La grave crise qui secoue la majorité des diocèses de France ne pourra plus longtemps être dissimulée à coups de création d’ « équipes d’animation pastorale » ou de création de nouvelles « unités pastorales ». Toutes ces nouveautés amenées à grands coups de « célébrations festives » et autres « guignoleries liturgiques » ne parviennent plus à donner le change : elles n’intéressent que la poignée de laïcs qui s’y impliquent sans même voir qu’ils sont, comme on dit, « à côté de la plaque » ; elles sont la marque d’une pastorale qui tourne désormais à vide ; elles procèdent de ce que Jacques Maritain appelait « une brusque libération collective de misérables « libidines » longtemps refoulées. » 

 

 


messeneigeCar la réalité est celle-ci : églises vides, séminaires vides, communautés diocésaines dont les effectifs fondent à vue d’œil, état alarmant des finances, raréfaction des confirmands, ignorance des fidèles sur les points élémentaires de leur religion, clergé isolé ou, pour être plus exact, qui s’est lui-même isolé à mesure qu’il se « laïcisait » en pensant être ainsi « plus proche des gens ». Cette situation est le résultat d’une pastorale qui a été menée tambour battant pendant 50 ans par des évêques cooptés au sein d’un clergé qui n’a cessé de chanter les louanges d’un Concile qu’il n’a lui-même jamais appliqué et qu’il était même interdit aux fidèles d’appliquer. C’est là une réalité qu’il n’est plus possible de dissimuler tant les témoignages sont accablants. En se couvrant abusivement de l’autorité de Vatican II, l’épiscopat de France a imposé aux fidèles - prêtres y compris - d’une façon quasi dictatoriale, pêle-mêle, l’abandon du latin et du grégorien, la célébration face au peuple, la liquidation des traditions paroissiales populaires, la concélébration systématique, les absolutions collectives, la tenue civile des clercs, l’impossibilité de prier à genoux pendant la messe, la réception de la communion dans les mains, les fantaisies liturgiques, la désacralisation... Oui : nos évêques, les uns après les autres, ont imposé de faire l’exact contraire de ce que le Concile demandait qu’on fasse ! Et si l’on reprend les documents publiés par les diocèses, on constate encore que cette pastorale proprement dévastatrice a été partout présentée comme la voie qu’il fallait obligatoirement emprunter si l’on voulait stimuler la foi et redynamiser les paroisses. Le plus curieux est qu’aujourd’hui, quand des prêtres et des laïcs de la nouvelle génération veulent appliquer les enseignements de Vatican II, ils s’entendent reprocher par ces évêques qui ont toujours ignoré les enseignements magistériels, de pratiquer l’ « herméneutique de la rupture » dénoncée par Benoît XVI.

 

Mais après tout, oui, il faut pratiquer une « herméneutique de la rupture ». Mais... cette « rupture » nette doit se faire avec la pastorale mise en place dans nos diocèses dès les lendemains de Vatican II et qui se poursuit aujourd’hui encore sous la houlette d’un épiscopat qui tarde à reconnaître ses échecs cuisants. Oui, il est devenu urgent et vital, vu l’état de nos diocèses et de nos paroisses, de pratiquer cette « rupture » à tous les échelons de la pastorale actuelle dès lors qu’on souhaite pratiquer une « herméneutique de la continuité » avec les véritables enseignements de l’Eglise en général, de Vatican II en particulier. Nos évêques devraient comprendre que le moment est arrivé où cette rupture va devoir se faire. Avec ou sans nos eux.

 

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