« C’est avec raison que le Seigneur abandonne les Juifs et, voulant habiter dans le cœur des païens, monte au Temple. Car le vrai temple est celui où le Seigneur est adoré, non pas selon la lettre, mais en esprit. C’est là le temple de Dieu, dont la cohésion est assurée par la foi et non par l’agencement des pierres. Ainsi, abandon de ceux qui haïssent, élection de ceux qui aimeront. Il parvient donc au Mont des Oliviers, afin d’enraciner dans la force la plus élevée les jeunes plants d’olivier dont la mère est la Jérusalem d’en-haut. Sur cette montagne se tient le céleste agriculteur. Ainsi, tous ceux qui sont plantés dans la maison du Seigneur peuvent dire, chacun pour soi : « Et moi, comme un olivier verdoyant dans la maison de Dieu » (Ps 51, 10). Et peut-être la montagne elle-même est-elle le Christ. Quel autre, en effet, pourrait porter de tels fruits non pas ceux d’oliviers ployant sous l’abondance des baies, mais ceux des nations païennes fécondées par la plénitude de l’Esprit ? C’est par le Christ que nous montons, c’est vers lui que nous montons. Il est la porte, il est la voie. Il est ouvert et il ouvre; ceux qui entrent y frappent et à lui va l’adoration de ceux qui ont mené à bonne fin leur service. Il y avait donc dans le village un ânon, et il était attaché avec l’ânesse. Seul, l’ordre du Seigneur pouvait le détacher. La main d’un apôtre le délie. Tel est l’acte. Que telle soit la vie, pour que telle soit la grâce. Sois tel, toi aussi, que tu puisses délivrer ceux qui sont liés.

 

Voyons à présent quels sont ceux-là qui, aussitôt convaincus de péché, sont chassés du paradis et relégués dans un village. Tu le vois : la mort les avait exilés, la vie les rappelle. Nous lisons chez Matthieu qu’il y avait une ânesse et son petit. Ainsi, comme en deux êtres humains, les deux sexes avaient été exilés, en ces deux animaux, les deux sexes sont rappelés. L’évangéliste préfigure dans l’ânesse Ève, mère du péché, et dans l’ânon, l’universalité du monde païen. C’est pourquoi le petit de l’ânesse est choisi comme monture. Et l’on fait bien de préciser que personne ne l’avait encore monté. Car personne, avant le Christ, n’a convoqué les peuples païens dans l’Église. Aussi bien lis-tu chez Marc : « Un ânon que personne au monde n’a encore monté » (Mc 11, 2).

 

Homélie de saint Ambroise, évêque (Traité sur l’évangile de s. Luc 9, 1-5: SC 52, 141-142) 

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