Première question : que faut-il entendre par « réforme de la réforme » ? 

Selon Benoît XVI, ce n’est pas modifier une énième fois le Missel romain restauré à la suite de Vatican II lequel, dans sa dernière édition, a déjà été « amélioré » en tenant compte de l’usage. « Réformer la réforme », c’est d’abord supprimer de toutes les messes les habitudes qui ont été prises par les prêtres et les fidèles alors qu’elles ne se basaient sur aucune des règles liturgiques précisées dans la Présentation générale du Missel romain : commentaires, libertés prises pour modifier les gestes et/ou les oraisons, « mots d’accueil », rondes d’enfants autour de l’autel, encombrement des sanctuaires à l’aide de décorations infantiles, indigence du mobilier liturgique... C’est ensuite remettre dans les célébrations ce que le Concile n’avait jamais entendu supprimer : le latin, le chant grégorien, la dignité et la sobriété (cette « noble simplicité » dont parlait Paul VI, l’harmonie entre les vêtements liturgiques, les gestes et les attitudes, l’élocution et les tons employés, la convenance entre chaque élément composant le cadre où doit se déployer l’action sacrée…

 

 

Deuxième question : d’où partir pour arriver à un résultat ? 

Il semble qu’en France ce soit la question la plus délicate puisque contrairement à ce que l’on peut constater dans d’autres pays, aucun fond culturel ne peut constituer une assise pour engager la « réforme de la réforme » : les chorales de nos cathédrales ne souffrent d’aucune comparaison possible avec les excellents chœurs qu’on entend au cours des messes dans d’autres pays (Allemagne, Angleterre…) ; la pastorale liturgique postconciliaire mise en œuvre dans l’ensemble de nos diocèses a abouti à coups d’expériences éphémères à un désastreux nivellement par le bas ;le pouvoir donné à des fidèles sans formation liturgique et musicale autre que celle dispensée au cours de « sessions » dirigées par des clercs farouchement opposés à l’ « herméneutique de continuité », seule capable de dégager le véritable sens des enseignements conciliaires, a contribué à éloigner des sanctuaires les personnes dont les talents et la solide formation (musicale, liturgique) auraient pu être employés pour lancer la « réforme de la réforme ».

 

 

Troisième question : quelles voies peut-on suivre ?

La réponse à cette question se trouve à proprement parler dans la volonté d’engager la « réforme de la réforme ». La veut-on ou ne la veut-on pas ? Il est certain que tant que les évêques, par crainte de « faire des vagues » dans certains milieux diocésains ou paroissiaux, ne soutiendront pas ouvertement les prêtres capables de supprimer les mauvaises habitudes qui se sont infiltrées dans les célébrations liturgiques, il n’y a aucune chance d’aboutir à la liturgie voulue par l’Eglise à la suite du Concile. Critiquer ce qui se fait dans les paroisses n’est d’aucune utilité : on a peu de chances d’être entendu et compris. Ce qui pourra porter du fruit, c’est le bon exemple : à savoir que là où le contexte est favorable, s’installent dans la durée des célébrations dont tous les éléments sont à leur juste place et valorisés, afin que les fidèles puissent être mis en contact avec une liturgie stable et vivifiante, loin de toute la platitude environnante et les approximations habituelles. Ces lieux devraient à terme être reconnus par tous comme source d’un renouveau possible.

 

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