs - surtout ceux qui sont les plus engagés dans leurs paroisses - et des prêtres se dire en colère. Selon eux, Benoît XVI serait en train de "revenir en arrière", ce qui signifie, dans leur bouche, qu'il serait un crypto-traditionaliste qui n'a qu'une seule chose en vue : confisquer les acquis du Concile. Mais la plupart de ces prêtres, évêques, théologiens et laïcs engagés - qui invoquent haut et fort Vatican II pour justifier le "tout et n’importe quoi" depuis plus de 40 ans - n'ont jamais lu les décrets conciliaires de leur vie ou, s'ils en ont survolé quelques paragraphes, ils les interprètent de travers selon une herméneutique de rupture (ayant eu l'esprit déformé par des sessions diocésaines de "formation") pour mieux soutenir leurs thèses hérétiques, leurs erreurs liturgiques, ou des styles de vie souvent éloignés de l'idéal catholique. Comme nous le rappelle Benoît XVI, « à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit » (cf : Lettre aux évêques de l'Eglise catholique, le 10 mars 2009).

 

 

 

egliseespritsaintRelisons objectivement les décisions du Concile. Où est-il écrit que l'Eglise devrait devenir une "démocratie populaire" où chaque communauté locale pourrait à sa convenance, selon l'époque ou l'humeur des sondages, décider en matière de foi, de morale, de doctrine, de liturgie ou de discipline ecclésiale ?
 Où est-il écrit que la confession individuelle devrait être remplacée par l'absolution collective ? 
Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant accepter le sacerdoce ministériel des femmes et le mariage des prêtres ? Où est-il écrit que la pratique dominicale (sanctification du jour du Seigneur) ne serait plus une grave obligation sous peine de péché mortel (CEC N°2181) ? Où est-il écrit que les divorcés-remariés, le concubinage, le Pacs, l'avortement, la contraception, les relations sexuelles avant le mariage, etc... seraient aujourd'hui des "valeurs nouvelles" et non plus des péchés dont il faut se sortir ou éviter ?

 


Où est-il écrit que l'idéologie empoisonnée du relativisme (+) (+) (+) (+) (+) devrait maintenant être la base de l'enseignement dans l'Eglise catholique ?
 Où est-il écrit que le Souverain Pontife ne serait plus infaillible en matière de doctrine, de morale et de foi ?
 Où est-il écrit qu'il faudrait - comme le font actuellement les modernistes - réinterpréter et "démythologiser" la Bible (cf : Bultmann) pour la rendre acceptable au monde moderne ? Où est-il écrit que les Saintes Ecritures ne seraient plus inspirées de Dieu (cf : DV N°11) ?

 Où est-il écrit que le Diable, le Purgatoire et l'Enfer n'existeraient plus... et qu' "on ira tous au Paradis" (dixit Polnareff) ? Où est-il écrit que le dogme du Péché Originel par monogénisme historique (et ses conséquences dramatiques sur l'homme et la création) ne tiendrait plus ? 
Où est-il écrit qu'il conviendrait de mettre toutes les religions sur un pied d'égalité ?

 

 

Où est-il écrit que la Sainte Messe serait davantage un repas entre amis que l'unique, véritable et définitif Yom Kippour par la perpétuelle offrande non-sanglante au Père du Saint-Sacrifice expiatoire, impétratoire, satisfactoire, propitiatoire, eucharistique et latreutique de l'Agneau Immolé sur le Calvaire ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, véritable et éternel Grand-Prêtre selon l'ordre du Roi Melchisédech, ne serait plus l'Unique Sauveur et l'Unique Médiateur de l'humanité ? Où est-il écrit que le dogme de la Très Sainte Transubstantation n'existerait plus ? 
Où est-il écrit que le Saint-Sacrifice de la Messe devrait être considéré comme un simple "mémorial" au sens protestant du terme ? Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant dénigrer et même abolir les élans de piété populaire comme les processions, les adorations, les neuvaines, le chapelet ? Où est-il écrit que la Loi Morale Naturelle, Immuable et Universelle n'existerait plus ? Où est-il écrit que l'existence de notre Ange Gardien serait maintenant un "conte pour enfant" ? Où est-il écrit que le dogme de la Communion des Saints (Ecclesia Triumphans) ne serait plus une vérité de foi ? Où est-il écrit que les péchés mortels, les peines temporelles mais aussi les indulgences de l'Eglise seraient de vieilles "fadaises vaticanes" ?

 

 

Où est-il écrit qu'il n'y aurait plus de rapport fondamental entre la Foi et la Raison ? Où est-il écrit que l'apocatastase, l'annihilationisme, l'indifférentisme, le quiétisme ou bien encore le latitudinarisme ne seraient plus des doctrines fermement condamnées par l'Eglise ?
 Où est-il écrit que les Miracles, la Transfiguration, la Mort, la Résurrection et l'Ascension de Notre Seigneur ne seraient plus des faits historiquement et réellement constatés par les Apôtres ? Où est-il écrit que le Credo de notre Foi Catholique serait maintenant "dépassé" par les dernières inventions des EAP locales ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils ne serait plus l'Unique Engendrée du Père (unigenitus) et donc une Personne éternellement incréée (increatus) ? Où est-il écrit qu'Elle ne serait plus aussi consubstantialis, coaequalis, coadoratur, conglorificatur et coaeternus au Père et à l'Esprit ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, le Logos-Dieu-Verbe incarné dans l'histoire, ne serait plus une Personne exclusivement Divine, la Deuxième de la Très Sainte et Adorable Trinité, Unique Vrai Dieu perfectus, plenus et totus, et seul ipsum Esse subsistens ?

 

 

Où est-il écrit que cette même et Unique Personne Divine ne se serait plus historiquement et volontairement incarnée pour notre salut en deux natures unies hypostatiquement de leurs propriétés (idioma) naturelles restées infiniment différentes, sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation... et bien évidemment dotée d'une âme raisonnable (anima), d'une intelligence (intellectus), d'un esprit (sensus), d'un corps (corpus) et d'une chair humaine (caro), excepté le moindre péché (en état ou en acte), dans le corps virginal de Sa Très Sainte Mère (Theotokos), l'Immaculée Conception ? Où est-il écrit que Marie ne serait plus perpétuellement vierge ? Où est-il écrit que l'acte de Sa Sainte et Virginale Maternité ne se serait plus passé d'une manière exclusivement divine et sans douleur ? Où est-il écrit que la Substance Divine du Fils, éternellement engendrée du Père, ne serait plus impassible (impassibilis), immuable (immutabilis) et immortelle (immortalis) ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils qui s'est incarnée dans l'histoire ne serait plus dotée de deux volontés et opérations naturelles, la volonté et opération humaine se soumettant toujours à la Volonté et Opération Divine ? Où est-il écrit que les Conférences épiscopales auraient maintenant droit à une quelconque "autorité doctrinale" pour relativiser ou gallicaniser les directives romaines ?

 

 

Où est-il écrit que la conscience individuelle devrait maintenant toujours "primer" sur l'enseignement officiel de l'Eglise ? Où est-il écrit que cette même conscience serait devenue une instance "autonome" voire créatrice de "valeurs" ? Où est-il écrit que la liberté religieuse authentiquement interprétée serait maintenant synonyme de "relativisme" ou d'une incapacité de l'homme moderne pour trouver son salut dans la Vérité du Christ exclusivement incarnée dans Son Eglise ? Où est-il écrit que l'évangélisation des non-catholiques ne serait plus une urgente obligation (cf : 1 Cor 9, 16) pour leur salut éternel... car "hors de l'Eglise, point de Salut" ? Où est-il écrit que l'Unique Eglise du Christ, l'Epouse Immaculée du Seigneur, ne subsisterait plus en soi (subsistit in) comme unique sujet dans la seule Sainte Eglise catholique, Mère et Maîtresse de toutes les Eglises ? Où est-il écrit que cette dernière ne conserverait plus - complètement et éternellement - l'essence inviolée du dépôt de la foi (depositum fidei) pour le salut des âmes ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus par nature exclusivement missionnaire ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus aussi - par substitution - la Nouvelle Israël, la Nouvelle Jérusalem, le Nouveau Peuple bien-aimé de Dieu ? Où est-il écrit que les Jugements Particulier (à notre mort) et Général (à la fin du monde) n'auront plus lieu ?

 

 

Où est-il écrit que la Résurrection de notre chair actuelle (pour l'Enfer ou le Paradis) ne se produira plus ? Où est-il écrit que les hommes ne rendront plus compte de leurs actes via la Rétribution Divine tout de suite après leur mort ? Où est-il écrit que la soutane serait maintenant interdite ? Où est-il écrit que la Messe en latin, le chant grégorien, la beauté, la dignité mais aussi l'orientation théocentrique (versus Deum per Iesum Christum) et eschatologique devaient être proscrits ou du moins très fortement déconseillés ? Où est-il écrit qu'il fallait supprimer les chorales grégoriennes (SC N°116) et populaires (SC N°118) sous prétexte de "participation active" ? Où est-il écrit que la communion des fidèles à genoux et sur la langue ne devrait plus être favorisée ? Où est-il écrit qu'il fallait liquider les agenouilloirs, les bancs de communion, les confessionnaux, les chandeliers, les crucifix, l'encens, les chasubles, les surplis, les soutanelles et les statues dans les églises... comme cela s'est réalisé pendant la terrible crise iconoclaste des années 70 ?
 Où est-il écrit que Vatican II serait, pour l'Eglise, "un nouveau commencement" qui aurait systématiquement aboli toutes les décisions des nombreux conciles qui l'ont précédé ? Où est-il écrit que Vatican II devait être appliqué (avec sa restauration liturgique qui l'accompagne) selon une herméneutique de rupture ?

 

 

Il y a, dans l'Eglise, depuis bientôt un demi-siècle, des fidèles qui n'ont que le mot "concile" à la bouche; ils ont appris à ne s'en servir que pour mieux truquer, saboter et massacrer les enseignements de ce Concile dont ils se réclament et dont ils se disent les hérauts. Ces fidèles-là (au nombre desquels se trouvent, en France, quelques évêques, théologiens, exégètes, liturgistes et moralistes influents) ont oeuvré pour constituer une Eglise multiforme dans l'Unique Eglise du Seigneur : sous couvert de "pluralisme", de "tolérance", de "participation active" et de "Konzilgeist", ils ont favorisé un éclatement des communautés ecclésiales et ils ont poussé à une anarchie doctrinale, pastorale et liturgique dont ils ont profité pour former des réseaux qui se sont infiltrés dans les structures diocésaines et paroissiales. Ces réseaux oeuvrent depuis Vatican II pour proposer de faire vivre des lieux alternatifs et transgressifs qui permettront d'inventer un autre visage d'Eglise, une autre théologie et une autre manière de penser le christianisme.
 On assiste ainsi au remplacement de l'Eglise catholique par une sorte de communauté démocratique, molle, simplement "spiritualiste" au sens le plus large du terme. Ce n'est plus qu'une Eglise fantoche.
 Des forces menacent l'Eglise de l'intérieur, et Benoît XVI le sait mieux que quiconque. Il l'a dit clairement au début de son pontificat : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ». (Homélie du 24.4.2005). Voilà pourquoi le Saint-Père ne cesse de nous rappeler avec gravité et insistance qu'il nous faut relire et comprendre les textes conciliaires à la seule lumière de la Tradition, et enfin appliquer Vatican II sans chercher ni à déformer ni à critiquer son enseignement authentique. « Afin de ne nous écarter en rien de la Vérité, nous devons toujours être disposés à croire (…) qu'entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l'Époux, et l'Église, qui est son Épouse, il n'y a qu'un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c'est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu'est dirigée et gouvernée notre Mère la Sainte Église » (Saint Ignace de Loyola). « De Jésus-Christ et de l'Eglise, il m'est avis que c'est tout un » (Sainte Jehanne d'Arc).

commentaires

Marige 27/01/2014 13:44


Bonjour,


Je ne sais pas très bien où mettre ce témoignage de convertis musulmans, alors je le poste ici.


Pourquoi l'Eglise catholique freine-t'elle des 4 fers pour accorder le baptême aux musulmans qui veulent se convertir.  Est-ce parce qu'elle s'est compromise avec l'Islam et qu'elle ne veut
pas marcher sur ses plates-bandes ?


En tous cas, ce témoignage fait frissonner : 


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=G4YG0TA_vDw

Admin 27/01/2014 19:09



Il y a un "juste milieu" à trouver entre l'aggressivité de certains groupes évangéliques qui peut parfois être contre-productif... et la mollesse si ce n'est pas la compromission de certains
hommes d'Eglise lorsqu'un musulman veut se convertir. Il est vrai que les évêques d'Afrique du Nord qui refusent le baptême est scandaleux. Prions pour eux.



Admin 22/12/2013 11:16




Pour répondre peut-être à vos objections, écoutez ces conférences.


NOIRET Daniel 18/12/2013 22:41


Merci pour votre réponse et votre transparence, pour moi aussi un disputatio ne peut-être que cordiale, ce qui importe c'est la recherche charitable de la Vérité (je suis d'accord avec DH là
dessus).


 


Je passe en revue les points de votre réponse:


 


- Je suis d'accord sur le fait qu'un interminable dialogue interreligieux qui ne débouche sur rien de plus que ce qu'on obtient par des relations sociales naturelles est nocif.


- Lorsque vous vous référez à Léon XIII et Pie XII je trouve cela très bien et vous savez que ce n'est pas sur eux que porte ma critique. Si on s'en était tenu à leurs écrits il n'y aurait pas eu
à écrire DH.


- Concernant le "subsistit in" ce fut un bonheur de voir comment, finalement, sous la pression d'un certain dialogue "intra-religieux", oserai-je dire, la CDF en est venue à reformuler
de façon juste l'expression erronée de DH.


- De même notre Pape Benoît XVI, alors qu'il était "seulement" théologien, nous a aussi opéré une reformulation plus juste de la foi catholique dans Dominus Iesus que celle de DH :


Au §17: ce texte reconnait la pleine validité de la religion orthodoxe en continuité apostolique (tout au moins celle qui reconnait en Christ la "seconde  personne" possédant en plénitude
l'essence divine, "vrai homme et vrai Dieu") - je suis d'accord - et la faiblesse des multiples religions protestantes dont le seul sacrement qui subsiste est le baptême rattachant au Christ - je
suis d'accord - ce texte leur refusant la qualité d'Eglise, au sens catholique et apostolique, car elles tronquent une partie de la Vérité révélée (gênante, et que la raison raisonnante nomme
mystères) et prive de prêtres, d'Eucharistie, de Réconciliation. Or sans la foi en Christ, saint Paul nous dit que nous ne sommes plus contenus que par la Loi, la Loi Naturelle qui nous
condamne mais ne nous sauve pas.


Toutefois ce texte passe sous silence les autres "religions", celles qui refusent le Christ (et le combattent en martyrisant les
chrétiens) et passe sous silence les athées qui font de même mais de façon, pour l'instant, légaliste et non sanglant en se basant sur un droit maintenant "positif" (depuis Auguste Comte) et non
"naturel", donc qui refuse la Loi Naturelle et muselle par ses juges et sa police l'expression publique de la foi catholique en sa morale naturelle. Ce
texte ne corrige donc pas tout D.H. en ce qu'elle donne un statut de droit à la liberté de conscience et de religion. Il ne faut pas oublier qu'un droit affirmé dans un texte
dogmatique catholique est de nature religieuse, non de nature civile; Or Dieu ne concède aucun droit à l'erreur. DH est donc dans l'erreur.


D'ailleurs Dominus Iesus dit au §3 "on n'entend pas (y) traiter la problématique de l'unicité et de l'universalité salvifique de Jésus-Christ, ni offrir de solution à des questions
théologiques librement disputées". La problématique de l'efficacité salvifique d'une religion X, la nature de l'Eglise de Dieu à cause du "hors de
l'Eglise point de salut", restent donc depuis Vatican II une interrogation majeure des théologiens catholiques, donc D.H. reste une brèche ouverte, une blessure hémorragique qui demande encore à
être corrigée.


L'affirmation, vraie, que d'autres religions contiennent des bribes de vérité n'implique pas qu'on doive les considérer comme salvifiques; Les Papes avant Vatican II ont statué que leurs affidés,
ceux qui sont sauvés, ne le sont pas grâce à leur religion mais en dépit de leur religion, comme le sont ceux qui vécurent antérieurement au Christ. Tout est dans les Evangiles, je ne vois pas le
problème qui bloque les théologiens depuis 50 ans : Le baptême "dans le feu", le non pardon du péché contre l'Esprit, et le "je suis venu sauver non les justes mais les pécheurs"… auquel on peut
ajouter "l'invincible ignorance" évoquée par les Pape d'avant Vatican II que vous citez.


- Enfin, lorsque vous écrivez "Une personne, qu'elle soit croyante ou pas, DOIT suivre sa conscience, ce qui devrait
(conditionnel) impliquer l'application de la LOI Naturelle. Il NE PEUT donc (PAS) y avoir de crime possible" vous pré-jugez que la conscience (morale) est universelle bien que
différemment prégnante selon les êtres et vous affirmez que les péchés ne seront pas jugés. Une personne non croyante ne croit pas en Dieu, ne croyant pas en Dieu elle ne croit pas en l'âme et en
la vie éternelle, ne croyant pas en cela elle croit que l'homme est un animal, croyant cela elle confond la "loi de la nature" (la lutte pour la survie, la suprématie des plus forts, la dilution
matérielle de l'être à sa mort) avec la "Loi Naturelle" : Le droit qui en découle est donc pragmatique, donc utilitaire, favorable uniquement au "vivre ensemble", à la "paix dans
la Cité" de façon humaine. Alors, la loi est positive. Alors cette loi positive exige des tenants des religions de se taire car ils parlent pour d'autres qui n'en ont rien à faire. C'est la
laïcité. On accuse déjà les chrétiens de blesser, démoraliser, torturer psychologiquement les femmes qui avortent alors qu'un bébé que personne n'a encore déjà vu est comme inexistant, qu'un bébé
dans un ventre est une ébauche d'animal sans valeur économique, qu'une décision d'avorter est un fait privé qui ne regarde que la mère, pas même le père. Avec leur notions absolues, les chrétiens
sont donc des perturbateurs de la paix dans la Cité et toute "agitation" publique est punie par la loi positive. Il en va exactement de même avec l'euthanasie (et là en plus on fait des économies
de budget santé et de pensions de retraite). 


Les critères positifs ne sont pas la sacralité de la vie insufflée par Dieu (cette vie est pour eux issue d'un phénomène de chimie dit "prébiotique") ni la dignité de l'être humain créature
spéciale - par son âme - à l'image de Dieu. L'économie du salut n'a aucun sens. Seuls comptent l'économie financière et la sentimentalité capable d'agiter la société, la paix dans la cité (et on
obtient cette paix, qui n'est pas celle que le Christ nous a léguée, en muselant les chrétiens). Le Christ nous dit qu'il est venu apporter "l'agitation sociale" jusqu'au sein des fratries mais
nous donne SA paix, comprenons bien cela.


- Il faudra que les mots clefs de DH soient un jour expliqués, définis. Fondez-vous la conscience morale sur les sentiments, voire les confondez-vous ? Ai-je conscience de faire mal parce que je
souffre ? Retiens-je mon action de peur des remords ? Ou est-ce pour ne pas pécher contre Dieu ?


Dès lors qu'on est dans l'invincible ignorance on est en paix avec sa conscience et, d'acord, on ne pèche pas car on ne s'oppose pas à Dieu mais doit-on ériger en droit cet état de
débilité ?  Peut-on écrire que libre conscience et liberté relieuse sont un droit, au sens divin (car les pères conciliaires ne sont pas
des législateurs civils du droit positif) ? DH est un mauvais texte qui demande encore à être amendé par la CDF afin de cadrer enfin totalement avec le dogme catholique.


 


Ultime remarque : 

Admin 19/12/2013 11:50



Votre commentaire semble avoir été coupé. Over-Blog "limite" malheureusement les caractères donc je n’y suis pour rien.
Désolé. Etant parfois attaqué par des commentaires orduriers, je suis obligé en plus de filtrer.


 


La CDF a voulu corriger les interprétations hérétiques du subsistit in. Dans
Dignitatis Humanae, le terme est employé seulement une fois dans le préambule et a toujours été interprété comme
reprécisée par la CDF en 2007. Si certains théologiens, évêques, prêtres, etc… ont voulu l’interpréter autrement (et cela a malheureusement existé, nous sommes d’accord), les documents officiels
du Magistère sont quant à eux très clairs, surtout avec les reprécisions de Dominus
Iesus et de la dernière note
doctrinale de 2007 de la CDF. Vouloir faire croire que DH aurait voulu faire dire le contraire de Dominus Iesus est une erreur. Si vous pensez le contraire, prouvez-le moi par
des documents officiels du Magistère qui seuls, font autorité doctrinale.


 


Vous écrivez « qu’un droit affirmé dans un texte dogmatique catholique
est de nature religieuse, non de nature civile ». Or, Dignitatis Humanae, contrairement à Dei
Verbum ou bien encore à Lumen
Gentium, n’est pas une Constitution Dogmatique, mais une simple Déclaration. Il n’y a donc aucun "droit religieux" à l’erreur.
Le CEC N°2108 le
rappelle d’une manière on ne peut plus ferme : « DH (…)
n’est ni la permission morale d’adhérer à l’erreur, ni un droit supposé à l’erreur ». Les principes dogmatiques ne changent pas avec DH et sont toujours ceux de
Libertas preastantissimum. Vous auriez eu raison si Dignitatis Humanae se serait exprimée en tant que texte purement dogmatique en disant par exemple qu'il serait aujourd'hui moral
d'adhérer à l'erreur, mais ce n’est pas le cas. Dire que DH est donc dans l’erreur dogmatique… est une erreur ! Encore une fois, le principe de la liberté religieuse et le fait de ne pas
agir contre sa conscience ne signifie absolument pas une quelconque reconnaissance à un "droit à l’erreur" mais plutôt une accentuation de l'Eglise pour défendre la dignité humaine.


 


La conscience invinciblement erronée existe toujours dans la doctrine catholique. Les personnes qui se trouvent dans ce
cas-là peuvent être sauvées, d’une façon que Dieu seul connaît (GS 22,
5). Cela ne remet absolument pas en cause le principe du « hors de l’Eglise, point de salut », qui est d’ailleurs rappelé dans le CEC N°846 et ss. DH
n’ouvre absolument pas la brèche car encore une fois, d’un point de vue strictement dogmatique, la permission morale d’adhérer à l’erreur n’est pas permise. Il faut savoir « tenir » en
même temps plusieurs enseignements magistériels qui ne sont pas en contradiction : à savoir, l’interdiction fondamentale d'approuver un quelconque « droit à l’erreur » ; et d’autre
part, l’interdiction fondamentale d’agir contre sa conscience. D’où l’importance fondamentale pour les catholiques d’évangéliser et de réveiller les consciences souvent endormies par le péché.
C'est le Diable qui "utilise" à ses fins la liberté religieuse pour nous faire croire qu'il n'y aurait plus de Vérité objective et que le relativisme doctrinal serait aujourd'hui permis, pas DH.
Je suis d'accord avec vous que sur le "terrain", le résultat est souvent catastrophique et que la liberté religieuse y est interprétée d'une manière totalement erronée, contrairement à ce que
veut DH.


 






J’affirme, conformément à la doctrine catholique, que toutes personnes humaines ont en elles une syndérèse infaillible dans
laquelle existe objectivement la Loi Morale Naturelle, universelle et immuable. Toute loi positive qui n’est pas conforme à la Loi Naturelle est illégitime et doit-être combattue (avortement,
contraception, dépénalisation de l’homosexualité, etc). Si cela doit faire de nous des martyrs, et bien nous serons des martyrs ! DH ne donne aucunement un droit au « péché ». Où
avez-vous vu que j’affirmais que les péchés ne seraient pas jugés ? Nous passerons tous devant Dieu lors du Jugement particulier. Est-ce la faute de DH si les critères positifs ne sont plus
fondés sur la Loi Morale Naturelle ? Je n’arrive pas à comprendre comment vous pouvez attribuer à DH des conséquences qui sont elles-mêmes combattues par la même Déclaration, et surtout, par
les documents plus "doctrinaux" du Magistère.



NOIRET daniel 17/12/2013 23:27


Bonjour Mrs; inutile de publier ce texte qui fait suite à votre tentative de réponse à mon objection, car je ne pense pas qu'il faille polémiquer sur votre Blog. Toutefois il peut être utile pour
vous de le lire. (En noir votre réponse et en bleu ma réponse)


 


La liberté religieuse prônée par le Concile Vatican II ne fait aucunement l’éloge des fausses religions. Dès le préambule de ce texte (cf : Dignitatis Humanae), il est rappelé que
nous devons croire, je cite, que « L’UNIQUE VRAIE RELIGION » subsiste dans l’Eglise catholique. Les choses sont donc très claires. Interpréter la liberté religieuse
comme un relativisme qui mettrait au même niveau toutes les religions est clairement contraire à l’enseignement de l’Eglise.


J'ai écrit "faire l'éloge de la liberté religieuse c'est faire l'éloge des fausses religions", et je n'ai pas écrit que
D.H. en font directement l'éloge. Pour me faire mieux comprendre c'est comme dire "faire l'éloge de la liberté de conscience c'est faire l'éloge du mal" (car, par définition et comme
vous le dites, une conscience obscurcie porte au mal). Vous prenez appui sur une citation tronquée de 3 mots sur un texte de plus de 3000 mots, remettons ces 3 mots dans leur contexte : Préambule
de D.H. "Dieu a lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle en le servant, les hommes peuvent obtenir le salut … Cette UNIQUE VRAIE RELIGION, nous croyons qu'elle SUBSISTE
dans l'Eglise catholique et apostolique…" Cette unique religion, si elle "subsiste" c'est qu'elle préexistait au Christ (qui n'a d'ailleurs pas voulu créer une nouvelle religion) et
l'expression "Dieu LUI-MÊME a fait connaître au genre humain" ne la restreint pas  aux juifs, par Moïse ou par Le Christ, FILS de DIEU, qui est la seconde personne de la Trinité, de même
substance que le Père mais pas "Dieu lui-même"). Cette vraie religion est donc la racine primitive de toutes les religions transmises, avec des déviances et des erreurs, depuis Adam et Eve, le
culte rendu par Abel. D'autre part, vous connaissez la dispute sur le fait qu'il n'est pas écrit "ne subsiste que dans l'Eglise catholique". Ainsi, la religion visée est plus large que celle
catholique.


La Loi Morale Naturelle existe. S’il y a contestation de cette Loi, c’est que la conscience morale de la personne est gravement obscurcie par le péché. Il n’y a même pas besoin d’être
« croyant » pour reconnaître l’existence de cette Loi qui est inscrite dans toutes les consciences, fussent-elles obscurcies. L’avortement est scientifiquement et rationnellement un
meurtre. L’interdiction de tuer son prochain étant inscrite dans la Loi Morale Naturelle, personne ne peut défendre, sous-prétexte de liberté des femmes, de tuer son prochain in utero.


Le fait de connaître la Loi Naturelle n'implique pas de l'appliquer, sinon le Christ eu été une inutilité inventée par des hommes. Il y a une suprématie d'autres certitudes - dans l'arbre de la connaissance du bien et du mal - qui en remplacent les termes (par exemple le fait de livrer au bras séculier les hérétiques qui minaient la
société catholique en y introduisant des idées nocives supplante le "tu ne tueras pas" ou bien le fait pour les musulmans de torturer puis décapiter 813 chrétiens, et des juifs, à
Otrante en 1480 au motif qu'ils ne voulaient pas se convertir, tous croyant au Deutéronome). La conscience (morale) n'est pas "obscurcie" au sens de "borgne" ou "appuyée sur une intelligence
débile"; Non, elle est parfaite car elle n'est pas biologique, donc pas tributaire des déficiences de la matière. Le problème est qu'elle fonctionne à partir de "valeurs" erronées de mon champ de
connaissance. Or, D.H. lie raison,  conscience et vérité en une même entité opposée à la Révélation : qui me dit qu'il faut se débarrasser de ses ennemis sinon ma raison (ce qui me fait dire
que j'agis "en conscience"). Ma certitude humaine que cela est un grand bien me fait agir et, comme en face ils pensent la même chose, on s'entretue. A contrario, qui me révèle qu'il faut aimer
ses ennemis sinon le Christ ? Ainsi, tout baser sur la conscience dans D.H. est une erreur grave des pères conciliaires qui ont rédigé ce texte : "En vertu de leur
dignité, tous les Hommes, … parce qu'ils sont … doués de raison … sont tenus … par obligation
morale (la fameuse conscience morale) … à chercher la vérité … aussi à y adhérer … à cette obligation, les Hommes ne peuvent satisfaire … que
s'ils jouissent … de l'immunité à l'égard de toute contrainte …, le droit à la liberté religieuse, … cette
immunité persiste en ceux-là même qui ne satisfont pas à l'obligation de chercher la vérité et d'y adhérer" (in DH; Doctrine générale, Objet et fondement de la liberté religieuse, 2°)
suivi de la phrase "Tout ceci est plus clairement manifeste si l'on considère que la norme suprême … est la loi divine … mais la vérité doit être recherchée
… par une libre recherche … les uns exposent aux autres la vérité qu'ils …
pensent avoir trouvée".


Qu'est-ce que la Vérité ? a demandé Ponce-Pilate au Christ, alors qu'il avait la Vérité face à lui !


Comment enseigner aux athées avec cette "bouillie philosophique pour chat" qui contient tout et son contraire et y met tout en quelques lignes pour faire bon poids : Dignité, conscience morale,
raison, vérité, liberté, Loi divine ? et qui ne définit rien (mon prof de philo aurait mis 5/20 à une telle copie) ?


Les SS, comme vous le dîtes, obéissaient aveuglément à leur hiérarchie, pas à leur conscience. C’est bien là le drame. Aujourd’hui encore, les Maires qui, sous-prétexte d’obéir à la loi, se
soumettent à la célébration d’unions sacrilèges au lieu de se soumettre à leur conscience morale commettent une faute grave. D’où l’importance fondamentale de défendre Dignitatis Humanae
pour ne pas devenir les moutons de panurge d’un pouvoir en place, en invoquant, s’il le faut, notre droit à l’objection de conscience face à des lois ou à des ordres qui seraient contraire à la
Loi Morale Naturelle (tuer un juif ou célébrer des unions contre-nature est contraire à la Loi Naturelle).


Non, les SS n'obéissaient pas aveuglément, ils étaient certains de bien faire, c'est pourquoi ils étaient SS, et n'oubliez pas que les chefs étaient SS ! Et leur grand chef était encore plus SS
dans l'âme, et avait une conscience, d'ailleurs on le voit en bon père de famille dans certains films d'époque.


Quant au droit à l'objection de conscience de DH qui nous défendrait contre les athées-matérialistes-libertins, n'inversez pas l'intention des pères conciliaires qui était d'aller jusqu'à
défendre les athées et non l'inverse. D'autre part, vous voyez comment ils s'assoient sur le droit à l'objection de conscience ces athé

Admin 18/12/2013 12:31



Je préfère vous répondre car la vérité doctrinale est en jeu.


Je ne crains pas la polémique si cette dernière reste cordiale.


 


La liberté religieuse de Vatican II, qui est en totale continuité avec le Magistère
pré-conciliaire, n’est pas une fin en soi. Si cette liberté n’est pas ancrée dans la Vérité (cf : CEC N°2108), c’est à vous d’aller évangéliser, jusqu’au sang
s’il le faut, la personne en question qui professe une fausse religion, souvent par ignorance non-coupable (DH N°14). L'enseignement de l’Eglise catholique, Vatican II inclu, n’a jamais affirmé
qu’il fallait "faire l’éloge des fausses doctrines" et encore moins qu’il fallait, sous-prétexte de liberté religieuse, laisser tranquillement mariner les gens dans leurs erreurs ! Les
catholiques qui s’amusent à faire du dialogue interreligieux/oecuménique sans avoir comme but de convertir avec charité et douceur les adeptes d'autres religions à la seule et pleine Vérité
catholique sont dans l’erreur pastorale et doctrinale. Pour approfondir ce sujet, je vous invite à lire la thèse monumentale du moine et théologien Basile Valuet sur la liberté religieuse qui se
résume comme cela, avec le N°2108 du CEC : « Le droit à la liberté religieuse n’est [A] ni la permission morale d’adhérer à l’erreur (Encyclique de Léon XIII, "Libertas Praestantissimum"), [B] ni un droit
supposé à l’erreur (Discours de Pie XII, le 6/12/53), [C] mais un droit naturel de la personne humaine à la liberté civile, c’est-à-dire à l’immunité de contrainte extérieure […] ». Valuet
démontre que la position [A] a toujours été condamnée (et est toujours condamnée) et que les condamnations des papes du xixe siècle portent sur le rejet des thèses [A] et [B].


 


Le mot "subsistit in" renforce le mot "être". Le fait de subsister de manière continue implique une substantielle
identité d’essence entre Eglise du Christ et Eglise catholique. Les personnes interprétant le mot "subsistit in" comme étant une relativisation de la pleine Vérité qui se trouve - d'une
manière exclusive et absolue - dans l’Eglise catholique sont aussi dans l’erreur (cf : rappel doctrinal de la CDF en 2007). La plénitude de la Vérité subsiste QUE dans l’Eglise catholique
(Dominus Iesus N°16).


 


Une personne, qu’elle soit croyante ou pas, doit suivre sa conscience, ce qui devrait
impliquer l’application de la Loi Naturelle. Il ne peut donc y avoir de crime possible. Je ne comprends pas le rapport que vous faîtes avec le Christ. En quoi la suprématie d’autres certitudes
effacerait-elle l’application de "base" qu'est la Loi Naturelle ? Elles ne peuvent pas être en contradiction. La grâce ne détruit pas la nature.


 


De nombreux SS se sont fait tuer car certains refusaient d’obéir aux ordres (cf : Bienheureux Franz Jägerstätter). Preuve que certains n’étaient pas sûrs de faire le bien. Par ailleurs, même
en ayant une conscience obscurcie, il y a toujours au plus profond de chaque conscience une voix qui nous dit que tuer est un mal (syndérèse). Même si certains n’obéissaient pas aveuglèment et
devaient commettre des crimes "en toute bonne conscience", cette dernière était toujours liée à la syndérèse, donc à l’interdiction de tuer. Il en est de même aujourd’hui : la plupart des maires
qui ne voient pas de problème pour appliquer une loi sacrilège (mariage homosexuel) ont tous une syndérèse au plus profond d'eux-mêmes qui ne peut que leur rappeler une vérité naturelle : le
mariage est entre un homme et une femme. C'est à nous de "réveiller" toutes ces consciences endormies par le péché. C'est peut-être un des plus grands drames aujourd'hui en Occident :
l'obscurcissement des consciences à cause du péché.


 







Si l’objection de conscience est bafouée, c’est que nous nous dirigeons de plus en plus vers un Etat totalitaire.


Un vrai catholique doit être capable de mourir martyr pour cela. Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes.



Noiret Daniel 06/12/2013 21:52


Bonjour, votre blogue me plait beaucoup, j'espère qu'il est vu par de nombreux internautes, et qu'il vit. Je suis catholique pratiquant et actif, formé au catéchisme d'avant Vatican II ... mais
je ne fréquente pas la Tradition car, toute en étant très intégrale sur le dogme, elle a des faiblesses qui m'en écartent.


Sur le thème de Vatican II, il y a deux points que vous n'abordez pas et qui sont des pierres de scandale (au sens étymologique) :


la liberté religieuse élevée au niveau d'une valeur catholique alors que ce n'est qu'une mesure pragmatique de paix sociale qui ne méritait pas un textes des pères conciliaires. Faire l'éloge de
la liberté religieuse c'est faire l'éloge des fausses religions. C'est aussi cautionner cette laïcité qui nous vaut un tel pourissement sociale.


Le second point est la suprématie de la conscience. En parlant de conscience je pense que l'Eglise parlait de conscience morale. Or, les gens à qui elle s'adressait ne reconnaissent pas
l'existance d'une Morale Naturelle, chacun s'en forgeant une sur la base des valeurs qu'il choisit. Par exemple si je choisi de défendre la liberté des femmes, je prône l'avortement; Si je choisi
de défendre la dignité humaine j'interdit l'avortement et l'euthanasie. Il ne vous échappe pas que la falaise entre ces deux points de vue c'est Dieu. De même, les SS qui massacraient les juifs
dans les camps étaient tellement persuadés de faire le bien de l'humanité en en débarrassant ces hommes, ces femmes, ces enfants qu'il ne pérsentèrent aucun regret lors de leur jugement humain et
expliquèrent qu'ils avaient fait leur devoir d'obéissance à leur hiérarchie.


Ce sont ces deux points qui ont fait capoter les pourparlés entre la FSSPX et Le Vatican, ils réclamaient le droit de dénoncer ces erreurs au sein même de l'Eglise. Ceux qui savent le poids de
ces deux points leur ont opposé un barrage victorieux.


Il y a aussi un méta-point que vous n'abordez pas : Certes, aux deux points près cité ci-dessus, les textes de Vatican II ne réclament pas les novations qui ont eu lieu après 1962, et en
particulier la sage demande de réforme de la messe qui fut outrepassée par quelques hommes d'Eglise en charge de sa mise en oeuvre, refusée par un collège d'évêques et appliquée de force par Paul
VI, y compris malgré des manifestations de catholiques jusqu'à ses fenêtres. On pourrait aussi parler de traductions erronées (on fait marche arrière sur el Notre Père en cette année 2013). Il y
a ausssi toutes les déviances dogmatiques que vous dénoncez.


Ma question est Qui a autorisé tout cela ? Pour la messe c'est Paul VI, et pour le reste ce sont les évêques. Qui a en quelques années renouvelé les évêques des pays "résistants" afin de faire
passer toutes ces novations ? Le Vatican et le Pape.


Cette "herméneutique de la rupture" qui est soit-disant infondée et illicite n'est donc pas arrivée toute seule et sans le consentement de la hiérarchie. Les "créatifs" qui ont oeuvré au nom et
au prétexte de Vatican II ont été mis en place par le Vatican et leurs travaux promulgués par le Vatican.


Ceci pourrait ferait l'objet d'une repentance de l'Eglise car la réconciliation au sein même de l'Eglise aurait encore plus de fruits qu'avec les autres religions et les athées qui n'ont
absolument débouché sur rien, si ce n'est un peu plus de christianophobie chaque année.

Admin 07/12/2013 10:56



Bonjour,


 


La liberté religieuse prônée par le Concile Vatican II ne fait aucunement l’éloge des fausses religions. Dès le préambule de ce
texte (cf : Dignitatis Humanae), il est rappelé que nous devons croire, je cite, que « L’UNIQUE VRAIE RELIGION » subsiste dans l’Eglise catholique. Les
choses sont donc très claires. Interpréter la liberté religieuse comme un relativisme qui mettrait au même niveau toutes les religions est clairement contraire à l’enseignement de
l’Eglise.


 


La Loi Morale Naturelle existe. S’il y a contestation de cette Loi, c’est que la conscience morale de la personne est gravement
obscurcie par le péché. Il n’y a même pas besoin d’être « croyant » pour reconnaître l’existence de cette Loi qui est inscrite dans toutes les consciences, fussent-elles obscurcies.
L’avortement est scientifiquement et rationnellement un meurtre. L’interdiction de tuer son prochain étant inscrite dans la Loi Morale Naturelle, personne ne peut défendre, sous-prétexte de
liberté des femmes, de tuer son prochain in utero.


 


Les SS, comme vous le dîtes, obéissaient aveuglément à leur hiérarchie, pas à leur conscience. C’est bien là le drame.
Aujourd’hui encore, les Maires qui, sous-prétexte d’obéir à la loi, se soumettent à la célébration d’unions sacrilèges au lieu de se soumettre à leur conscience morale commettent une faute grave.
D’où l’importance fondamentale de défendre Dignitatis Humanae pour ne pas devenir les moutons de panurge d’un pouvoir en place, en invoquant, s’il le
faut, notre droit à l’objection de conscience face à des lois ou à des ordres qui seraient contraire à la Loi Morale Naturelle (tuer un juif ou célébrer des unions contre-nature est contraire à
la Loi Naturelle).


 






S’il y a eu fondamentalement une herméneutique de rupture ces dernières années, cela est dû aux péchés des hommes d’Eglises,
aucunement à l’Eglise en tant qu’Eglise qui est divinement assistée par l'Esprit-Saint. Ce péché est toujours le même : l’orgueil. L’orgueil de se croire « indépendant » par
rapport à ce que notre Mère-Eglise nous enseigne réellement. Cela s’applique aussi bien aux fanatiques de « gauche » qu’aux fanatiques de « droite ».



Léonel de Laubespin 03/10/2010 19:56



Le Christ est la 2ème Personne de la Ste Trinité, et non la 3ème !
D'autre part si Vatican II n'a pas écrit tout ceci, et que malgré tout la grosse majorité l'a compris comme ceci, c'est peut-être qu'il s'est mal exprimé, non ?



Admin 03/10/2010 20:26



 Je suis impardonnable. Je corrige tout de suite. Merci pour votre vigilance.


 


Les textes originaux du Concile (c'est-à-dire en latin) sont très bien exprimés si et seulement si on interprète Vatican II comme nous le demande Benoît XVI (cf : Discours à la Curie Romaine du
22 décembre 2005). Vatican II doit être lu à la lumière de la Tradition. On lui fait dire des choses (doctrinalement et liturgiquement) qu'il ne dit pas depuis plus de 40 ans. Voilà le seul
problème aujourd'hui de certains catholiques (fidèles laïcs, prêtres et évêques).



Jean 27/01/2010 20:36


Très bien mais attention : "sur un même pied d'égalité" est un pléonasme. A remplacer par "sur un pied d'égalité", tout simplement.


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