En France, les liturgies totalement farfelues des années 1970 ont quasiment disparu ; à leur place se trouvent maintenant des célébrations plates, mièvres, très vaguement conformes au « schéma » de la liturgie restaurée à la suite de Vatican II, mais jamais totalement respectueuses des normes contenues dans le Missel romain. Perdues au milieu de ce marais liturgique, on trouve quelques paroisses qui font exceptions : elles sont sous la responsabilité de prêtres qui soit connaissent vraiment la liturgie - mais ils sont rares - soit tentent de faire du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont reçu au cours de leur formation dans un séminaire. C’est-à-dire rien ou pas grand-chose.

 

 

 

Un diocèse fait exception. C’est celui de Strasbourg. On y trouve encore beaucoup de liturgies farfelues... et très rarement - pour ne pas dire jamais - la liturgie de l’Eglise catholique. Dans le diocèse de Strasbourg, on trouve des messes où des enfants sont invités à dire la Prière eucharistique avec le célébrant, où un pasteur protestant est invité à se joindre aux concélébrants, où l’hostie est remplacée par une galette de maïs ou du pain ordinaire, où l’équipe d’animation locale est chargée de composer une « prière eucharistique » qui sera dite par le célébrant à la messe dominicale, où pour la « messe des jeunes » à la cathédrale, un autel est spécialement installée au milieu de la nef, suppression des messes dominicales pour obliger les fidèles à se grouper dans une seule église afin de donner l’illusion du nombre... Sans compter les multiples improvisations, innovations, modifications, suppressions, ajouts qui sont autant de signes d’une volonté de ne jamais faire comme l’Eglise demande de faire. L’Archevêque, parfaitement informé de l’existence de telles distorsions et désobéissances ne dit rien : il garde un silence qu’on peut qualifier d’approbateur. Pourquoi ? Personne n’en sait rien. Mais pourquoi dans le diocèse de Strasbourg trouve-t-on encore ce qui semble disparaître - « s’effondrer » serait plus juste - ailleurs ? La réponse est simple : le diocèse de Strasbourg, concordataire, est très structuré. Or, des structures peuvent être utiles quand il s’agit de protéger ce qui fonctionne bien, mais peuvent devenir un puissant frein à une restauration quand les choses vont mal. C’est apparemment le cas dans le diocèse de Strasbourg qui semble toujours avoir une trentaine d’années de retard sur les autres diocèses de France : en Alsace, l’Eglise a connu la crise avec une trentaine d’années de retard sur le reste du pays ; elle rattrape aujourd’hui son retard : baisse vertigineuse de la pratique dominicale, chute catastrophique du nombre de candidats au sacerdoce (de nombreux prêtres reconnaissent que le séminaire diocésain est moribond), fermeture des maisons religieuses, regroupement de paroisses en « secteurs paroissiaux » pour pallier au manque de prêtres, abondance de laïcs nommés dans de non moins abondantes commissions Théodule aussi onéreuses qu'infructueuses ... etc. 

 

Le statut concordataire fait cependant illusion : le touriste qui visite les églises alsaciennes est surpris de constater qu’elles sont très bien entretenues ; et il en déduit qu’il existe des communautés paroissiales encore bien vivantes. Erreur ! C’est grâce à la richesse d’une Eglise locale concordataire que les églises sont belles et propres ; mais les dimanches, elles sont très peu fréquentées. Ou, si elles sont fréquentées, c’est plus à l’occasion d’un concert que pour une messe... Comme le disait un prêtre diocésain : « Chez nous, en Alsace, on s’est cassé la figure avec trente ans de retard sur les autres diocèses de France ; il faudra donc attendre trente autres années pour espérer voir les débuts d’un renouveau. »

 

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